‹ L'irrigation, ses conditions géographiques, ses modes et son organisation dans la Péninsule Ibérique et dans l'Afrique du NordChapitre 12 sur 58 · DÉBIT MAXIMUM · texte numérisé non relu

DÉBIT MAXIMUM

Janvier

23mo,856

8 4oi

232mc,32 173 20

Février

Mars

Avril

Mai

Juin

Juillet

Août .

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

Il est facile de constater que durant les mois d'avril, mai et juin le Rio Aragon roule un volume d'eau considérable.

D'autres affluents de la rive droite de l'Ebre, comme le Gâllego, le Rio Cinca, les Nogueras et le Segre, recueillant les eaux des plus liauts sommets pyrénéens que couvrent des neiges éternelles, roulent un fort volume d'eau encore un peu plus tard dans l'année, jusqu'aux mois de juillet et d'août.

Il ne sera donc pas surprenant de trouver de beaux centres

/. /•: .s' FA 1 T s /•; CONOMl Q l E S 1 1 5

d'irrigation là où l'homme a l'ait les travaux nécessaires pour utiliser les eaux des rivières.

Tout le haut bassin de l'Ebre, qui correspond au cours supérieur jusqu'à Logrono, n'appartient pas proprement à la dépression sèche qui doit nous occuper et il ne comprend à peine que 5oo hectares de terres irriguées.

De Logrono à Saragosse, et jusqu'à quelques kilomètres en aval de Saragosse, les zones irriguées, voisines du fleuve et de ses affluents, sont nombreuses et étendues : A. Llaurado en évalue la superficie à I/J8 ooo hectares \ La superficie drainée par l'Ebre et ses affluents dans cette portion du cours étant évaluée à 32 ^76 kilomètres carrés, les surfaces irriguées représentent environ la 22e partie de la surface totale, ce qui est une assez forte proportion pour une steppe. De simples digues en pierres sèches, ou parfois même de grandes norias puisant dans le lit du fleuve (comme à Lodosa) servent à alimenter de nombreux canaux d'irrigation ; et les cultures qui usent en général des arrosages sont des oliviers, des vignes, des céréales, et sur des territoires restreints des cultures maraîchères.

Il convient de faire une mention particulière de deux grands canaux qui partent tous deux de Tudela, l'un le canal de Tauste suivant l'Ebre sur sa rive gauche, et l'autre le canal Impérial d'Aragon sur la rive droite. Le premier a l\h kilomètres de longueur ; et le second 85 kilomètres jusqu'au Torrero, à 2 kilomètres en aval de Saragosse (on peut même compter 12 kilomètres de plus jusqu'au point où les eaux qu'il porte rejoignent l'Ebre après s'être dispersées en de multiples canaux d'irrigation).

L'histoire de ces deux canaux n'est pas dénuée d'intérêt : nous en rappellerons les principaux épisodes.

Canal de Tauste. — Au xuic siècle, deux petits villages, Fus-

K À. Llaurado, ouv. cité, II, p. 385.

i,g péninsule Ibérique

tiiïana et Cabanillas, situés en amont de ïauste, avaient à l'aide d'une simple digue, construit un petit canal de dérivation des eaux du fleuve. Au xvie siècle, la ville de Tausle eut l'idée de continuer jusque sur ses terres le canal qui servait à l'irrigation de Fustiûana et de Cabanillas ; le canal nouveau devait avoir 5q kilomètres de longueur. Tauste avait fait avec les autres villages une convention qui assurait un plan de répartition des eaux. Et l'on se mit à l'ouvrage. Mais l'entreprise était trop grande et dépassait les ressources et les moyens d'une simple petite ville : Tauste accumula dettes sur dettes, et le canal n'aurait jamais été achevé si l'Etat n'était venu à son aide, et si à la fin du xvme siècle on n'avait mis le canal en régie, en liant son sort à celui du canal Impérial d'Aragon.

