‹ L'Islande et l'archipel des FærœerChapitre 6 sur 53 · INTRODUCTION XV · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XV

cratères de volcans sous-marins. Or, comme la falaise qui les borde est souvent minée d'un côté, la mer les pénètre de façon à leur donner la forme des atolls du Pacifique.

Un glacier, le Snœfells Jôkull (glacier de la Montagne neigeuse), que Ton distingue fort bien de Reykjavik, la capitale, lorsque par un temps clair il détache sur le ciel azuré sa cime éblouissante de blancheur, termine la langue de terre qui partage ainsi la côte ouest en deux parties. Beaucoup de cartes * prolongent trop cette presqu'île, jusqu'à lui faire dépasser le cap Bjartangar, qui, lui, est bien réellement le point ouest extrême de l'Islande.

Le grand Qord du sud se pomme FaxaÇord, du nom de Faxi, personnage dont la lecture du livre fera connaître l'histoire. Puis, tout au sud, Reykjanes et les curieux rochers ^ oiseaux ou Fuglasker terminent la description.

Vient ensuite la côte la plus dangereuse du monde, celle du sud, qui, sur une étendue de plus de cent lieues, n'offre pas une ressource, pas un abri, mais seulement quelques mouillages tout au plus praticables pour des canots de pêcheurs. La plus grande dès îles Vestmannœyar possède un petit port bien abrité.

Du cap Porland, en islandais Dyrholaey (île du Trou aux bêtes fauves), si remarquable par les deux arcades naturelles qu'ont formées les attaques continues d'une mer toujours furieuse, jusqu'à Ingolfshofdi, le rivage n'est qu'une immense plaine de sables noirâtres ou

1. Nous avons apporté le plus grand soin à la carte, pour laquelle je dois remercier M. Lock, qui m'a permis d'utiliser la sienne en y introduisant mon itinéraire et les modifications que je croirais utile d'y faire.

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