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CHAPITRE XVII

UN PÉRILLEUX VOYAGE, A L'ÉPOQUE DE LA FONTE DES NEIGES, SUR LA CRÈTE DES MONTAGNES QUI SÉPA- RENT ESKIFJORDK DE SEYDISFJÔRDR.

Le départ. — Prouiières difficultés. — Une halte. — Perdrix blanches. — Le Lagarlljôt. — Marche sur le glacier. — Un poney se noie. — Grandes inquiétudes. — Sains et saufs. — La mine du spath à double réfraction. — UIndre me laisse à Seydisfjôrdr, d'où jegagoeles Faerœer sur un steamer islandais.

Mon camarade, M. raide-commissaire Henri Duplessis, qui n'avait pas encore eu l'occasion de goûter le vif plaisir que procurent les pérégrinations au travers des solitudes islandaises, était ravi. Nous suivions alors un sentier qui serpentait sur la lagune, asséchée à marée basse, et nulle difficulté ne se laissait encore pressentir, puisque, à perte de vue, la vallée de rigueur, je veux dire celle qui succède toujours aux fjords, ne nous offrait que l'image riante d'une sinueuse rivière aux eaux calmes et tranquilles. Gomme Horace, nous prenions gaiement le temps actuel, carpe diem! en attendant que les obstacles se présentassent à nous. •

Notre guide semblait joyeux, son chien aboyait gaiement, les poneys paraissaient animés d'un si bon vouloir que je ne pouvais m'emp^'cber d'accuser M. le maire de pusillanimité quand je me rappelais ses paroles : « Il arrivera un moment où vous serez obligés de porter vos montures ! il arrivera un moment où vous serez en danger! »

Jusqu'à huit heures du soir nous nous livrâmes, côte à côte, au bavardage ou aux chants les plus variés. A huit heures seulement nous devînmes silencieux. Mpn baromètre accusait déjà 400 mètres d'altitude, et au doux paysage du départ venait de succéder la montagne aux pentes stériles et couronnées de neiges éternelles. Nous allions atteindre le point culminant de la gorge d'Eskifjôrdr . A neuf heures nous nous y trouvions et nous dûmes mettre pied à terre, car déjà le névé commençait à s'effondrer. Bientôt la marche devint impossible. Nous n'avions plus autour de nous qu'une immense surface blanche couverte de neige à demi fondue, dans laquelle les poneys enfonçaient jusqu'aux genoux, et l'un d'eux n'était pas plus tôt dégagé qu'il nous fallait courir à l'autre et le sortir en le tirant, qui par la queue, qui par les oreilles.

Ils étaient comme enchâssés dans quatre trous que l'on aurait intentionnellement creusés; leur ventre seul, présentant une surface plus large, se maintenait sur la neige croustillante. Nous, de môme, nous pouvions encore avancer en sautillant comme le faisait la Camille de Virgile sur les épis de blé ; mais si par malheur nous restions une minute à la môme place, ou surtout si nous étions obligés de prendre un solide point d'appui en exerçant un effort pour soulever les chevaux, nous tombions jusqu'à la ceinture dans une excavation qui se creusait sous nos pieds et qui se remplissait immédiatement d'eau glacée. Dirai-je que déjà mon compagnon commençait à considérer l'expédition d'une tout autre manière! Enfin, cahin-caha, nous avions achevé de gravir l'Eskifjordarheidi, et nous pouvions d'autant mieux nous réjouir que le vent de la nuit venait de regeler la neige et qu'ensuite la belle vallée de Thingudalr nous apparaissait libre et facile à partir des sources de la rivière Eyvindara.

Sur notre droite, le curieux massif de Fônn détachait admirablement sa cime noire : on aurait dit un gigantesque amas de laitier de forge déposé sur un glacier.