Canal Impérial d'Aragon. — C'est aussi au xvie siècle que la municipalité de Saragosse supplia l'Empereur Charles-Quint de lui accorder le droit de dériver à son profit les eaux de l'Ebre. Ce droit fut concédé par un acte royal du 22 juin 1629. Le canal devait avoir son point de départ au point dit el Bocal, un peu en aval de la prise d'eau du canal de Tauste, mais encore sur le territoire du Royaume de Navarre ; de là des difficultés premières, qui, jointes à bien d autres, reculèrent l'exécution du projet jusqu'au xvnr3 siècle. La ville seule était encore incapable de moner à bonne fin une telle entreprise.. . Par un acte royal du 28 février 17G8 les travaux furent confiés à une compagnie concessionnaire à la tête de laquelle se trouvait un Français, Augustin Badin ; la compagnie devait fournir un cautionnement de 200 000 duros en métal, moyennant quoi elle devait entrer en possession de tous les travaux antérieurement exécutés. Il était en outre stipulé que durant [\o ans elle aurait droit aux bénéfices de l'entreprise. Mais ce nouveau projet différait du projet primitif en un point très important : le canal devait servir en même temps à l'irrigation et à la navigation : nous voyons ainsi apparaître une double préoccupation qui a été à notre avis tout à fait préjudiciable. La compagnie Badin

LES FA 1 TS E C 0 N 0 M I Q l E S n 7

géra très mal ses affaires, et la concession qui lui avait été faite fut déclarée caduque en 1772 ; en 1778, la compagnie lut même dissoute. L'Etat dut se charger d'exécuter les travaux, et nous constatons encore ici cet inévitable recours à l'intervention effective de l'Etat. Dans cette nouvelle période de l'histoire tourmentée du canal d'Aragon, un homme d'une rare énergie fut heureusement mis à la tétc de l'entreprise, Ramon Pignatelli, chanoine de la cathédrale de Saragosse. C'est à son infatigable activité et à sa loyale administration que les Aragonais doivent en vérité l'achèvement du canal1. Nous n'avons pas à entrer ici dans le détail des opérations financières qui permirent le succès final ; nous devons du moins remarquer que ce fut seulement grâce à l'appui de l'Etat qu'on put aboutir. L'Etat sert encore aux capitaux engagés dans l'affaire une rente de 5 796 7ï5 réaux, ce qui fait avec les frais d'administration et d'entretien une dépense annuelle d'environ 6 millions de réaux (un million et demi de francs), Grâce à ces travaux, une bande de 3i 000 hectares se trouve ainsi prise entre le canal d'Aragon et l'Ebre, et 27 966 hectares sont irrigués. Encore faut-il ajouter que l'Etat est obligé de faire payer l'irrigation, il vend par exemple aux particuliers la muela (soit 260 litres par seconde durant un jour) au prix de 800 réaux (200 francs). — La navigation n'est pas très active sur le canal d'Aragon, et les principaux services que le canal rend aujourd'hui sont ceux de l'irrigation.

Au delà de la très prospère huer ta de Saragosse, l'Ebre coule entre des rives élevées, à travers des terres accidentées; et seulement au delà des gorges par lesquelles il traverse le massif de Catalogne, au sommet du Delta, à partir des jardins de Chcrta, les cultures irriguées s'étalent de nouveau sur de vastes étendues à peu près continues. Ces vegas du cours infé-

1 Une statue de Pignatelli s'élève sur une des places de Saragosse, la plaza de Aragon.

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rieur sont encore arrosées par un canal, le Canal de Navigation de l'Ebre, commencé en i85i et terminé en i858 de l'embouchure jusqu'à Escatrôn. Ce canal de navigation ne put soutenir la concurrence que lui firent pour les transports les voies fériées ; et la Compagnie fut obligée de chercher quelque compensation dans l'irrigation ; c'est ainsi que se développèrent les huertas de Cherta, Aldover, Tortosa, Hoquetas, Amposla et San Carlos de la Ràpita, sur la droite de l'Ebre dans le Delta. Ce fut là une véritable création en une plaine dépeuplée et insalubre.

