SCENE PREMIERE
( Le théâtre représente un salon richement meuhlé. ) Ë LIANTE seule, tenant à- la main une lettre qu*elle vient de lire.
Je puis donc espérer; je n'aurai plus à craindre Ce malheureux hymen où Ton veut me contraindre; Que. cet irrésolu s'éloigne enfin d'ici.
Assez et trop long-temps je^fus à la merci Des retards outrageans de son incertitude.
Lui plaire ^ le changer , fut ma trop longue étude , Mon père l'ordonnait ; et si , moins inconstant , Entre des goûts divers son cœur toujours flottant S'était fixé, j'allais, par respect pour mon père,
( Avec joie. )
Consentir.... Il s'éloigne, et me laisse à so& frère !
En suis-je aimée?... mais hélas! ma tante l'aime aussi;
Déjà veuve deux fois, elle songe.... Ah , voici
Ce monsieur si pressant, et dont le caractère.
Puisqu'elle veut enfin un époux, doit lui plaire:
Il ne perd point de temps , il s'arrange de tout.
Si ma tante pouvait être aussi de son goût!