‹ L'Islam dans l'Afrique occidentaleChapitre 13 sur 28 · II · texte numérisé non relu

II

s’étendirent jusqu’au golfe de Bénin. Dans ce dernier pays, la résistance fut assez vive. Les indigènes, très attachés aux croyances fétichistes, massacrèrent tous les musulmans, marchands ou caravaniers qui se trouvaient sur leur territoire, et se défendirent en désespérés, mais sans succès. Le pays de Sokoto et le Bornou à l’Est, le Gandho à l’Ouest avaient été de même envahis, et au Nord-Ouest, Timbouctou, soumis alors aux Bekkay, avait contracté une alliance avec les conquérants du Soudan central.

Othman dan Fodio se trouvait ainsi maître d’un énorme empire, s’étendant du lac Tchad aux monts Hombori, et embrassant au Sud presque toute la vallée du Niger jusqu’à l’Océan. Mais cheikh mystique, il avait redoublé, au cours de ses triomphes, ses pratiques extatiques et dès 1804 était tombé dans un état de Touhidisme voisin de la folie, qui ne tarda pas à amener sa mort, en 1816.

Il avait eu pour lieutenants, pendant la fin de sa vie, son frère Abd Allahi et son fils Mohammed Bello, qui partagea avec son cousin Mohammed ben Abd Allah, le patrimoine paternel; Mohammed Bello garda le Haoussa et tous les pays situés au Sud et à l’Est, Mohammed ben Abd Allah prit les États situés à l’ouest du Haoussa.

Un autre frère d’Othman, Atégo, essaya alors de dépouiller son fils. Mais celui-ci eut facilement raison de cette tentative et s'occupa activement d’organiser son royaume. Il agrandit Sokoto, fondé par son père, forma une armée, créa une administration provinciale, jeta en un mot les bases d’une puissance durable.

Les révoltes avaient été nombreuses lorsqu’il prit le pouvoir. Le Gouber, le Zamfra, le Gouari, le Kabbé, le Kachena, s’étaient soulevés, après un massacre général des Peul qui se trouvaient dans ces provinces. Il réussit à les reconquérir, au moins en

partie, mais dut leur donner des chefs indigènes. Plus tard, le Nupé, puis, en 1822, le Yauri, secouèrent à leur tour le joug des Peul, en même temps que le roi du Bornou, Mohammed el Kanémi, un moment soumis par Othman dan Fodio. envahissait le centre même de l’empire jusqu’à Kano.

Après la mort de Mohammed Bello, en i832, les rébellions se multiplièrent et tous les Etats voisins du Niger sur la rive droite, au sud du Gandho, ont recouvré leur autonomie. Cependant l’empire de Wornou, nouvelle capitale qui s’est substituée à Sokoto, s’étend encore sur la rive gauche jusqu’à la Bénoué. D’autre part, le lien religieux a maintenu des relations suivies entre ses sultans et ceux des royaumes redevenus indépendants de fait. Bien que fort puissants eux-mêmes, celui de Nupé surtout, ils reconnaissent pour la plupart la suzeraineté nominale des successeurs d’Othman dan Fodio.

Les destinées de la partie de l’héritage de ce dernier, échue à son neveu Mohammed ben Abd Allah, ont été analogues. Gandho où s’était fixé le prophète Peul, pendant les dernières années de son existence, est devenue la capitale du royaume, qui au milieu du siècle, comprenait outre le Kebbi et le Yauri sur la rive gauche du Niger, une partie du Borgou et du Yorouba. Ces derniers Etats sont aujourd’hui indépendants au même titre que le Nupé. Les sultans de Gandho ont d’ailleurs reconnu la suprématie de ceux de Wornou, depuis une époque récente, bien que conservant leur apanage propre.

Dès la mort d’Othman dan Fodio, les Peul du Gandho s’étendaient assez loin sur la route du Niger, vers le Nord-Ouest. Leurs progrès avaient été arrêtés à l’Ouest par les Mossi qui réussirent à repousser leurs attaques. Ils s’étaient alors avancés dans le Iagha et le Libtako, du côté des monts Hombori, en pays Songhaï.

Au delà, toute la contrée appartenait aux Bambara de Ségou,

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maîtres du Niger jusqu’au Macina. Pendant les dernières années du XVIIIe siècle, sous le règne du roi Ngolo, les Peul du Dirma et quelques fractions de Zoghofan avaient essayé d’envahir le Macina. Mais ils avaient été battus en plusieurs rencontres, et Ngolo, passant sur la rive gauche, avait même obligé leurs tribus nomades de Bakhounou à reconnaître son autorité.

Toute cette partie de la population musulmane n’en aspirait pas moins à secouer le joug des Bambara fétichistes, à les réduire eux-mêmes.

