‹ L'Israël des Alpes (volume 2)Chapitre 19 sur 48 · AUTEURS DIVERS · texte numérisé non relu

AUTEURS DIVERS

I. LYDirs. « Waldensia: id est conservatio verse Ecclesiae demonstrata ex confessionibus, cum Taboritarura, an te ducentos ferme annos, tu m Bohéraorum. etc. » Rotterdam, 1616, 2 vol. in-So. (Le deuxième volume est intitulé: Waklensium, Tomus secundws, etc.) — Pour les rapports de l'Eglise vaudoise avec celles de Bohème, voir encore: Ehwalt, « Doctrine ancienne et moderne des Frères Bohémiens et Moraves : » (à la p. 660, il reproduit le catéchisme vaudois intitulé : Interrogations menors. — Luzitius :

« De disciplina ecclesiastica. , moribus et institutionibus Fratrum Bohemicorum. » Amst. 1660. — Commenius : « Hist. Ecclesiae Fratrum Bohem ; (se trouve dans Struvius : Scriptores rerum germunicarum) . » — Esrom Rudiger . « Narratiuncula de Ecclesiis Frat. in Bohemia. » — Camerarius : « Historica narratio de fratrum orthodox. ecclesiis in Bohemia » Heildelberg, 1606. — Un ouvrage plus rare est: « Historica persecutionum Ecclesiae Bohemicse... ab anno 894, ad an. 1632; » in-12, imprimé en 1648. 11 parle des Vaudois au chap. XX, § 5. — D'autres auteurs encore : jEneas Sylvius, (plus tard Pape, sous le nom de Pie II : de 1458 à 1464.) Durravius (évêque d'Olmutz), Stransky, Schulze, Tittle, Hensel, Andréa, etc., ont écrit différents ouvrages sur l'Eglise de Bohême. — Parmi les modernes, on doit citer M. Bost. « Histoire ancienne et moderne des frères de Bohême et de Moravie. » Genève, 1831, 2 vol. in-8o. Il parle des Vaudois, T. II. L. 3. (Il a composé pour eux la musique de plusieurs chants nationaux, destinés à rappeler les principaux événements de leur histoire.)

II. Fuesslin (Jean Conrad), « De gemina, Albigensium et Valdensium distinctione. » Inséré dans Nova Miscelanea de Leypzic, T. X, p. 3. — Fuesselin a écrit : « Histoire des sectes et des hérésies dans le moyen âge » (en allemand), Francfort et Leipzig, 1770; 3 vol. in-8o. Il y parle des Vaudois d'une manière fort étendue.

III. Pour l'histoire des Albigeois : « Guillaume de Puy Laurens (de Podio Laurentii) Historia negotii Franoorum adversus Albigenses; » inséré dans Duchesne , scriptores historiée Francorum, T. V , p. 666 et dans plusieurs collections plu.; récentes : L'auteur était chapelain du comte de Toulouse, et secrétaire de l'évêque de cette ville. — Pierre de Vaucernay, Historia Albigensium; cet ouvrage a été traduit en Français. — Des extraits en prose, du poëme languedocien publié par M. Fauriel, se trouvent dans Y Histoire générale du Languedoc, T. III, Preuves, no 1, et dans le recueil du MSG. de la France, T. XIX. — Chaufepié dans son Dictionnaire historique et critique, cite un MSG. intitulé : « Ce qui fut fait par les Inquisiteurs contre les

