‹ L'Irlande sociale, politique et religieuseChapitre 256 sur 333 · TROISIÈME PARTIE. H · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE. H

trouvera encore le moyen de mellre à la charge des riches tous les défauts de 1 institution.

Tantôt on accusera les commissaires de ne pas recevoir assez de pauvres dans la maison de charité; tantôt on leur reprochera d'en admettre un trop grand noujbre dans ces asiles de corruption et d'oisiveté. Et ces reproches contradictoires, qui, grossièrement exprimés par la passion populaire, encourront facilement le reproche d'inconséquence, seront pourtant tous deux mérités : car, si c'est une charité qu'on donne, ceux à qui elle sera accordée n'y auront pas plus de droits que des milhons d'autres non secourus. Si, sous le nom de charité, c'est une dureté qu'on inflige au malheur, cette rigueur a beau être acceptée, le nombre de ceux qui la subiront sera toujours trop grand.

N'est-il donc pas permis de craindre que la mesure destinée à réconcilier les riches vi les pauvres n'accroisse l'inimilié mutuelle et les griefs réciproques des uns et des autres ? Comment donc chercher un remède aux maux de l'Irlande, dans un moyen propre- à les aggraver encore?

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