L’occasion favorable se présenta à la mortdeNgolo, dont plusieurs prétendants se disputèrentla succession. Le Kaarta formait alors un État indépendant de Ségou, sous une dynastie de Kouloubali. Après quelques luttes, le pouvoir resta dans le second pays, à Mansong, dont le dernier rival se réfugia au Kaarta. Il l’y poursuivit, et les Bambara de l’Ouest, ayant pris parti contre lui, il entreprit de les soumettre. La victoire lui resta en effet, et il revint sur la rive droite du Niger, maître de tout l’ancien patrimoine de sa race.

Mais pendant ce temps, les Peul du Nord s’étaient soulevés de nouveau, en demandant l’aide de leurs frères de Gandho. Un des lieutenants d’Othman dan Fodio, alors au début de ses conquêtes, Ahmadou Ahmed Lebbo, opérait à ce moment dans le pays Songhai. Il entra dans le Macina et abandonnant la cause de son maître, s’y fit reconnaître comme almamy. Mansong n’osa pas l’attaquer et jusqu’à sa mort en 1808, Peul et Bambara vécurent en bonne intelligence, bien que leurs diverses fractions se trouvassent mélangées sur un territoire étendu.

Cette entente cessa en 1810, sous le règne de Da, fils et successeur de Mansong. Un fils d’Ahmadou s’étant rendu à Ségou, y fut maltraité par les habitants dont il avait tourné en dérision les pratiques fétichistes. La guerre éclata aussitôt. Elle fut tout

TERRES. PEUPRES. CROYANCES

d’abord défavorable aux Peul, qui devinrent de nouveau tributaires des Bambara.

Mais la puissance des rois de Ségou déclinait rapidement. Le Kaarta s’était rendu indépendant, de tous côtés les révoltes se multipliaient. En 1819, Ahmadou Ahmed Lebbo recommença la lutte et fut cette fois vainqueur. Dès 1822, il put se considérer comme seul maître du Macina, et après avoir établi sa capitale à Hamd’Allahi, commença vers le Nord de nouvelles conquêtes. Elles l’amenèrent à occuper Timbouctou que ses milices prirent en 1826. Mais quoique depuis lors les Peul aient conservé, jusqu’au dernier triomphe des Touareg, une assez grande influence dans ces parages, ils ne purent garder la ville.

Dès lors, l’histoire du Macina est surtout celle d’incursions répétées contre les nomades de la rive gauche du Niger, jusqu’en 1862, date de la prise d'Hamd’Allahi par El Hadj Omar, sous Je règne d’Ahmadi Ahmadou, petit-fils d’Ahmed Lebbo, mort luimême en 1846.

Mossi et peuplades secondaires .

Dans l’est du Soudan, la race Mandé se trouve séparée du Niger par des populations qui lui sont étrangères ainsi qu’aux Peul, et dont la plus importante est celle des indigènes du Mossi, qui se désignent eux-mêmes sous les noms de Moro et de Mossi.

Leur origine est incertaine. Mais déjà au XIVe siècle, ils occupaient un territoire soudanien, ayant alors mis Timbouctou à sac. Au XVIe siècle, on constate qu’ils avaient des rapports avec les Portugais établis au sud sur la côte. Mais le trait le plus caractéristique de leurs anciennes affinités, que Binger met nettement en lumière, est l’adoption par eux de nombreuses particularités des mœurs Touareg. Gomme ceux-ci, ils se voilent parfois la figure et ont le sabre droit à poignée en forme de croix. D’au-

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tre part, le harnachement de leurs chevaux rappelle un peu celui qui est en usage au Bornou. Enfin leurs chefs, les Naba, seuls de tous les roitelets nègres du Soudan, ont des eunuques et ils attribuent à cette coutume une provenance orientale, égyptienne.

Somme toute, les Mossi représentent dans le peuplement soudanien le cas unique d’une race ayant eu un certain développement historique, et cantonnée depuis plusieurs siècles au moins dans son habitat actuel, sans y avoir subi d’atteintes graves à son organisation politique. Il est remarquable de constater d’autre part que malgré des rapports assez suivis avec les Touareg pour qu’ils leur aient emprunté des caractères apparents, les Mossi ne se sont pas laissé entraîner dans les voies de l’Islam.

Leur pays compte cependant une forte proportion de musulmans, Mandé Dioula, et Peul depuis le XVIIIe siècle. Maisceuxci, considérés comme étrangers, ne participent pas officiellement au gouvernement, conservé tout entier par le Naba, chef, avec droits de souveraineté plus ou moins absolue, de principautés plus ou moins indépendantes, relevant en droit du Naba d’Ouaghadougou. Us n’en ont pas moins une influence telle, qu’au moment de la conquête française, elle pouvait paraître sur le point de devenir prépondérante. Tout en acceptant ainsi les mahométans, chez eux, en subissant leur ascendant, les Mossi, n’en restent pas moins fétichistes dans la masse de la population, par traditions plus peut-être que par tendances, en dehors de l’élément souverain qui ne peut pas méconnaître son intérêt au maintien du fétichisme.