A une heure du matin — il faisait quelque peu nuit, car

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nous n'étions encore qu'au mois de mai — nous apercevons une hutte, du toit de laquelle s'élève un peu de fumée, et le guide nous laisse entendre que nous pouiTons peut-être y obtenir un peu de café pour réparer nos forces épuisées. Je ne puis m'empêcher de comparer notre situation à celle du Petit-Poucet découvrant au loin la lumière de la maison de l'ogre, et nous cravachons vigoureusement les chevaux pour les ohliger à quitter leur allure de bêles qui succombent à la fatigue. Agile comme un chat, notre vieillard grimpe d'un bond jusqu'à l'ouverture de la cheminée du baer et commence à parlementer dans ce porte-voix inaccoutumé. Un quart d'heure environ se passe ainsi, et enfin une vieille femme, vraie sorcière de Macbeth, se décide à nous ouvrir sa porte et recule effarée devant la casquette aux galons d'argent de M. le commissaire. Nous n'en avons cure, et, tout ruisselants d'eau, claquant des dents à qui mieux mieux, nous nous précipitons sur le foyer, où brûle un pâle feu de tourbe qui nous éclaire de ses lueurs blafardes. Le murmure de l'eau qui bout et les aimables effluves du café nous aident à croire que nous nous réchauffons. '

Le délicieux moka (style convenu) est enfin absorbé. Nous dévorons un pain de munition que nous avions eu la précaution de mettre dans une musette, et je pense alors aux poneys. « Que donnerez-vous à ces pauvres bêles? dis-je au guide. La vieille n'aurait-elle pas un ])eu de foin sec mélangé de morue pilée? — Inutile de lui adresser celte question, me répondit-il; la saison est trop avancée : les provisions sont épuisées! mais /?ow/^s hitt gre%s (les poneys brouteront) ; regardez. » En effet, par la porte entre-bâillée, je les aperçois qui tondent ras et rongent sous la neige une herbe flétrie et plus jaune que celle de nos prairies au cœur de janvier! Après quelques quarts d'heure de halle, pendant lesquels nous nous reprochions de nous laisser amollir par les délices de Capoue, nous prenons congé de la bonne vieille en lui laissant quelques couronnes, qui la font tressaillir d'aise, et nous repartons.

Au risque de me répéter, je suis forcé de dire qu'une

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fois encore — c'est le propre du paysage islandais — le décor changea subitement, comme au théâtre ou, mieux, comme si une magicienne avait agité sa divine baguette.

Maintenant nous dominons toute la vallée, un splendide soleil levant darde autour de nous ses étincelles sur tous les pics éblouissants ou se réfléchit en mille rayons pourpres sur le sublime Lagarfljôt, le roi des fleuves de la Terre de Glace, qui, large comme le lac de Genève, déroule au loin ses ondes tumultueuses. A droite e^ à gauche du chemin que nous nous frayons, un petit taillis de bouleaux nains anime un peu le tableau, bien que ses tiges rabougries n'aient pas encore de feuillage, et maints pluviers dorés, maintes perdrix blanches, maintes alouettes de montagne abritées sous les branches, saluent de cris perçants le retour de l'aurore. C'est Ja vie qui se manifeste sur un vaste linceul. Pauvres oiseaux qui chantiez, insouciants du danger, regardant avec tranquillité passer la caravane, pourquoi faut-il que la dure nécessité m'oblige à vous sacrifier? L'avouerai-je aussi, je fus cruel par amour-propre, je pensais aux sarcasmes du carré. « Gomment! auraient dit ces messieurs, vous avez exploré le glacier et vous ne nous rap- I)ortez pas de perdrix blanches? » Elles étaient là sur la neige, confondant avec elle leur blanc plumage immaculé, seulement trahies par leurs beaux yeux rouges couleur de feu, ou encore par leur gloussement imprudent, heureuses de vivre, débordantes d'amour; n'étions-nous pas au printemps? Puis soudain l'éclair brille, l'écho répercute un roulement, et le sang vient tacher leur blanche robe do fiancées !

