‹ L'Iso-Agglutination Chez Les AnimauxChapitre 12 sur 16 · AS · texte numérisé non relu

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supposé n'est pas le père véritable, celui-ci devant appartenir au groupe À.

Certains tribunaux ont basé leur jugement sur cette méthode.

Deux théories différentes, émises par Hirscarezp et BERNSTEIN, expliquent la transmission héréditaire des fac- TEUrSA et, B.

Pour HiRSCHFELD, A et B forment deux couples de facteurs :

A — 0 récessif B — O récessif

Pour BERNSTEIN, A, B et O forment trois allélomorphes multiples : deux facteurs dominants A, B et un récessif O; d'après ce dernier, les cellules génétiques d’un géniteur appartenant au groupe AB renferme À ou B ensemble.

D'où les différences qu’exprime le tableau comparatif.

Groupes des enfants d’après :

Groupes des V. DUNGERN BERNSTEIN parents et HIRSCHFELD O-0 O O O-A O, A OA O-B O,B 0,8 A-A O, A O, A B-B (PME) ONE A-B OL O, A, B, AB O-AB ON A, B A-AB OP A, B, AB B-AB O7A° A, B, AB AB-AB OANB AP A, B, AB

Actuellement aucune des deux théories n’a rien apporté de nouveau à la signification des résultats ; on ne peut s’en tenir qu'à des conclusions d’élimination, il est impossible actuellement d'apporter avec certitude une solution positive aux problèmes posés ; comme le dit avec justesse DUJARRIC DE LA RIVIÈRE, «l'étude des groupes sanguins héréditaires demeure encore un élément d’information qui ne doitpas cependant être dédaigné. »

Groupes sanguins ethnologiques

Lorsque nous voulons exprimer la pureté de race que possède un modèle à examiner, nous employons les termes de

aire

pur sang, demi-sang, quart de sang ; nous associons sans le vouloir la race à la qualité du sang. La question s'est posée pour savoir si cette association de la race au sang était rationnelle ; pour cela il fallait se basèr sur des épreuves scientifiques.

DERVIEUX, MANOILOFF, PoLJAKOwA ont fait des recherches dans ce sens. La question posée est simple : trouver une réaction bio-chimique qui permette d’individualiser le sang des différentes races. MANOILOFF, entre autres, a donné une réaction qui, d’après ses observations, permet de discerner le sang juif du sang russe. Il emploie cinq réactifs: 1° une solution alcoolique à 1 %, de bleu de méthylène ; 2° une solution alcoolique au 1/100 de violet de crésyl ; 3° une solution à 1/2 % de nitrate d'argent ; 4° une solution à 40 % d’acide chlorhydrique ; 5° une solution fraîche de permangate de potasse au 1/100 ; à trois cm3 d’une émulsion de globules rouges à 3-5 %, on ajoute 3-4 fois du sérum physiologique, puis ensuite une goutte de la première solution, 5 de la seconde, 3 de la troisième, 1 de la quatrième et 3 à 5 de la cinquième ; la coloration obtenue est plus pâle pour le sang juif que pour le sang russe.

ANNA PoLIAKOwWA a étendu cette réaction à des éléments ethniques divers, les conclusions apportées semblent établir que les transitions ne sont pas toujours marquées, il n’existe pas de caractères nettement tranchés qui permettent d’apporter une bonne discrimination des investigations. Des investigations, à l’heure actuelle, sont faites par différents auteurs, dans le but d’apporter à cette réaction des qualités de netteté et de précision.

À la lumière des recherches faites par HIRSCHFEL, VON DUNGERN, ToBBUTT, OTTENBERG nous avons compris le rôle que pourrait jouer la réaction d’iso-agglutination dans la biologie des races. Les travaux d’un grand nombre de savants ont permis de constater que dans toutes les races humaines, par exemple, les quatre groupes sont présents mais que la prédominance de tel ou tel groupe varie suivant les races envisagées ; le groupe A prédomine en Europe Centrale et Septentrionale, au contraire, il diminue dans

re.

l'Est et le Sud-Est où on constate beaucoup le groupe B ; il domine de plus en plus si on envisage les peuples d’Asie et d'Afrique.

Sans vouloir attacher absolument une valeur définitive aux groupes sérologiques ainsi obtenus, il faut cependant les accepter car ils apportent un élément nouveau au problème des races ; il faut admettre que si les groupes sérologiques ne sont pas toujours en corrélation avec les types ethniques. tels qu'ils sont définis par la morphologie, c’est que la question est encore à l'étude; il faudra trouver une autre méthode pour la qualification des races à l’aide des groupes sanguins.

Des recherches ont été faites sur les races sérologiques, principalement chez le mouton (Kaczkowski et BiaLo-

SUKNIA).

Le tableau ci-dessous résume leurs travaux :

Groupe A Groupe O I Ilo ITIa

UE RON ane ce moon 44% 29% 27% Race Dolonaise 41,7 % 12 080 45,8 % PEÉCIOISeMENL EE ec LANGE OMR? TA DA

Les deux races différent donc par leurs groupes IT et III.

Provenance des races. — Un certain nombre d’auteurs ont

pensé pouvoir s'appuyer sur des examens sérologiques pour établir les origines des races. Malheureusement, les théories de HIRSCHFELD ou celles de BERNSTEIN, relatives à la transmission des propriétés sanguines ne sont pas à retenir, elles sont souvent en défaut : si on admet deux groupes de races biochimiques chez l’homme A et B, le groupe mixte AB, qui devrait présenter le pourcentage le plus considérable, est au contraire le plus réduit, les valeurs p, q, r, fréquences des facteurs A,B et R (récessif) ne sont créés que sur des bases expérimentales, elles ne servent qu’à exprimer mathématiquement les résultats acquis. La véritable explication de la répartition héréditaire des groupes sanguins reste à trouver.

Les groupes sanguins ne sont pas définitivement établis, mais les quatre groupes chez l’homme, les trois chez le mouton, tels qu'ils ont été définis seront toujours retrouvés par les moyens actuels mis à notre disposition ; seules d’autres méthodes d'investigation permettront de réaliser de nou-

SL (er

veaux progrès. Elles pourront peut-être alors démontrer l’hétérogénéité biochimique de quelques groupes classiques. L'on peut très bien émettre l'hypothèse que le groupe A du mouton, par exemple, forme l’ensemble de plusieurs entités que nos méthodes actuelles interprètent de la même façon.

Nos recherches expérimentales sur les groupes sanguins confirment cette notion des éleveurs que le sang est considéré comme le reflet de la race (pur sang demi-sang, etc.), il n'y a donc aucune raison pour que le problème de l’origine des races soit un jour élucidé à l’aide de la connaissance des groupes sanguins.

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