‹ L'ironie, Volume 1Chapitre 3 sur 25 · PREMIERE SCENE I · texte numérisé non relu

PREMIERE SCENE I

sans oser leur dire ce qu'elle est; et presque tou- I jours on croit alors leur éducation finie; elle re- i commence^ à mon a^is^ et c'est aux mères à devenir plus attentives. On leur interdit la lecture des romans^ et on leur en laisse commencer en action y quitte à en diriger le dénouement. Ainsi ces jeunes fleurs^ élevées dans une atmosphère douce et attiédie, sont livrées aux variations du monde, aux déceptions qui les y attendent.

Juana Salicetta de Naviers avait reçu en Espagne une éducation mystique, et eUe se trouvait transplantée dans une société sans religion, où Bonaparte allait mettre le catholicisme à l'ordre du jour, afin qu'il y fût observé comme une consigne. En Espagne, on n'attend pas la sortie du couvent pour aimer ; les lettres d'amour franchissent les grilles , ^ se glissent idads les cellules des jolies pensiÀmiaires. Un jeune officia avait aiixié Salicetta ;: mats sans jamais lui révélelr son amour que par des rtegdrds ou d«i^rrem^ns de jyaiii^ car. il n'allait au pairloir qu'accoai^pagné de • M. de Naviers é Cet ofUcie^ fut tué dans h'guienc de

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