Malgré ces honteux exploits cynégétiques, qui rompaient la monotonie de la route, nous commencions à sentir la fatigue de quatorze heures de marche consécutives. Il était bien temps de nous plaindre ! les vraies difficultés ne s'étaient pas encore présentées. Il nous fallait maintenant renouveler pour le fjord de Seydis ce que nous avions accompli pour celui d'Eski, c'est-à-dire gravir la montagne également en cirque qui nous descendrait à la mer.

Mais le soleil éclatant de cette splendide matinée avait à tel point favorisé la fusion du névé que renfoncement recommença. A un moment nous assistâmes même à la formation d'un fleuve : tout à coup un énorme amoncellement de neige se mit à fondre, et lorsque l'eau qui résulta de cette dissolution eut entrepris sa marche vers la mer, elle désagrégea si bien graduellement la pente sur laquelle elle coulait, qu'elle s'établit avec vitesse un lit dont nous fûmes obligés de dépasser au plus vite l'extrémité envahissante pour pouvoir continuer notre marche en avant. Ce phénomène très naturel se produisit fréquemment sous nos yeux.

Souvent la rivière ainsi créée rencontre devant elle une masse plus élevée de neige durcie, qui doit son accumulation à une disposition favorable de terrain ou à une avalanche : elle l'entaille alors, s'y creuse une galerie et s'y dissimule pour reparaître plus loin.

Le moment est venu de raconter comment nous apprîmes à connaître ces torrents perfides.

J'entends un craquement sinistre, puis je vois le pont de neige, que je viens de décrire, s'affaisser sous le poids des deux chevaux que le guide chassait devant lui. Les malheureuses bêtes luttent de toute leur force, l'un des poneys s'accroche à un bloc de glace coudé, mais l'autre est roulé par l'onde au cours rapide, et se noie malgré les efforts de notre pauvre vieux cicérone qui risque lui-môme la mort pour sauver son bien, tandis que M. le commissaire et moi nous parvenons à retirer celui des deux qui n'est encore qu'à demi asphyxié et que nous le déposons inerte sur la berge.

Quel tableau nous formions !

Ici, le cadavre encore fumant d'un poney près duquel un vieillard suffoqué par les sanglots s'arrache les cheveux de désespoir; là, un autre poney aux poils soudés par les glaçons qui gît expirant sur la neige et qui, de ses grands yeux mi-clos, semble implorer la grâce de ne pas survivre ; plus loin, votre serviteur, qui regarde son ami avec consternation et qui se demande comment il sortira de celte galère!

Que faire? Longtemps nous tînmes conseil et il fut à la fin décidé que nous continuerions à marcher tous les deux dans la direction de la mer, boussole en main, tandis que rhomme conduirait les chevaux survivants sur un cône lointain épargné par la neige et couvert de chélives bruyères. Alors commencèrent une odyssée et une souffrance qui ne peuvent se comparer, si licet parva componere magnis, qu'à l'histoice et à la misère de la retraite de Russie. Je vous ferai grâce des détails. Qu'il suffise d'ajouter que plus nous escaladions de pics, plus il s'en présentait devant nous; que plus nous franchissions de torrents, plus nous en découvrions à passer, et que, fatigués de marcher sans espoir, nous nous demandions avec anxiété si nous n'allions pas rester ensevelis sous un des plis du blanc suaire qui semblait tout préparé pour nous recevoir. Nous pouvons vivre cent ans, nous n'oublierons jamais le 17 mai 1887!

Mon compagnon d'infortune, pris par la fringale des neiges et le mal des montagnes, me suppliait de le laisser dormir un instant, et je ne pouvais le tenir éveillé qu'en l'admonestant sévèrement. Assis sur un monticule et complètement épuisés, nous devisions sur des sujets de plus en plus lugubres, et nous constations avec terreur que nous n'aurions jamais la force d'atteindre la passe qui nous conduirait au village, en admettant que nous la trouvions, quand tout à coup un léger glapissement nous fit relever la tête, et nous aperçûmes le chien qui nous cherchait : c'était le salut; son maîlre ne devait pas être loin; il arriva bientôt en effet et nous expliqua que, repentant de nous avoir laissé partir seuls, il avait à la hâte mis ses deux chevaux en sûreté et avait fait extrême diligence pour nous rejoindre.

