L^ENTREVUE
de quelque prix y vous avez toute la mienne, qui date de ma reconnaissance.
— Point de reconnaissance, s'il vous plait; de l'amitié, soit! » Et elle lui tendit la main; il la saisit et la retint légèïrement : il cherchait à la laisser tomber doucement , quand elle rejeta la sienne.
(c Ave2t-Yous peur que ma maip ne vous brûle? ^ dit-elle avec une expression ironique , ou craignest-vousde gagner quelque contagion? » Fulgence fut déconcerté ; il s'excusa maladroitement; il se dépitait d'être si facilement ému par une raillerie. La foi que lui avait inculquée son père s'évanouissait de jour en jour : pei^onne ne la lui rappelait autour de lui ; il en avait eu honte d'abord, il en était presque à la renier' aujourd'hui , avec noblesse, toutefois. Il se disait ébranlé, incertain. Toutes ses pensées s'absorbaient d'ailleùrs dans les sentimens nouveaux pom' lui où il entrait : il se croyait bien* coupable envers M. de Juviessy poui' avoir pressé la mairi douce et mignonne
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de Salicetta. Elle s'assit alors devant le piano, chanta , et*, s'interrompit au milieu de sa romance. . . . SoiKlain elle se lève et s'écrie : « Venez, Fulgence ; àllons trouver M. de Juviessy. » En passant sur la terrasse, ils voient Stéphanie établie avec ses broderies sur un banc assez voisin des fenêtres du salon. Le regi^et saisit Fulgence; il marche sans parler, l'œil ^incli né vers le gazon ; Salicetta se trompe encore sur la cause de ce silence.
« Mademoiselle Stéphanie , dit enfin Fulgence, est si occupée qu'elle ne nôus a point vus passer sans doute.
— Est-ce que vous faites attention à elle, monsieur Fulgence? Elle est belle, mais sans expression ; puis elle a des façons si contraintes et si communes ! » des mots, prononcés avec une intention de mialignité , firent mal a Fulgence.
La pauvre femme de chambre les a bien yus passer; elle a observé jusqu'au jeu de leurs physionomies ; elle a4u aussi la lettre de son amant; elle a eu peur et joie en la commentant mot par
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mot; elle s'est ensuite rassurée sur les expressions de cette lettre; elle se confie au caractère du jeune homme. Eh ! quel plus grand piège! Il lui demande une entrevue au parc , cette nuit ; il gémit -de ne pouvoir lui exprimer son amour que par une correspondance que la monotonie des événemens de la vie de château rend vague et stérile; il l'attendra auprès d'une pièce d'eau vaste et entourée d'ombrages. Stéphanie hésitait; mais elle l'a vu passer avec Salicetta^ elle n'hésite plus ; elle ira.
U est assis auprès de cetétang, dans une anfraotuosité de terrain revêtue et tapissée de saponaires , de mousses^ de digitales^ d'herbes grimpantes aux feuilles hastiolées^ aux campanules blanches; les chevrèfeuilles inondent l'air de la suavité de leurs parfums ; les phalènes ilocturnes volent , et des feux grimpent sur les hautes pointes des chiendents. L'obscurité est complète : il écoùte si des pas ne bruiront pas sur le sable des allées. Toutes les lumières se sont successivement éteintes au château 9 excepté celle qui brille k sa chambre. La
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fenêtre de Stéphanie est sombre; une lampe y a scintillé quelque temps ^ promenée en tous sens dans l'appartement, puis elle s'est évanouie comme un météore ; mais la jeune fille n'est pas venue. Où est-^le ? (%ose étrangle ! il s'inquiète. . • Enfin il l'entend : c'est bien ^e ; ses impressions fàcheuses se dissipent à l'aspect de la jeune fille. C'est elle I elle ap[»*oche ; son sang reflue à son cœur. Il fait quelques pas vers elle ; elle s'arrête tremblante, silencieuse, et, pour là rassurer, il fléchit à demi le genou.
« Relevez-vous, monsieur Fulgence, li4)dîfcr elle; je n'ai point de défiance contre vous, je me rassure en moi-même. Si vous vous autorisiez du lieu et de Fheure de notre entrevue pour vous permettre quelques paroles peu convenables , je vous mépriserais, et le mépris tue l'affection.