Les affluents de la rive droite et de la rive gauche sont également exploités en divers points en vue de l'irrigation. Le plus beau travail qui ait été exécuté est encore un canal, le canal d'Urgel, qui prend les eaux du Rio Segre1 : il les conduit sur un parcours de i /|5 kilomètres jusqu'en cette steppe désolée que l'on connaît sous le nom de Llanos de Urgel et il y apporte la fertilité et la vie; ce canal est une superbe œuvre technique, il passe littéralement par monts et par vaux, traversant les chaînes par des tunnels dont l'un, celui de Monclar, a 4 197 mètres de long, et les vallées par des ponts-aqueducs, tels que celui du Rio Sio. L'histoire de la constructien de ce canal nous montrerait, comme l'histoire des autres, une imprévoyance singulière, qui tourne au détriment de ceux qui ont généreusement et hardiment tenté l'entreprise. Une Compagnie particulière commence en i852 avec un capital de 32 millions de réaux des travaux qui devaient lui coûter, jusqu'à l'achèvement du canal en 18G1, n3 millions de réaux ; sans l'appui de l'Etat, elle n'aurait pu aller jusqu'au bout. De plus la Compagnie, trop confiante dans l'avenir, avait négligé de s'entendre avec les fu-

1 Xous pourrions encore mentionner le réservoir de la gorge de l'Isuela qui sert à l'irrigation de la huerta de Huesca. Voir aux Notes et pièces justificatives, C, le Tableau récapitulatif des barrages-réservoirs de l'Espagne (barrages actuels et barrages détruits).

turs usagers de l'eau, ou même de s'assurer une clientèle. Le canal resta une année, roulant les eaux du Scgre, et les reversant à son extrémité au môme cours d'eau, sans que personne en tirât profit.

On peut dire que dans le bassin de l'Ebre l'eau ne manque point : mais les cours d'eau coulent avec des pentes rapides entre des rives aux versants raides. La topographie ne se prête pas à la dissémination facile des eaux sur les terres ; nous ne trouvons ici rien d'analogue à ces plaines de bordure qui paraissent naturellement préparées pour la distribution des eaux: ici les gros œuvres techniques sont indispensables.

Dans F Aragon les travaux de distribution doivent être très considérables, ou ne pas être ; ils doivent en conséquence, pour mériter qu'on les construise, répondre aux intérêts de plus vastes étendues. Et c'est effectivement par l'exécution de grands projets, presque exclusivement de grands canaux, qu'on est arrivé en ce siècle à développer l'irrigation en cette contrée naturellement si aride1. Mais ces canaux ont été le plus souvent des entreprises ruineuses ; elles sont au bout du compte

• Dans le bassin de l'Ebre, on a fait aussi quelques réservoirs, non pas la plupart du temps des réservoirs en maçonnerie, mais de simples digues en terre et — fait intéressant — ou les a jetées sur d'anciens canaux d'irrigation : c'est ainsi qu'on a construit dans ces 20 dernières années le réservoir de Logrofîo, alimenté par les eaux d'un ancien canal d'irrigation appelé « Rio Somero », dérivé de la rivière Iré- ^ua, affluent de l'Ebre. (Capacité: i5ooooo mètres cubes. Digue en terre de 10 mètres de hauteur. L'eau se vend au prix de 12 fr. 5o l'arrosage de 5oo mètres cubes par hectare, soit ofr. o25 par mètre cube.) — Le barrage- réservoir d'Egea de los Caballeros, dans la province de Saragosse, prend aussi les eaux d'un ancien canal d'arrosage, dérivé de la rivière Arba de Suésia. (Capacité : 2 200000 mètres cubes. Digue en terre de it\ mètres de hauteur. Ce réservoir est destiné à l'arrosage de 2000 hectares.) (A. de Llaurado, Réservoirs établis en Espagne, 1892, p. 11.) Il convient enfin de mentionner deux réservoirs en maçonnerie, construits depuis moins de 20 ans sur le Rio Martin, affluent de droite de l'Ebre, à quelques kilomètres de Ilijar, dans la province de Teruel (voir Revista de Obras pûblicas, 27 mai 1897, et Annales des ponts et chaussées, 3e trimestre 1897, p. /j33 ; voir aussi aux Notes et pièces justificatives, C, le Tableau récapitulatif des barrages-réservoirs de l'Espagne ; barrages actuels et barrages détruits).

tombées directement ou indirectement à la charge de l'Etat. Quelle économie de temps, d'énergie et d'argent l'on aurait pu faire, si l'Etat comprenant ces nécessités spéciales avait été non pas le sauveur, mais l'initiateur !

