‹ L'ironie, Volume 1Chapitre 9 sur 25 · LB SOUVENIR · texte numérisé non relu

LB SOUVENIR

impërissablje qui les soutient ; il &ut donc glorifier Dieu à haute voix^ courageusement^ devant le monde ; il faut rendre témoignage de sa foi et de ses oonyictions ; c'est là aimer.

— Amen , dit tout bas Juviessy en se t>enchant vers M. de Naviers.

— Dieu ne saurait être aimé à demi , dit Salicetta; qu'est-ce qu'un demi-amour?

— Gela me rappelle y ditExupère, une pensée de Fénelon.

— • Laquelle^ mon enfant?

— La voici : w Est-il sur la terre des créatures (c assez viles pour se contenter d'être aimées de (c nous commenous n'avons pas honte de vouloir (c que Dieu se contentât d'être aimé? » Lavitéal serra la main de son fils ; Fulgence fit un mou- •vement de tête qui pouvait passer pour un assentiment. On se leva de table.

Fulgence sortit, descendit le perron de la cour, et se dirigea vers la fenêtre d'un cabinet qui <lonnait sur Favenue : c'est la que Stéphanie travaillait à des ouvrages d'aiguille. Âu bruit de son

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pas^ elle releva la téte^ puis , comme elle vit que Fulgence n'osait pas s^arrêter, elle baissa les yeux; mais il repassa près de la ran^e^ et s'arrêta enfin. « Nous allons partir ^ mademoiselle! dit^l.

— Eh bien , monsieur Fulgence ! . réponditelle avec un sourire encourageant.

— Eh bien!.... je voudrais un souvenir de vous?

— Et pourquoi?... A quoi bon ce souvenir?

A peine ai-j'e eu Thonneur de vous adresser quelques paroles ?... Laissez la pauvre femme de chambre.... Qu'y a-t-il de commun entre sa position et la vôtre?... Adieu , monsieur Fulgence I c'est Tà^tout ce que je puis vous dire : adieu !

— Oh I je vous reverrai .... mais un souvenir I . . .

— Si Ton vous entendait ! . . .

— De grâce, touchez à ce livre, il me deviendra sacré. » 11 tira de sa poche un livré de notes; ce fanatisme de l'amour qui disait vrai , et le geste énergique qui l'exprimait, émurent Stéphanie;

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