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Le lendemain^ Juviessy se ièye, laissant Sali* cetta encore à moitié endormie^ et fatiguée des émotions de la veille ; il Ta où l'appellent les soins de sa laborieuse ambition. Elle se réveille, elle n'est plus en présence de cette humiliation vivante qui pèse sur elle; elle a besoin de secouer
LUTTE lMT£flIBURE« li^y
ce cauchemar pour retirer f elle se soulève , et ne retrouve plus en elle que du dédain pour son mari , car évidemment il ne l'a trompée que pour acquérir des richesses dont il avait soif ; et son cœur en est tellement rempli qu'il n'y a point de place pour les affections.
Lçs affections! les admet-il? Non. Il n'y voit que l'intérêt, qui, Protée fascinateur, revêt toutes les formes et se trompe soi-même. Et alors quel désenchantement ! Quel mis-à-nu dans cette déplorable opinion ! Ne pas vouloir reconnaître ce principe du dévouement d'où naissent tous les nobles sentimens qui ravivent la société, les familles, les individus, et font élever les regards et le cœtu' vers le ciel j n'y voir au fond qu'un intérêt déguisé, c'est p'accorder à l'homme que des appétits perfectionnés, c'est nier une évidence intérieure; c'est ne faire de l'amour qu'une fièvre des sens ou de l'imagwation , c'est lui oter, ainsi qu'aux autres lifièctions, ce charme et cette puissance de durée , ces consolations^ ces ravissemens , e^ in-