C'est encore par l'exécution de grands projets qu'on pourra poursuivre la rénovation de ce pays.

Il semble qu'une ère nouvelle doive s'ouvrir pour Y Aragon. Grâce à l'initiative et à l'infatigable activité de Joaquin Costa, la chambre agricole du Haut-Aragon ayant son siège à Barbastro a commencé une campagne d'opinion pour le développement des canaux, utile campagne qui a éveillé l'attention publique non seulement dans le bassin de l'Ebre mais dans toute l'Espagne. La chambre du Haut-Aragon préconise avant tout la construction de deux canaux, le canal de Sobrarbe et le canal de Tamarite, qui seraient respectivement consacrés à l'irrigation et à la mise en culture des terres de la rive droite et de la rive gauche du Cinca ; il serait en effet assez naturel de commencer par une contrée dont les cours d'eau s'alimentent aux réserves de neige les plus considérables ; et les éloquents avocats du projet prétendent que ces deux canaux suffiraient à cause de l'abondance des eaux à fertiliser 200000 hectares c'est-à-dire à la fois « deux vegas de Grenade, deux vegas de Murcie, deux huertas de Valence, et deux planas de Castellon » i .

Mais les promoteurs de ce mouvement ne s'attardent pas à défendre exclusivement les intérêts de leur province : ils conçoivent avec justesse et défendent avec vigueur les intérêts généraux de l'Aragon d'abord et de toute l'Espagne sèche en-

* Primera Gampana delà Câmara Agricola del Alto- Aragon (1892-1898), segunda ediciôn, Madrid, 189^, Discurso del Sr. Costa,' p. 45. — Il semble que la campagne en faveur des canaux soit comme traditionnelle dans la Catalogne comme dans l'Aragon, si l'on s'en rapporte à l'état d'esprit général que révèlent les notes de Jaubert de Passa pour le commencement de ce siècle (Voyage en Espagne, I, p. 91-112).

LES FAJTS ECO \ 0 UIQUES 121

suite. Ils posent le problème sous sa forme générale et défendent les principes fondamentaux. Ils réclament que l'Etat se charge de ces grands travaux, et la phrase de Gaslelar que nous citions plus haut n'était qu'un écho des discours souvent prononcés dans le Haut- Aragon. En ce qui regarde au moins la vallée de l'Ehre, il semble bien que les dimensions des travaux à exécuter et la complexité des intérêts à servir. impliquent celle intervention effective de l'Etat. Malgré de 1res grandes différences nous ne pouvons nous empêcher de rapprocher ce bassin de l'Ebre de la vallée du Nil : à coup sûr l'eau est apportée ici par une multitude de cours d'eau séparés tandis qu'elle est apportée là par le flot périodique d'un seul cours d'eau; mais comme tous les cours d'eau qui vont se jeter à l'Ebre dépendent d'un régime climatologiquc analogue sinon uniforme et que tous aboutissent à un même chenal, il est logique de constater que toutes les parties du bassin de l'Ebre sont solidaires les unes des autres, et il n'est pas illogique d'établir entre les deux ensembles du Nil et de l'Etre quelque comparaison. Nous croyons fermement qu'étant donnée cette unité géographique, ici comme là doivent prévaloir une unité de conception et des vues d'ensemble, desquelles doivent dériver les projets à exécuter ; et l'Etat comme représentant de la collectivité est appelé à en prendre la responsabilité et la charge.