Tout était bien qui finissait bien. Nous devions toutefois éprouver encore une violente et dernière émotion; mais, comme à la terreur succéda rapidement la joie, nous aurions bien regretté de ne pas assister à la scène qui l'occasionna. Le vieil Islandais, qui m'avait pris mon fusil, marchait devant moi, lorsque, parvenu au sommet d'une élévation à pente presque perpendiculaire, il disparut tout à coup.

J'accours el je ra[)er(;jis, ou mieux je ne vois plus qu'uue masse noire dégringolant les cent mètres qui surplombaient l'abîme; je pousse un cri de frayeur et je m'exclame : « Après le poney, le guide vient de se tuer, et c'est le poids de mon fusil qui en est la cause! » Le commissaire, éploré, arrive, et... quelle ne fut pas notre stupéfaction lorsque nous découvrîmes notre homme qui agitait joyeusement les bras au fond du ravin. Il était tout simplement descendu à la manière islandaise, manière qui consiste à s'asseoir et à se laisser glisser, plus rapide que l'oiseau qui passe, sur la neige qui se creuse en sillon sous votre poids. Fantaisie nous prit d'essayer le système sur une paroi moins effrayante : nous trouvâmes la méthode délicieuse. Elle n'est dangereuse que pour le pantalon.

Encore un surhumain effort, encore des collines et des vallées, des vallées et des collines, et nous voyons enfin Seydisfjôrdr, la terre promise ; au delà des maisons, Thyra^ qui porte les lettres, repose sur le fjord ondulant. Hurrah ! nous avons réussi.

Les habitants, surpris de nous voir arriver des jokuUs (glaciers), demandent qui nous sommes, et bientôt un Norvégien parlant français nous invite à entrer dans sa demeure. Bientôt aussi un saumon, orné de quelques pommes de terre, fume sur la petite table de la case, et nous nous jetons sur le plat avec une avidité d'anthropophages dévorant un ennemi. Mon ami Duplessis, qui peut enfin s'abandonner à l'impérieux besoin de dormir, se laisse choir sur sa chaise, où il ronflera douze heures sans désemparer.

Le lendemain, le petit steamer islandais Miaca, dont j'aurai occasion de reparler, nous reconduit à Eskifjôrdr.

Dès qu'il fut en vue de Y Indre, notre présence à bord fut signalée, et, quelques minutes après, le canot-major nous enlevait, nous déposait au pied de l'échelle, que nous gravîmes fièrement; puis, salués par les joyeux vivais des officiers, qui commençaient à être très inquiets sur notre sort, nous jetions triomphalement les belles perdrix blanches sur le... piano du carré.

' A quelques jours de là, les charpentiers ayant fini de réparer les barques des pêcheurs de Dunkerque, le commandant me prit dans sa baleinière dans le but d'aller photographier la mine du spath à double réfraction près de laquelle nous devions rester cinq à six heures, pendant que le navire appareillerait pour venir nous reprendre au pied de la montagne.

J'avais déjà étudié la mine, où j'étais venu à cheval l'avant- veille, mais il m'avait été impossible d'obtenir de bons clichés, à cause de la pluie; favorisé par un temps admirable, aidé par les matelots, je réussis au contraire au delà de mon attente dans cette dernière expédition. C'est sur la côte septentrionale (et non pas méridionale, comme l'écrit Robert) du golfe Esquifjôrdr qu'est situé le fameux minéral, exactement à 90 mètres au-dessus du niveau de la mer.

