DÉCRETS EG ) P / / /•: \ S
à charger et décharger leur cargaison sur les digues du Nil, d'un canal OU d'un drain public.
\ur. 37. — Détournement des matériaux destinés aux travaux de protection.
Il esi défendu, à moins (rnnc autorisation régulière, d'emporter la terre, des pierres, bois <m t<>u^ autres matériaux des digues du Nil <>u d'un ouvrage quelconque de protection, ni de se livrer à des actes pouvant endommager les ouvrages d'art.
Les cheiks du village dans le ressort duquel ces actes auronl été commis seront responsables administrai vemenl \is à vis du Gouver nemenl s'ils ne l'en avisenl pas.
V.rt. 38. — Toute personne qui aura contrevenu aux dispositions des articles 3i, 33, 34, 35 et 3y du présent Décret sera punir d'un emprisonnement de trois mois à deux ans el d'une amende égale au moins au montant des restitutions qui sera arrêté parle Ministère des Travaux publics, lequel fera procéder d'office aux travaux devenus nécessaires à la suite de l'infraction.
Art. 3q. — Les cheiks des villages ou des kafrs, les intendants des tchefliks ou des ezbehs sont responsables de la sauvegarde des digues et canaux et de tous travaux d'art qui se trouvent dans leurs circonscriptions respectives; ils sont passibles des peines édictées dans le présent Décret, toutes les fois que les ailleurs des délits ou contra ventions qui y sonl prévus resteront inconnus.
Art. 4o. — Toutes dispositions antérieures contraires au présent Décret sont et demeureront abrogées.
Art. 4i. — Nos Ministres de l'Intérieur, des Finances et des Travaux publics sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent Décret.
Fait au palais d'Abdin, le i'i Ghaban 1307 (12 avril 1890).
Mehemet Tewfik.
Les mesures prises par le Service de l'irrigation en vue de la faible crue du Nil en 1900.
Nous citons le rapport du sous-secrétqire d'Etat aux Travaux publics, sir William Garstin, tel qu'il a paru au Journal officiel du Caire : Journal officiel du gouvernement égyptien, 'it\ janvier 1900, 27e année, n° 10. Ce rapport est publié d'abord en anglais (p. 1 24-127), puis en français (p. 127i3o). Tous les passages en italiques sont dans le texte du Journal officiel en caractères ordinaires ; nous avons souligné les phrases les plus importantes pour faciliter la lecture du document, Et pareillement nous avons ajouté quelques notes infrapaginales, là où quelques explications complémentaires nous ont paru opportunes.
Le Ministre des Travaux publics, vu l'intérêt qui s'attache à la question, croit devoir faire connaître au public, par la note suivante de sir Y\ illiam Garstin, K. C. M. C, sous-secrétaire d'Etat, l'état du Nil en 1900 \
Note sur l'état du débit d'été du Nil en 1900.
Les cotes anormalement basses auxquelles se trouvent actuellement les eaux du Nil ont fait naître une certaine appréhension en ce qui concerne l'insuffisance du débit de la saison d'été. Dans cette disposition d'esprit, une courte note, esquissant l'état réel actuel du fleuve, ne serait pas inutile et pourrait mettre les personnes intéressées à même de tirer leurs propres conclusions et de savoir à quoi s'en tenir pour l'avenir.
Dans cet ordre d'idées, il est nécessaire de comparer les cotes du Nil de Tannée courante avec celles de la même période des années précédentes de faible débit.
Malheureusement, faute de données, il est impossible d'établir cette
1 11 est un peu étrange de voir annoncer de cette manière indirecte, sous la forme d'une « note », concernant « l'état du Nil en 1900 » et publiée à titre de document intéressant par le Ministère des Travaux publics, un ensemble de décisions aussi graves que celles dont il est fait communication dans la seconde partie du présent rapport (i\ote de l'auteur).
NOTE SUR I. l F 1 I IH.i: CRI E DU NIL
comparaison en remontant à une époque très reculée. Pour la période antérieure à l'année 1871, il n'existe pas <lr registres exactsdes cotes du I\il à Assouan. Les coi. -s du nilomètre à Elodah étaient enregistrées, mais il ne nous est donné d'avoir aujourd'hui que le maximum el le minimum clés niveaux atteints.
Entre 1871 et 1900, les deux années de plus basse crue furent celles de 1878 et 1889. Les cotes d'été des années 1S7', et 1892 furent aussi très basses, mais dans aucune de ces deux années la période de décroissance «le débit ne dura aussi longtemps que dans les deux premières; de plus, le débil d'hiver de [874 et de [892 atteignit pleinement la moyenne; elles ne peuvent donc servir de point de comparaison avec l'année courante aussi utilemenl que les aimées 1878 et 1889.
Le tableau suivant indique les cotes d'Assouan et les débits cori<pondants pour la première moitié du mois de janvier des années 1878, 1889 et 1900 respectivement.