Cependant quelques fractions de Mossi, émigrés danslarégion de Kong sont musulmanes et c’est là une preuve que leur race n’est pas restée complètement homogène, qu’elle a eu des destinées diverses.

Autour du pays même des Mossi, on peut rattacher au même groupe ethnique le fond de la population du Yatanga et du Gou-

rounsi, avec cette nuance que les habitants de ce dernier pays forment comme une confédération de vassaux libres, à l'égard des Mossi.

Mais dans ces deux pays, outre quelques Songhaï, des Mandé en petit nombre et des Peul, d’autres races s’ajoutent aux Mossi : les Tomba plus localisés à l’est du Niger, et les Bobo, dont les peuplades se succèdent avec des dénominations diverses jusqu’à Salaga et Kong d’une part, jusqu’au Ouassoulou de l’autre.

Quoique nombreux encore, et formant une population à caractères spécifiques accusés, les Bobo semblent n’avoir joué, dans l’histoire du Soudan, qu’un rôle secondaire et passif, comme s’ils n’avaient formé, vis-à-vis des autres peuples, que des tribus asservies, ou sauvages, inférieures. Sans être dominé d’une façon absolue par les Mandé et par les Peul, et tout en restant fétichistes, en masse, ils n’en supportent pas moins à côté de leurs propres villages des centres musulmans ; quoique pour la plupart attachés aux idées fétichistes même avec une hostilité accusée contre les mahométans dans quelques cantons, ils subissent cependant comme évolution générale l’ascendant des Mandé surtout, puis des Peul.

A côté de ces groupes principaux de populations aborigènes, une énumération complète des races soudaniennes devrait comprendre beaucoup d’autres petites tribus : des Séniéré de la région de Kong; les Falafillé, les Mabi et leurs congénères du groupe Pakhalla et sur la lisière des pays Agni et Aschanti, entre les centres commerciaux, un peu cosmopolites de Salaga, Bondoukou et Kong, quelques peuplades qui ne se rattachent ni aux uns ni aux autres; mais ces exceptions intéressantes, au point de vue ethnographique, sont sans influence sur l’évolution générale du pays, et il suffit de les mentionner pour mémoire.

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Juifs.

L’étude des races du Soudan, au point de vue de leur développement social, ne serait pas complète, si on ne signalait, au moins à titre d’hypothèse curieuse, la possibilité de l’existence antérieure d’éléments juifs dans le Sahel soudanien. A l’époque moderne, il y a eu, de temps à autre, des juifs marocains, à Timbouctou et à Oualata, et la conquête des Rouma l’explique de reste.

Mais il semble en outre qu’un élément juif ait figuré sur la lisière du Soudan, à une époque reculée.

Quelques indices généraux permettent tout d’abord de le supposer. — Parmi ceux-ci, il en est d’ethnographiques : les tribus maures qui avoisinent le Sénégal présentent de nombreux individus chez lesquels le type hébraïque est fort accusé. Les jeunes hommes et les vieillards rappellent très fréquemment et d’une manière frappante les juifs d'Orient, de Tunisie ou d’Algérie avant la conquête, et du Maroc. Seul l’habillement diffère. Même faciès, même musculature. En outre, il est remarquable que les noms patronymiques d’origine juive prédominent dans quelques fractions. Tels Ely au lieu d’Ali, Abraham au lieu d’ibrahim ou Brahim, Yakoub, Youcef, Ishacq, Miriem, etc.

Cette double remarque s’applique précisément à une tribu semi-arabe, semi-berbère, celle des Ahl Azzi, aujourd’hui dispersée dans les oasis du Sahara septentrional et qui, elle aussi, paraît d’origine hébraïque. Ce ne seraient là néanmoins que des indices sans valeur absolue par eux-mêmes.

Mais on trouve la confirmation absolue de l’hypothèse qu’ils justifient dans le Roudh el Kartas de l’imam Abou Mohammed Salah ben Abd el Halim, Histoire des souverains du Maghreb et annales de la ville de Fez , écrite en 1326 à Fez même.

Après avoir mentionné les premières entreprises des Sanhadja

sur le Soudan, l’auteur arrive au prédécesseur de Yahia ben Ibrahim, le chef des Almoravides, à l’émir Mohamed Tarsyna el Lemtouni.