— Stéphanie, lui dit-il, prenez une autre opinion de moi ; l'ombre même de vos soupçons me chagrine. Je vous en fais l'aveu , je souffre de l'amour que vous m'avez inspiré : je voudrais le
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combattre , le vaincre ; mais dès que je vous entrevois, je n'ai plus que la force de vous aimer. Je ferme les yeux sur l'avenir , je ne vois que le présent. Oh ! que vous êtes belle au milieu de la nuit! Que votre rôbe blanche a d'éclat sur cette verdure ! •
— Je ne m'exprime pas avec tant de chaleur , moi j mais croyez que nia réserve vaut bien votre éloquence : moi , j'ai peur , en vous parlant , de l'agitation intérieure que me causent mes paroles ; il est des mots que je n'oserais pas proifoi^r devant vous. . . . Mais écoutez , Fulgence ; n'abusez pas de ce que je vous dis là , n'ajoutez pas à mon malheur ; écoutez-moi. Cette entrevue m'est précieuse : je désire connaître vos intentions, savoir si vous ne voulez que me séduire, ou si vous m'aimez assez pour me doter de ce bonheur dont vous me faites de si touchantes peintures dans vos lettres. Je crains, mon ami, de compromettre votre destinée en l'unissant à la mienne; je me dfemande parfois si je ne vous donnerais pas une preuve plus forte d'attache-
l'entrevuë. 269 inetit en renonçant volontairement à vous y plutôt que d'exposer votre avenir aux influences du mien.
— Il paraîtrait y Stéphanie , que vous êtes bien certaine d'accomplir la résolution de vous séparer de moi ; je n'aurais pas , moi , la force que vous avez....
- — Eh! qui vous dit que je n'en mourrais pas! s'écria la jeutie fille , exaltée par ce reproche.
— Eh bien, plus de ces froides paroles! de l'amour y Stéphanie ! de l'amour ! et l'avenir sera ce qu'il pourra être. Oh! vieps dans mes bras, et je te jure que tu en sortiras pure et respectée.
— Non , lui dit-elle avec un geste solennel : et je suis sûre maintenant que vous n'insisterez pas. Asseyez-vous près de moi, Fulgence, et goûtons le charme d'une confiance mutuelle. » Il s'assit près d'elle, mais le vent ayant fait flotter son châle , il le saisit et le couvrit de baisers ; elle le lui retira doucement des mains. Ils étaient assis au bord de l'eau, qu'un souffle léger sillonnait de •rides mouvantes et blanches , qui venaient à petit
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bruit frissonner le long de la riye; ils causaient sans crainte , sans remords , ayec cette force ineffable et tranquille que donne la conscience. Elle le lui disait remarquer j heureuse du respect qu*il avait pour elle, elle se liyrait au jdaisir d'ouvrir son imagination et d'en laisser bailler les âicultés captives j elle était fière de les déployer aux yeux de son amant et jouisjsaitde sa surprise. €!e n'était plus la femme de chambre vulgaire condamnée à un cercle étroit d'idées; mais une jeune fille d'une imagination tendre, un peu contjemplati ve, d'un jugement incom{detencore, quoiquje susceptible peut-être d'embrasse de hautes questions. Les imperfections se trahissaient de tout^ parts, mais ils habitaient dans une ridbe nature. Fuigence avait plus d'éclat que de force, |rfus de vivacité que de rectitude , plus d'impétuosité que de coilstance; il écoutait avec ravissement sa jeune amie, unissant ses pensées aux siennes; ils s'animaient; leurs paroles &ciies, chastes, sans défiance ou sans arrière-pensées , s'échangeaient rapidement.
l'entrevue. 271 « Tu ne saurais mieux me prouver, lui disaitelle , la sincérité de ton attachement que par ton respect; tu m'estimeras de ne point me mettre à ta merci. Reste fidèle aux vertus dont ton père a nourri ta jeunesse ^ porte-les avec dignité; et tu verras cmmne je serai fière de toi.
