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réjouir de voir passer à ses portes le chemin de fer Intercolonial,facilitant les exportations et lui ouvrant de nouveaux marchés du côté de St-Jean-Nouveau-Brunswick et Halifax L'Isle-Verte reprenait une activité qui- sem: blait disparue avec le départ des hommes de
chantiers et le brouhaha des grandes charges
de planches et de madriers qu'on entassaient
dans les barges pour les transborder dans la *
cale des navires à l’ancre entre l’Ile-Verte et terre-ferme.
L’Intercolonial venait donc à point jouer |
uu rôle très important dans le progrès et le développement d2s paroisses échelonnées sur son parcours.
Ecoutez Arthur Buies à la page 183 de ses ‘ Petites Chroniqu:s pour 1887.” Os que fera l’Intercolnnial pour l'avenir du Dominion on ne saurait avoir dès maintenant une trop haute idée, Le voyage à Halifax auquel on ne pensait jamais jadis, qui prenait cinq jours il n’y a pas. plus de deux ans, qui n'avait
aucune espèce d'attrait, est aujourd'hui curance journalière. Nous devez: …
devenue d'oz nôns donc familiers avec les ressources, les
développements. et les mœurs de re: 3.
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vinces maritimes qui ne vous intéressaient jamais que de loi en loïm et dont nous-ignorons à peu près la situation politique et commerciale : grâce à l’Intercolonial, nous
‘allons être, désormais, en relations constantes
avec les provinces m'ritimes et les îles du Cap Breton et du.P.ince-Edouard ; et ces provinces éloignées ne nous paraîtront plus comme les extrémités à peine sensibles d’une
‘vaste confédération, mais comme partie
intégrante de nous-mêmes, vivant de notre
vie, confondues dans des aspirations commu-
nes, grandissant etse développant avec nous.
Voilà quel est le résultat déjà fort appré-
-.Clable d’une ligne qui ne fonctionne que de-
puis un an (*) et qui, contrairement à toute attente, deviendra avant longtemps, ure
source de profits pour le trésor en même temps qu’elle est un bienfait incalculable pour toute l'Amérique Anglaise.
L'[ntercolonial & coûté vingt millions ;
“eh, bien, soyons en heureux et fiers, il rap- - “portera en proportion: de ce qu’il a coûté ; il va être le grand moteur qui mettra en mou-
(*} Ceci était un écrit à Rimouski par M. Buies, durant
: l'été de 1877-un an'après l'o ouverture off stolle. du chemin
* Intercolonial.
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vement tout un sÿstème de communications ” multipliées entre les parties diverses du Dominion ; il va être la grande artère principale de deux provinces importantes à laquelle se * ramifieront bientôt une foule d’autres artères secondaires dirigées dans tous les sens ; enfir” 1] ya être le.véhicule d'un énorme commerce qui ne fera que prendre avec les années des.
proportions de plus en plus merveilleuses, Les circonstances sont pour elle ce qui est beaucoup de nos jours. | En 1859, les notables de l’Isle-Verte, réunis en asseiublée au palais de justice, jetèrent les bases d’une association qui prit le nom de “ Institut de l’Isle-Verte. ”” Leur but était de s’assembler à des époques régulières pour discuter et s'instruire, et de fonder une bibliothèque avec une salle de lecture où l'on serait venu puiser la science et passer agréiblement les quart-d'heures de loisirs que :
Fi vie donne à chacun ici-bas. L'idée était :
belle et. généreuse et persoune ne se fit tirer
l'oreille pour entrer dans un mouvement qui | était tont à l'honneur de la paroisse et de ses
citoyens. . Fa On choisit alors comme président hono-. 34 räire Sir N. F Bellean. ee
ae ce
Voici les noms des officiers : Louis Bertrand, Président actif. |
Hosp. Desjardins, M. D. Vice-président
Charles Bertrand, Trésorier.
J. E. Fraser, N P. Biblicthécaire.