Quelle est cependant l'organisation actuelle dans les zones irriguées de la vallée de l'Enre? Les syndicats anciennement constitués ont souvent subsisté, tels ceux de la huer ta de Saragosse ; ils s'abonnent même en ce cas à l'eau du canal en tant que syndicats et ils ont l'eau à meilleur compte. Là où les irrigations n'existaient pas du tout, de nouveaux syndicats se sont créés. Mais ces syndicats n'ont rien de bien original: récemment organisés ou réorganisés, ils sont régis les uns et les autres par les lois nouvelles sur les eaux, principalement par la loi du 1 3 juin 1879.

Il serait certes à propos d'étudier l'influence des types d'or-

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ganisation traditionnelle sur la législation actuelle des eaux en Espagne1. Mais en légiférant pour la totalité du pays, on a dû forcément négliger les différences géographiques, et c'est pourquoi le sujet dépasse les limites du présent travail. Nous nous réservons de reprendre ailleurs cette question qui est d'un caractère plus exclusivement économique2.

On a malgré tout subi l'influence des faits existants, et on peut en reconnaître la trace visible dans les lois comme dans la jurisprudence. Par exemple toute la section II du chapitre xni (titre V) de la loi des eaux du i3juin 1879 concerne les Jurados de Rlego, ((jurys d'irrigation», qui sont manifestement copiés sur les organisations judiciaires spéciales des vieilles huer tas, Tribunal de aguas de Valence, ou Concejo de hombres buenos de Murcie.

Mais les syndicats nouveaux n'ont pas l'activité, la discipline et la vitalité des organismes anciens. H y a d'ailleurs entre les premiers et les seconds cette différence que ceux-ci ont été sauvegardés (sinon créés) par des conditions géographiques précises, tandis que ceux-là sont parfois constitués même en dehors des cadres naturels qui peuvent assurer la marche nor-

^ Les principaux documents législatifs qui permettent de suivre l'évolution des conceptions juridiques concernant les eaux et dont les plus récents fixent la matière sont Ley de Aguas de 3 de Agosto de 18GG, — Ley sobre canales de riego y pantanos de 20 de Febrero de 1870, et Reglamento para la applicacion de esta ley (20 décembre 1870), — Ley de aguas de i3 de Junio 1879, et Ley de 27 de Julio de i883.

2 On trouvera les documents essentiels dans Mariano Calvo y Pereyra, De las aguas tratadas bajo cl punto de vista légal, Madrid, 1862, in-8, ^97 p. (toute la ire partie, p. 12-288, contient les textes des documents législatifs); — Aurelio Bentabol y Ureta y Pablo Mvrtinez Pardo, Legislaciôn de Aguas, Madrid, Manuel G. Hernandez, 1879 ; et dans Aurelio Bentabôl y Ureta, Repertorio de la novisima legislaciôn de Aguas, Madrid, Alvarez liermanos, i884. — L'étude dont nous parlons ici est ébauchée dans Joaquin Costa, Colectivismo Agrario, p. 546- 554- — Maurice Aymard avait déjà indiqué l'intérêt de cette question (Irrigations, etc., chapitre xxiv) et il avait commenté dans cet esprit les deux décrets qui étaient tout récents au moment où il écrivait, celui du 27 octobre i848 et celui du 29 avril 1860 : mais son chapitre devrait aujourd'hui naturellement être refait de fond en comble.

LES FAITS ÉCONOMIQUES ia3

maie et parfaite de ces mécanismes compliqués. Pour nous en tenir à la dépression de l'Ebre, beaucoup des syndicats ne sauraient observer et pratiquer les règles sévères et rigoureuses de Valence, alors que souvent dans les régions parcourues par les grands canaux d'irrigation les eaux sont loin d'être complètement utilisées; ces entreprises telles qu'elles sont pourraient servir à des cultures beaucoup plus étendues, et nous n'avons qu'à recopier ici à titre de témoignage le tableau qu'a dressé Llaurado en une page de son livre1. Ces chiffres remontent à quelques an Fiées, mais des renseignements personnels me permettent d'affirmer qu'ils sont encore à peu près exacts.

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