— La mémoire de mon père que tu invoques, Stéphanie, est puissante sur moi; la vénération c[ue j'y rattache par le souvenir me soutiendrait dans la vie, si l'amour que j'ai pour toi ne m'y soutenait. Je le sens , il y a dans les aflfèctions profondes une force qui élève l'âme. Je veux te mériter, fortifier mon caracta:^, me créer un sort ind^ndant par mes talens , et te Fofirir. Quel but plus doux, plus enivrant! Quand tu es dans^la position inférieure que la nécessité t*a imposée, tu parais contrainte, mais quand tu te livres sans crainte aux mouvemens de ton cœur et de ta pensée, je te trouve pleine de noblesse, de naturel, d'imagination et d'âme : va, tu seras la joi« et i'argueîl <fe ton mari.
— ! Songe qu'après m'avoir enivrée de ces pa-
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rôles, c'est me tuer que de m'en sevrer ou de les fâir(e mentir. Ne contractes-tu pas ici par un élan généreux une obligation trop forte pour toi et dont tu te repentiras demain? » Fulgence tressaillit et s'écria : « Pourquoi chercher ainsi à me mettre en face de l'avenir? N'es-tu pas certaine de ma bonne foi? Je ne me repentirai pas des paroles solennelles que j'ai prononcées, je l'espère; mais c'est là tout ce que je puis promettre. Vivons donc de cette foi mutuelle qui est en nous; savourons ces instans d'une ivresse pure. Vois , comme cette nuit est belle, comme cette fraîcheur, qui nous vient à travers les joncs qui plient sous le vent, caresse doucement nos visages , comme ce bruissement des flots berce et jette en de tendres rêveries : tiens ^ il me semble, Stéphanie, à sentir ton bras près dù mien, ta téte sur mon épaule et ton haleine glisser sur ma joue , il me semble que mon existence ne fait plus qu'une avec la tienne.
— Oh! je sens comme toi , mon ami, les délices de cette nuit, parce que j'apprends à t'es-
l'bntrkvue. 2j5 timer ;le vent frais ne m'est si doux que parce qu'il joue dans mes cheveux après avoir joué dans les tiens; ce bruissement des petits flots de l'étang ne me flatte que parce qu'il te {^it : je voudrais être la pensée qui te sourit le mieux*. • ô mon ami!...
— Tu es tout en pleurs.
^ Vois-tu , je crains que tu n'aimes {ias assez pour mon bonheur. Le crois-tu? je souffre de te voir si souvent dans la compagnie de Salicetta^.. j'en suis jalouse^ juge quelle doit être ma vie I sais-tu ce que c'est qu'une jalousie qui est reléguée à l'antichambre et qui n'a pas le droit d'ouvrir une porte ! . . . Tiens, ce soir. . . .-^EUe souleva sa téte.
Eh bien , reprit-il d'une voix peu assurée , cesoirl.w
— Ce soir, vous avez traversé bien vite la terrasse tous deux.... Oh ! je voudrais être sûre que tu ne l'aimes pas !
— J'ai pour elle de la reconnaissancQ,.fle l'amitié, mais non pas de l'amour....
af4 l'emthëvoe.
— Ge$ manières él^afites ^ue donnenl la naissance y l^habitnde^ d le monde ^ ne le»
possède fetsf je ne s^is qct'tine pauvre fenniie de. c{iatBdH*e que Famour ëfève au-dessus die
sa eofldïlion' Mais j'ai peur de tous eiv-
lïujer.
— Toi y jamais! fa conversation me diarme parce «{«'elle est l'ex{»*ession de la v^téj tn as de l'imaginalion> dn cbarme dans la voix. . « . «pie te dirais^ de plus !
— Cè n*est point la vanité €fai me rend inquiète, c^est mieux.... tu comprends; je veux être esttmiée , hottoréepar foi , entends-tu, mon almi ? Adieu. Le moyen de dorink» api^ès de telle» scènes!
Écoute ces rossignols se répondent d'arbre en arbre; cette nuit a des mélàdiefl^ lointaines qui se glissent, se nqiprochtnt et s'enfuient cottime des ddhos mobSes»... &i le "Ci'éateur des merveilles de la nature nous enteaé il doit nous approuver : ne t'en va pas encwe, je resters^s ici jusqu'à l'aube du jour, et po^l^
tant c'est ' un bonheur inquiet qwe cehti que j'éprotiw. . A quoi rêves-tu ?
