I. 1S<M SROIflSMB DANS i \ Kl SKJI I I I
à prolonger les sons en raison de leur intensité. Comparons donc entre eux les temps de même espèce (il y a ici un son par temps) :
Temps forts : Temps faib
d. m. i. ii. = icu7 il . m. i. u. =32
Mais, dans un groupe ternaire, le troisième élémenl es1 <'ii généra] moins faible que le deuxième :
Premiers temps faibles Seconds temps faibles
(3i. \!\. i5. a4«) ou temps faibles renforcés
d. m. i. u. = 3lcuO d. m. i. u . = V"'.)
Ainsi donc, plus les temps sont forts, plus il se rapprochent de l'isochronismc : icu7; V"(): 3icno. Les temps forts sont presque absolument égaux. Comme ils attirent spécialement l'attention, par leur intensité et par leur longueur, leur égalité doit contribuer largement à entretenir l'illusion de 1 isochronisme.
On remarquera que dans leur ensemble les temps sont beaucoup moins près de l'égalité que les mesures.
Dans mes calculs sur les temps, j'ai pris pour point de départ la notation musicale, c'est-à-dire le rythme consciemment voulu par le compositeur et l'exécutant, qui ne sont dans le cas présent qu'une seule et même personne. Dans son jeu, par une agogique très marquée, M. Paderewski a rapproché le genre ternaire (.'> I)
du binaire (2/4), le molosse (- ) du dactyle cyclique (- u ).
Les trois notes, la forte (F) et les deux faibles (f, f"), valent en moyenne :
Dans le molosse (3/4)
Dans l'exécution
Dans le dactyle cyclique (2/4)
Dans l'exécution, malgré tout, nous n'avons qu'un rythme ternaire modifié par l'agogique. Si nous le regardions comme binaire (2/4), le temps fort (F), contrairement à la loi de l'agogique, serait plus bref que le temps faible (f -+- f"), et en moyenne ~>2 : 62), et dans chaque mesure prise à part. Supposons pourtant que le menuet, exécuté par erreur en 2/4, comprenne huit temps au lieu de douze :
I II III IV
ni. 71. 5a. 53. 5i. 55. 54- 69. (V)
Pour les huit temps, nous trouvons : d. m. i. s. = i5ru3,
1 IS0CHR05TSME DANS LE YFRS FRA"V< ÏAIB
d. m. i. u. = iifu3 (trmps faibles, d. m. i. u. = I2c,,q). De quelque manière qu'on envisage le rythme, les temps se rapprochent moins de l'égalité absolue que les mesures.
Exemple II.
M. (i.Mitili a solfié a une danse d'ancien style anglais tirée d'un sien opéra-comique, d'abord telle qu'elle est dansée, ensuite avec l'expression qu'on y met quand on la chante » (L. p. 4oo).
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