« Il gouverna, dit-il, les Sanhadja pendant trois ans, et fut tué « dans une razzia sur les tribus du Soudan, à l’endroit appelé « Bkara. Ces tribus habitaient les environs de la ville de « Téklessyn ; elles étaient arabes et pratiquaient la religion juive. « Téklessyn est habitée par la tribu Sanhadja des Béni Ouarith « qui sont gens de bien, et suivent la sounna. »

Ainsi au commencement du Ve siècle de l’Hégire (XIe de l’ère chrétienne) il existait encore sur les confins du Soudan, un groupe de populations originaires d'Arabie et pratiquant la religion juive, assez nombreuses pour tenir tête aux Lemtouna alors ralliés sous un seul chef. La position de Téklessyn ne peut être identifiée d’une façon précise. Elle se trouvait en tout cas entre le Niger septentrional et le littoral atlantique, sur la lisière des pays nègres.

La provenance de ces tribus juives est d’une détermination plus aisée. Après l’échec de leur révolte contre l’empereur Adrien, un grand nombre de juifs de la Palestine, déjà en relations suivies avec les Bédouins du Sud, avaient trouvé un asile en Arabie. Ils s’étaient concentrés surtout dans le Hedjaz et dans le Yémen et différentes tribus arabes avaient embrassé leur religion. Au moment où Mahomet commença ses prédications, le mosaïsme régnait seul dans le Yémen, avec le christianisme localisé dans la ville de Nadjran, mais professé par le chef du pays.

Lorsqu’après l’insuccès de ses tentatives pour se concilier les chrétiens et les juifs, le prophète tourna ses armes contre eux, la plupart des Arabes, convertis à l’une ou l’autre religion, embrassèrent assez rapidement l’Islam. Au contraire, les adeptes du christianisme et du mosaïsme étrangers au pays, émigrèrent. Il

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en fut ainsi des derniers surtout, dont l’exode prit d’importantes proportions.

Déjà un certain nombre de leurs coréligionnaires, traversant la mer Rouge, s’étaient établis en Afrique, les Falasha de Gondar, en Abyssinie, notamment, dont l’émigration serait antérieure à l’ère chrétienne. Des relations suivies s’étaient maintenues entre ces colonies hébraïques et celles de la péninsule Arabique.

Ce fut donc vers la haute Égypte que se dirigèrent les juifs du Yémen. Quelques-uns sans doute allèrent rejoindre leurs alliés naturels dans les plateaux abyssins ; d’autres remontèrent au Nord jusqu’en Tripolitaine, où on trouve encore, dans le Djebel Nefousa, des sépultures à inscriptions hébraïques. Enfin un groupe, sans doute considérable, suivant la route que prirent plus tard les Oudaïa pour arriver au Niger septentrional, ou passant même plus au Sud, vint s’établir dans les parages de Téklessyn,là où, quatre cents ans plus tard, vint périr le chef des Lemtouna. Cette colonie comprenait, il est permis de le supposer, non seulement des juifs de race pure, mais aussi des Bédouins hymiarites fidèles à leur cause. Ainsi s’explique d’une façon fort naturelle l’expression employée par l’auteur du Roudh el Kartas.

On voit d’autre part comment il se trouve aujourd’hui encore, chez les Béni Hassan des bords du Sénégal, de nombreux types de la race juive. Hymiarites eux-mêmes, originaires du Yémen, ces Arabes se sont facilement mélangés avec les émigrés de leur propre pays, auxquels les rattachaient des traditions communes.

Rien ne permet d’indiquer à quelle époque remonte ainsi la conversion des adeptes du mosaïsme, émigrés au début de l’Hégire dans l’Afrique occidentale. Pour ceux de Téklessyn, des pays limitrophes du Sahara et du Soudan, on peut estimer avec une quasi-certitude qu’elle n’est pas postérieure au

XIIIe siècle, et remonte au plus tard à l’invasion arabe qui achevait alors de s’accomplir.

Mais il ne serait pas impossible, qu’outre ceux-ci, d’autres juifs se trouvassent dispersés çà et là, qui purent plus longtemps conserver leurs croyances, et continuèrent pendant un certain temps à jouer un rôle marquant dans les États soudaniens. Ogane, le souverain nègre que Barth regarde comme un roi des Mossi, et auquel les Portugais envoyèrent une ambassade par le golfe du Bénin, en 1484, le prenant pour le Prêtre Jean, pourrait avoir dû simplement ce titre à la présence des israélites dans son entourage.

En tout cas, il est hors de doute, que la race hébraïque a laissé son empreinte chez les Béni Hassan du désert ; hors de doute aussi que jusqu’au XIe siècle de notre ère, une colonie juive venue du Yémen, conserva une situation considérable entre le Niger et l’Atlantique.

On pourrait se demander si ce n’est pas là une des principales raisons d’être des traditions indigènes qui font venir du continent asiatique la plupart des nations du Soudan, Peul ou Malinké. Tout au moins, conçoit-on ainsi que les légendes juives se soient répandues dans l’Afrique occidentale avec une persistance qu’on ne trouve presque nulle part aussi accusée en pays musulman.

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