— Je regarde le feuiHage de sàtdes qui frisBcamenl et pendient dum Peau et (l>i»ii> rerie l'imagination ! ), j'avais cru voir Saticetta s*agiter a travers les branches , d*y incliner, smi{^e comme eltes, et nous observer.
— FôHte tu es! tu veux étudier VefiSê^ que produit ce noiip sur moi .
— Non , j'ai cru la voir onduler dans tè» i^ifervalles des draperies de verdure que font les saules au-dessus de l'eau : mais c'est une erreur de mon inquiétude.... Adieu, mon Fulgence.
— Regarde donc comme la nuit est sereine ; la lune n'est pas à l'horizon, mais il y a des clartés dans tout le ciel.... ne t'en va pas encore.... Vois-tu , je voudrais mourir ici ! » Il prononça ces derniers mots avec cet abattement qui pré^ cède Içs éclats , les emportemens ; elle se leva en lui disant qu'elle ne pouvait demeurer plus longtemps; mais comme il restait assis, les yeux fixés sur l'eiu, elle ne s'en allait pas. G'étaitleur
276 l'bntrbvub.
premier arnow, ih ne pouvaient s'arre^cher Tim
de l'autre; enfin elle s'éloigna et rentra chez elle.
Il monte bientôt après dans sa chambre; son domestique s'est couché par son oiidre; mais il trouve sur sa cheminée une lettre et un billet. La lettre porte le timbre de Nev^-York ; le billet est tracé par Salicetta. Il néglige la lettre et^re»saille à la vue du billet. ... Pourquoi ce mouvement? Pourquoi ce messfage qui sfli^le entouré de mystère? '
Dans la soirée qui avait précédé l'entrevue, Ftilgence accompagnait Salieetta au parc ; elle continuait én marchant ses s^ceries, d'autant plus séduisantes qu'elles étaient voilées de cette réserve qui souvent n'est qu'une habile coquetterie, qnaild elle n'est pas soutenue par des
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principes sérieux et forts. Il ccmipreiïait à mer- Teille qu'il plaisait à Salicetta : mais l'idéé de répondre à la protection - de M; de Juviessy par un adultère l'effrayait; chaque galanterie qu'il se permettait semblait devoir l'y conduire. D'ailleurs il aimait Stéphanie ; mais, au lieu de s'éloigner du danger , il goûtait un irritant plaisir à en côtoyer, pour ainsi dire, les bords; au lieu de se réfugier dans une gravité. de paroles devenue nécessaire, il afflfectaît de l'aisance; il démentait par vanité les principes auxquels il avait foi. E^jtibarrassé, ne sachant que dire, il se mit à vanter les cheveux ,dç. S|iliçetta .
« Heureux , disait-il étourdiment , heureux celui dont les doigts se promènent dans ces longues tresses noires !
— Otii qu^, 4i#f9*-WWW? ^> f«»;vidt«-QlJ|e :té-
pcMu m aJ^iMiw3«w» p^Y ^ m^^wï^ t»^
Il fut, d^p^enfé: 4^ js^dir ^tu m 4àr, vkm -ce ^'il ne f€??oy$iit 4*re. iju'mi^ g^^^ecm. M Çe n'jesjt 4éjà plu» fua |)Oili»eiH''|>eur lui.
i« Bii.Ln.
«iir«HuiaH>iBUe* Pe tefe jowemrs r (irt — r t si» je y0iii8 préyiâns ; q0 les^aqpiez ph» ; <oU5i #oilt( purlex aîmi (nt légèRMé^ ^'^1 BBI04 ! *i II «a4tfeil()it de mb «mmic ^ lui idomindb fsrdw d'ayoir réyeiUé des pataéei «(ai lui éteîciit fiinitbles^ et protesta de la pureté de ses intentions; mais {rfus il s'en défendait , plus elle semblait s'irriter, soit cju'elle fût en effet Uessée par les souvenirs de la déception dont elle était victime, soit que la naïve exclamation de Fulgence eût excité des espérances qu'elle ne devait pas nourrir. Alors il eut la maladresse de paraître fâché ; de sorte qu'ils gardèrent un silence contraint jusqu'à ce qu'ils eussent rejoint M. de Juviessy.
