‹ L'Islande et l'archipel des FærœerChapitre 5 sur 53 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

a parfaitement raison de la comparer à un lambeau d'étoffe usé, déchiqueté, effrangé sur ses bords.

A un examen plus attentif de ses contours, on voit que sa côte nord projette deux langues de terre arrondies qui semblent la défendre contre l'effort des vagues ou des glaces de l'océan Polaire. De ces deux pointes, l'une, la presqu'île si découpée de l'ouest, se termine par le cap Horn, que nous appelons à tort cap Nord; l'autre, la seule qui soit touchée par le cercle arctique, se termine par le promontoire de Rifstangi (la Langue), qui est le point le plus septentrional de l'île.

Le village de Midgardar *, situé au beau milieu de Grimsey, est absolument placé sur le cercle arctique.

Si du nord nous passons à une autre face du carré, si nous considérons maintenant la côte ouest, nous remarquons tout de suite qu'elle n'est baignée que par deux grands fjords que sépare une longue et mince presqu'île, exception faite cependant pour la partie nord de la côte, qui est étrangement découpée en golfes, anses profondes ou simples déchirures, suivant tous une direction à peu près parallèle de l'ouest à l'est.

De ces deux grands Qords, Tun porte le nom de Breidifjord (Large Fjord) et il est parsemé d'une foule d'îlots, dont le plus important est Flatey. L'aspect de ces îles couvertes d'eiders est si pittoresque que les Islandais les mettent au nombre des trois merveilles de leur pays que l'on ne saurait décrire. La plupart et surtout les plus larges de ces récifs ne sont que les

1. Les Islandais emploient un d barré. Nous le remplacerons partout où il sjb présentera par un rf français. Sa prononciation, analogue au th anglais doux, est se, comme dans father.

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