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Noir de la teptiéme édition (1802^3). — U ggadwwerie irlandaise (constabulary) a été. depuis 1830, do plus en pKit centralisée; elle tend non-seulement il se soustraire ft l'influence des magialrals locaux, mais encore à devenir une fonce purement militaire, et à se placer sous la direction al«olue des cliefs de l'armée, établis à Dublin.
Pacc 219.
(1) V. loi du li juillet 18;6. An act to aroend tlie 7« and 8« y. Ibe reipn of George the IV» for the better administration of justic** the holding of petty-sessions by justices of the peace in Ireland. — 1 greffier de la pai\ doit envoyer tous les trois mois au secrétaire d'Étal de l'Irlande un état de tous les actes faits par les juges de paix aux pelty-si'ssiom. (Id., art. 4.)
Jadis tout juge de paix d'Irlande |>ouvait rendre la justice rhejt lui et secrètement; bien des iniquités se commettaient .-iIm d une demeure privée ; i>our mettre un terme à ces pi »
>OTES. :o9
les whigs ont oblii^é les ju^os de paix d'Irlande à faire publiquement tous les actes de leui-s fonctions.
{1) Le môme mystère couvrait aussi les délibérations et les actes des grands jurys dans lesquels réside l'administration des comtés irlandais; es whigs ont établi, par une loi récente, que les séances du grand jury seraient publiques, et l'expérience de quelques années a suffi pour montrer qu'il y a dans celte publicité toute une institution. Tous les efforts des vvliigs Iciident. d'ailleurs, à restreindre les pouvoirs des grands jurys, et à ;uigmcnter ceux du pouvoir central; c'est ainsi que, par une loi récente, ils ont attribué au vice-roi le choix de lun des principaux officiers du comté, nommé jadis par le grand jury (le couuty surveyor) ; de même ils ont réglé qu'un autre fonctionnaire du comté, le trésorier, qui jusqu'alors ne répondait de sa gestion que devant le grand jury, rendrait désormais compte de ses actes au gouvernement central.
Autrefois le grand jury du comté procédait dans une telle indépendance, que hors les cas où il était soumis au contrôle du juge, nulle autorité ne pouvait le forcer à un acte qu'il ne voulait pas faire. Aujourd'hui de nouveaux statuts, nouvellement établis par les whigs, investissent le gouvernement central du pouvoir de contraindre les grands jurys à de certains actes, ou à leur défaut, d'agir à leur place. C'est ainsi que, si le gouvernement juge utile au pays une route, un pont ou tout autre travail public, que les grands jurys refusent de faire, il peut maintenant les exécuter lui-même.
V. lois du 28 août 1855, — du 20 a;.ùt 1856 et du 2i février 1857. La loi du 20 août 185G, est ce que l'on appelle le grand jury act, appelé aussi lord Morpelh's act, parce que lord Morpeth, secrétaire d'état de l'Irlande sous le ministère whig, en est le principal auteur.
(3) Irish board of public works, constitué en 1851 par acte du parlement, étendu par la loi du 50 juin 1857.
( 4) Jioard to super inlend a System of national éducation in Ireland, constitué en 1855 par le vice-roi d'Irlande, et approuvé indirectement par les allocations de fonds que lui donne chaque année le parlement.
Note de la septième édition (1862-05). — Aujourd'hui comme il y a vingt ans les whigs poursuivent toujours et par les mêmes moyens leur travail de centralisation en Irlande, etc.; ils sont toujours soutenus dans cette œuvre par le sentiment populaire. C'est ce sentiment qui les excite en ce moment à étabhr, pour le vote des taxes provinciales, un comité central (public board) qui, en cette matière remplacerait les grands jurys, c'est-à-dire les grands propriétaires. Le grief général contre ceux-ci est que dans l'établissement des impôts locaux, ils mettent toujours à la chaige des tenanciers la part la plus lourde, qui devrait peser sur les propriétaires, et puis il y a des comtés où les
GiO NOTES.
grands jurys ne peuvent r i lu |>o|miation ; pai
dans le comté de Clare où I. iut's sont dans la pr^ ,
quaranlc-cinq contre un prolcbtaut, il n'y a qu'un catholique dai. grand jury*, composé d'ailleurs exclusivement de protestants.
Pack ift).
(I) Ce système, fondé sur la participation siiDultanée dasdivemclMMB de Is société à rsdminisiraiion du pays, rencontrera des difficultés spéciales à l'étal de l'Irlande. En Angleterre où Is da&^moyenne, riche et éclairée, est en syuipatliic nsturelle svec l'aristocratie, c'est à grand'peine si, dans le comité local créé psr la nouvelle loi des pauvres, les (rrands propriétaires qui eu sont nxMnhres par droit de lurtune ou de naissance, et les élus du peupl t s'ac-
corder entre eux. Je me rnupollc avoir en 1857 aasisti' i \. lortli à une assiMohlée des r< ;> d un certain nombre de paroisses
anglaÏM^s, c(invo<|uée • ii de la nou\* lie loi des pauvres, et je
remarquai alui-s :i\(*c < t qu'il n'\ lésentsque des
mcndires élus par les • ' ^ gtnllaiu - de paîi. qui. à
ce titri', y étaient ap|K*les, avaient déiiii. ii< <i< ^\ irii'in .1 |. lion d'un seul, M. NVolrichc^NNithmon- <|<ti )•!• «Lut Li luiiioii I , ralt que, dans beaucoup de localités, on trouve dicz 1' m. iiil>i> - .i l'aristocratie et chez les grands propriétaires, unt> ti. .^1 m i. ijii gnance ù se mêler, dans ces comités locaux, aii\ )< mi^.i i^ ;i\.i |. . quels il leur faut maini. nimi traiter en ci»miiniu I. ..nm. i;, 1 ;trefois les grand avaient lemonop • . 1 \uir j .
gnance ne se suiu. ..:... , u>, elle iKturrait i Ui latali a 1
anglaise qui perdrait toute ^a pui.ssame en s'isolanl du p» upl. cl a, au contraire, beaucoup de chances de la cons^i >« • l.n; t. 1 il,.
(lemeure unie au peuple, et demande ù 1 éleclion naitde la loi mi>me. Quoi iju'il en soit, si de v :>i • .;, .a-
vision se montrent en Angleteii^, que serait -uerre
entie l'aristocratie et le peuple est ifi- nH.nl
deux principes aussi ennemis, aussi m Is
co-exisler dans la même administiniti^ .. , .^.;>*
saircment l'une de ces deux choses : ou l-< entre
eux, ou ils parviendront i\ agir de conceit. I ^.o, toute
«lélilM-ralion, toute résolution deviendront \\ ; il y surs snar-
chie dans l'un des ptuivoirs de l'état, et il 11 ; .•!.... àdour à un ordre quelconque «pie si, devant la violence de l'un des partis l'autre se relire; ou bien l'hariiionie sera parfaite, et dans ce cas. les mandataires du peuple perdront tout aussitôt la confiance de celui-ci qui les sus* pectera sur le lail seul qu'ils aient pu s'entendre avec les représenUnls de l aristocratie.