Le billet de Sa4icetta ne renfermait que ces «sots : « Je ne saui^is m'endormir sans m'ex- (c cuser aiq>rès de M. Fulgence de la vivacité de <( mes parles , ce soir ; je le prie de croire que , , (c mon intention n'a pas été de l'ofienser. » Cette simi^ excuse lui montra la portée fâcheuse de ses irrésolutions ; la crainte d'un ridicule lui inspirait des paroles dont il se repentait après ;
!l8o LB BILLET.
rémotkm qu'il rapportait de sqn entrevue avec Stéphanie lui fit un remords. de ce souvenir.
Il qufaliàit la lettre de son frère , au sein de k {Hi'éoccupatioti qui le tourmentatit; ii la pi*end enfin ^ brise le caebet et lit.
Qydeteak , près de New^^YoHL , 05 «fxil.
« Je suis arrivé dam k demeure dtt yieil ami « de notre père^ mon cher Ftdgence ; le vénérable t< Neherlham m'a reçu comme tm père rei^ft « son fils absent depuis long-tomps. Sa taUe m'est « hospitalière et bonne, son pain est le mien, et (c je sommalle en paix sous son toit, qu'il m'a
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« dit de i*egarder comme celui d'un {Kirént. Je w m'exerce, sous ses yeux, à la cidture des ri- « zières, des cannes à sucre, des cafés, des cotons, « des produits de ce fertile et beau pays , où l'on « ne conçoit pas la liberté sans la religion, ni la « religion sans la liberté.
« Ici , la nature a toujours je ne sais quoi de « grandiose etd'harmonieux , qui semble chanter « un hymne au Créeiletu*; ki, contempler c^est « prier. J'ai traversé cette immense merveille de « l'Océan ; j'ai vu notre vaisseau en labourer la « surface écumQii«e tsia luissanlt Bue trace blan- « châtre, un sillon qui se refermait et s'effaçait « derrière la quilles image fugitive du voyage de « Thfemme îci-b»sî l'm ^eé^rté hé bruits de la « tempête, et j'en ai étudié les dangers, car j'au mm mis tna £snm bn^eini q^i finfc ài90fi]^ le 4(i4ateie iet.l'4Mtr«j^i^ < k ym^t h mm?U ShJ
u ^nt emym; t^t^^ ie$ coinm4il«iom ; tsiblé^
BX4Jl»èfi£ A FULG|Bi<iC£. SkSS
« tienâMs; il salw du «un de sou irèpe qui- K coaque croit en CJuriist^ en l'Êvan^^* Sou 4c langs^ 69t ^^e^ .«ériwx; liiaîs il ne défend « k âes Jbra*es ^ sourire. U se r^uit «a Difu>. <c La prospérité Ubîte sa deméure, el il la lé^ (c pand dur les pauvres par ses aumônes^ ai alir iis&i aerviteiRS y qui le béoisaent. U est àhné (c pant^ qu'il aîafte. .
« 11 a iuie fiUe jeime ^ Qi^cpii se acatme Hanaaii « « La pureté de son âme se mUe avoir rendu son « joli visage diaphane. Ses j&SKSùut d'uu Ueu si (c douflc tfi. étendre 9 qu'on VEOUdrait to^igoitrs les « i^egi^er. âiin^ dsuis ma blanc ixûBtiBnp> "dans « son pwler^ et éi^im sa rdémaiidie^ H^palt ^ ia a bkmde/ la' tpùcèante Hannah^râiks las vmttis K (de son père ; elle m'a plnsde mètm. £a modesfbie « ^ecé^vi^.par fses iroeux et par ses kttttiides; eîm (Choeur n'« |)ieni^tre parlé que àatÊS fatprttaiie^ (c £Ue se pKOE^ske^ le sois\ avec moi^ el «eux « d'^ntneofios Fabins quiTieiKieÉvtaiolisToir^lsi , (( les jeufîcls rfiilea mit uné ^pnide liberté , et per- « sonne ne s'avise d'y songer a mai. lie j«une