‹ L'isochronisme dans le vers françaisChapitre 16 sur 33 · m. i. s. -- ()" '- il . m. i. h · texte numérisé non relu

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Fortes: 52, 6i, 55. La marche générale du rythme esl croissante-décroissante.

Exemple 16.

M. Georges Berr (I.. p. 333).

Voilà longtemps que celle avec qui j'ai dormi...

</. m. i. s. = I2CU9 '/. ///. i. 11. = io"'i|

Les deux derniers pieds sonl presque absolumenl égaux. Les quatre tories le sont aussi, deux à deux: 37 et 3i, 27 (?) et 21. L'isochronisme n'est pas aussi bien respecté dans la pluparl de nos morceaux de musique. M. Landry u'en estime pas moins que dans ce vers « le rythme lui-même est très irrégulier » (L. p. .'!."• \). On y trouve, ainsi que dans les exemples i'i. [9 el 21, égalemenl de M. Georges Bcrr, une réponse au moins partielle à cette question: « D'où vient pourtant que ce débit parait partout très cadencé?» (L. p. 335). Mais, pour cria, il faut en mesurer les pieds et les comparer aux mesures du chant.

/•. temple 1 j .

M. Landry (L. p. ao4)-

Tu me re/zds mon bonheur, ma raiso//, ma vaillance.

d. m. i. s. = i6cu2 d. m. i. u. = 7

Un pied long entre deux pieds brefs et presque absolument égaux.

La partie faible (ïï) ne varie pas d'un pied a L'autre: 62, 60, 62 (Y). Comme nous l'avons déjà remarqué ailleurs (v. ex. i3), l'inégalité objective des pieds tient ici à l'intensité différente des fortes, qui leur impose une durée correspondante.

Exemple 18.

M. Landry (L. p. 198).

représente un silence.

Chez la mère ou l'enfant, chez l'amant ou la femme ... i58 177 i44 (Y)

Même forme que ci-dessus (1 7). Le silence de la coupe vaut 57" ; j en tiens compte dans la durée du deuxième pied.

Il y a dans les fortes un entrecroisement de durées égales : 86, 64, 81, 65.

Exemple ig.

M. Georges Berr (L. p. 332).

Le y>nv n'est pas plus p//r que le fo/jd de mon cœur.

lot) 106 io3 (V)

d. m. 1. s. = 2 2,u8 d. ni. i. 11. = iç)'"7

Les deux derniers pieds sont presque absolument égaux (op. ex. i/j, i6et2i). La plupart des svllabes faibles aussi: (3/j), 33, 37, 32, 11, 33, 18, 48.

Exemple 20.

M™ Bartet (L. p. 343).

Retournez, retournez à la fille d'Hélène... 166 127 i58 (V)

d. ni. i. s. = 23fU3 d. m. i. ?/. = ioru/i

Un pied bref entre deux pieds longs et presque absolument isochrones. Les fortes sont égales: 0/1, 90, 0,5.

Exemple 2 1 .

M. Georges Berr (L. p. 333 A).

Une immense bonté tombai'1 du firmament. [28 100 [36 (V).

d. m. i. s. = 26'"'i '/. m. i. n. = nr"7

L ISOCHHOKISM1 !>\n- il VKBfl PAARÇAU

Encore un pied bref entre deux pieds longs el approximativement égaux.

Exemple -.■■-.

Voici maintenant an fragmenl de quatre vers, déclamé pai M. Landry (L. |>. 3 [9) :

I II III

Si ton âme, enchaînée ainsi que I esl mon dme, A IV V \ I

Lasse de ^<>n boulet et de son pain amer,

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