Le filon visible est incliné de 25 degrés et dirigé presque exactement du sud au nord. Un torrent, connu *sous le nom de Silfurlœkir (ruisseau d'Argent), s'est creusé un parcours au miheu même de la masse calcaire spathique. On aiperçoit sur la gravure la cavité d'exploitation et les cristaux eux-mêmes qui se détachent en blanc sur la masse noire des roches sus et sous-jacentes. Ces roches appartiennent aux roches basiques anciennes, c'est-à-dire à la grande famille basaltique ou mimosite noirâtre des anciens traités de géologie. La cavité était remplie d'eau ou de neige, heureusement gelées, de sorte que nous pûmes y entrer, les deux matelots qui m'accompagnaient et moi, puis détacher de beaux morceaux parfaitement translucides. Ce gisement * est tout à fait semblable à une amande de gigantesques proportions, un noyau de pêche par exemple, et le basalte représenterait la chair du fruit. Il est donc probable^ pour ne pas dire certain, que, à la faveur de

1. Le lecteur que ce gisement intéresserait trouvera des détails dans le compte rendu que j'ai donné à l'Académie des scietices en janvier 18S8.

l'acide carbonique et d'/ine température élevée , les feldspalhs basiques ayant été détruits dans les coulées de lave, la chaux, ainsi mise en dissolution, a pu alors former la combinaison cristalline qui est le spath d'Islande.

Le carbonate de chaux a comblé une de ces cavernes, qui doivent leur formation à l'écoulement des déjections volcaniques sous une première couche refroidie par le contact de l'air. Mais cette caverne, si j'en juge par ses congénères de la Terre de Glace, doit être grande et présenter des ramifications latérales analogues aux oubliettes des châteaux du moyen âge; c'est dire qu'elle est loin d'être épuisée, comme on l'enseigne dans tous les cours de géologie. Or, comme même à Eskifjôrdr le négociant actuel, M. Garl ïulinius, vend 30 à 40 francs les morceaux gros comme le poing, et que tous les laboratoires et musées d'Europe réclament du spath, il me sera bien permis d'élever la voix dans cet ouvrage et de prédire à l'ingénieur français qui apporterait ici quelques livres de poudre qu'il serait vite récompensé des sacrifices qu'il aurait consentis.

Il n'y aurait pour cela qu'à payer une redevance au concessionnaire, qui traite sa mine d'une façon barbare, ou qu'à s'entendre avec l'autorité de Reykjavik....

A l'heure dite, le vapeur rencontrait notre [)etite embarcation, et vers le soir- nous rentrions dans le Seydisfjôrdr, complètement débarrassé des glaces qui nous en avaient interdit l'accès une semaine auparavant.

Malheureusement le noir corbeau du départ avait croassé

son cri lugubre. Le soir même, Y Indre me laissa à terre, et,

quelques minutes après, le coeur serré, je vis disparaître au

loin le drapeau tricolore et les mouchoirs blancs qui me

' signifiaient un dernier adiçu.

Que dirai-je de la ville de Seydisfjôrdr? rien, je crains d'être monotone, si ce n'est qu'elle ressemble aux autres villes d'Islande et que j'y passai huit jours, agréablement employés tantôt à étudier ses curieuses montagnes, hautes de mille mètres, tantôt à excursionner en compagnie des frères Vathna, de leurs charmantes sœurs et de leur non

moins aimable nièce, Mlle Helga. Les fi'ères ValLiia sont les propriétaires du pelil sleamer Miaca, qui me conduisil daus l'arctiipel des Fœrœer, dont je vais mainlenanl douaer la descriplion.

1. Ce fihien, que j'ai ramené en France, a le museau allongé, les oi*eilles droilbs, la giieue toulTue et recourbée vcl'e le haut, ' ce qui le fait prendre a Paris par bien des personnes pour un loup ou pour un renard. La robe ta plus ordinaire est la suivanle r dos noir; poitrine, ventre, pattes, dessous et pointe de la queue blancs ; collier d'un jaune fauve. Via-à-vis de l'homme, ils se montrent généralement timides, mais ont une tendance innée à courir après le bétail, ce qui tes rend fort utiles aux agriculteurs.

*5**tïï*

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