‹ L'Islande et l'archipel des FærœerChapitre 8 sur 53 · INTRODUCTION XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XVII

bles volcaniques : le Sprengisandr et le Storisandr.

Parfois, à défaut du feu souterrain, c'est le glacier qui vient jouer à son tour un rôle destructetir, ainsi qu'on peut en juger par les ravages qu'exercent les moraines frontales de l'immense Vatna JôkuU sur la plaine qui reçoit les alluvions qui viennent s'entasser au pied des escarpements.

Pareils glaciers portent le nom de skridjôklar (glaciers mouvants). Chaque année aussi, de prodigieux torrents descendent, au printemps, du haut des montagnes, enlèvent aux pentes de larges bandes de gazon et couvrent les prairies de chaotiques amoncellements de galets roulés.

Bref, partout où l'on pose le pied dans l'intérieur, on reconnaît l'action néfaste de ces trois terribles fléaux : volcans, glaciers et torrents.

L'Islande est, qu'ai-je besoin de le rappeler? la terre classique du volcan, celle où le vulcanisme s'accuse à chaque pas par des cratères éteints ou fumants, des geysers ou jets d'eau bouillante, des crevasses qui déchirent les entrailles du sol sur une longue étendue, des solfatares d'une richesse incomparable, des nuages de vapeur d'eau ou d'acide sulfureux qui s'élèvent çà et là de maintes fissures.

Quels sont donc les hommes, se demandera-t-on, qui persistent à vivre ainsi sous la menace perpétuelle des éléments conjurés, qui s'obstinent à construire leurs misérables chaumières sur le point le plus déshérité du globe?

Ce sont les dignes enfants des liardis pirates norvégiens qui, eux aussi, n'ont pas reculé devant ces dangers pour rester indépendants. C'est une population robuste^ vigoureuse, calme, hospitalière et

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