RÉSOLUTIONS
étonné d'avoir répondu : Oui , général. Quel homme! quel homme! qu^s regards il al pas vrai , Juviessy? .
— {tous voilà bien avancés ! s'écria la comtesse. Gomment reviendrez-»vous sur vos pas^ maintenant?.
— C'est juste, ma chère amie> vous avea raison ; il est bien difficile de vouloir avec ce diable d'homme. Comment revenir «ur ses pas? comment faire ? '
— Gommait faire! cria Juviessy ; je vais vous le dire. » Il se leva, fit deux tours de salon en pa*^ raissaut méditer : il laissa enfin éçhapper ces phrases saccadées ep marchant : « Si Bonaparte sait que M. de Naviers n'ose pas lui dire un non en face, il en concevra une triste opinion.... tout «era perdu, vous comprenez?.... D'un autre côté, mademoiselle Sàlicetta prétend qu'elle ne m.'aime pas.... Eh bien! .... il faut ici un trait d'audace et de fii^se ; il faut lui pi^ouver qu'elle ne sait ce qu'elle dit, et qu'eue m'aime a la rage.
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Von» extravaguez> mon cher Jiiviessy; — Qui ose me dire cela?» répliqua-t-il en s'arrétaiit devant le cotote. Et il reprît sa marche, imitant avec gaîté les gestes de Donapartet « La volonté peut tout, la volonté a fait le monde; elle peut faire un mariage, j'en réponds. Le rôle d'un amant passionné n'est pas chose si dîfl^ile; la mémoire me servira ; et puisque Salicetta veut une passion à l'espagnole , elle en aura tme des mieux conditionnées, avec accompagnement de guitare.... La guitare sera ma lyre d'Âmphion : je bâtirai au bruit de ses accwds l'édifice de notre féKeité conjugale.
L'imagination est un Protée si ingénieux ! ( Je suis diaMement mythologique aujourd'hui.) Les femmes se* niontrent si dociles aux persuasions qui iefi flattent! Qui sait caresser ou froisser leur vmité, connaît l'alpha et l'oméga de l'amour rêveur j et quand on sait calculer les forces de la rêveri^ l'écOnomisefti»! la jeter à psofusion , on dirige une tête de femme. Je veux me faire aimer, je serai aimé.
byGoC
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Si \ous y paryenez , elle eat à tous ; mais f ai des douter.
— Observez., madame , que je chcrclie ici le bonheur de vofre Salicetta; j'ai l'intenticm de la guérir de cette manie de sei^timeutali^^oe , Véritable poison, qu'on boit dans les l*omans; le sens commun est la bàse de; tout, rmême de l'amour. Ainsi, j'espère vous dire avant un mois : Je suis \enu> j'ai vu , et j'ai été aimé !»
Sans doute; et la déraison ne rend heureux que pour uj^eux tolumenter après ; mais il y fi loin 4e la froidjCUr à cette cataste et profonde sincérité de l'affection ; la froideui: qui, selon les circopstances , revêt des formies éxtrava^ gantes, ironiques , comédiennes*, est uhe déeëption, une inculte; c'est la ce qu'il ne comprenait pas, ou ne vonlait pas compk^endi^. La passion réeile se prouve par une action vivante', continue, qui à besoin de se créer des habitudes, dans lesquelles 4tc vit et elle^eurt.
byGiJc^e
^vmxhe erm tue ia cméixe.
L'ÉDUCATION qa'on donne aux jeunes personnes me semUe défectaeuse : on les élève en sexte ohaud^ atu lien de les andiinater au monde ;^n leur enseigne des idéalités qm ks énervent au lieu de leur apprendre dés réalités qui les fortifient. On les introduit dans la société