Albigeois, depuis le 21 janvier 1821, jusqu'au 24 octobre 1319. (Lettre J, p. 80 et 81.) Ce MSG. a été publié par Limborgh, à la suite de son Historia Inquisitionis . — Eniin et principalement Schmidt : Histoire des Albigeois ou Cathares (indiqué dans le n°ll, § III de cette section). — La question des rapports des Vaudois avec les Albigeois est loin d'être éclaircie. Ces rapports eux-mêmes sont fort hypothétiques. (Voir, sur ce sujet, d'autres ouvrages cités dans le no XXI de ce §; et aux nos XV et XVI de la section III, de cette bibliographie. — On pourrait joindre à cette branche d'études, celle des Pétrobrusiens, avec lesquels les Vaudois ont eu des rapports plus probables, puisque Pierre de Bruys était originaire du Val-Louise. — Voir le P. Albert, Histoire ecclésiastique d'Embrun, T. I, p. 56. — Hecker, Disputationes de Petrobrusianis, Leypzig, 1721. Harenberg, Otia sacra: (La thèse X est intitulée : Valdenses Petro de Valdo antiquiores .) Neander, Vie de saint Bernard (en Allemand), etc.

IV. Allix. « Some remarks upon the ecclesiastical history ot the ancient churches of Piémont. London, 1690 ; » in-4o. — Winer, mentionne une deuxième édition, publiée en 1692. {Remarques sur Vhistoire ecclésiastique des anciennes Eglises du Piémont.) — Cet ouvrage n'a pas, à proprement parler, de valeur historique. Son but est de prouver la descendance apostolique des Vaudois. Ce qui le rend précieux, est surtout la reproduction des trois anciens manuscrits vaudois , qu'Allix a publiés à la fin de son volume. — Ces manuscrits se trouvaient autrefois à Cambridge, et se sont retrouvés récemment à Dublin. (Bibl. col. Trin. Clas. C. Tab. 4, no XVIII, vol. VIII et IX.) — Léger avait donné la traduction de l'un d'entre eux. II, p. 21. Basnage, (T. II, p. 1440) et Perrin, (p. 133 et 135) parlent des deux autres. — Voir aussi : La barque de l'Eglise pour les amis de la religion. (Ouvrage allemand.) Zurich 1764, à la p. 210.

V. Du Plessis Mornay. « Mysterium iniquitatis seu historia Papatus : » parle des Vaudois aux pages 304, 406, 458, etc. — Ce livre a eu beaucoup d'éditions, celle que je cite est de Goricheim. 1662. — On pourrait y joindre ÏHistoria papatus, par

Heidegger, qui parle des Vaudois à la page 415. — Flacius Illyricus, a aussi écrit Historia de primatu Papœ, où il est parlé des Vaudois, § 267, p. 630-660. Son Catalogus testium veritatis: Strasbourg, 1562, et Francfort, 1666 , avec notes et suppléments, à la fin duquel est imprimé l'ouvrage précédent, renferme aussi beaucoup de choses sur les Vaudois.

VI. Koecher, « Histoire catéchétique des Vaudois, des Frères de Bohême... etc. » (En allemand) léna, 1768. — Les Vaudois n'interviennent dans cet ouvrage que par la reproduction de leur excellent petit catéchisme, en langue romane, intitulé Interrogations menors : déjà publié par Perrin, p. 157 ; Léger, p. 58 ; Monastier,t.lIp. 297; Hahn, p. 673-679; et publié, àpart, à Edimbourg, en 1836. — L'original se trouve dans les Manuscrits Vaudois de Dublin: Bibl. col. Trin. Clas. G. Tab. V. no XXII, fol. 284 verso à 292. — Joindre à cet ouvrage, Duplex confessio Valdensium. Imprimé en 1512, in fol. (Ouvrage que je n'ai jamais vu.)

VII. Vax-Breenn : « Mémoires apologétiques sur les Vaudois, avec un appendice, depuis 1642 jusqu'à 1655. » (En Hollandais.) Amsterdam, 1663. — Rapprocher de ce travail un ouvrage moderne, allemand, intitulé : « Le gouvernement ecclésiastique des communautés vaudoises du Piémont, par Weiss, pasteur et secrétaire du Synode de Zurich. ^Die kirchenverfassung der Piemontessichen... etc.) Zurich, 1834 ; in-8o de VIII et 76 pages.

VIII. Du Clercq (Jaques), « Mémoires sur la Vaudoiserie d'Arras. » Imprimés dans la collection des Chroniques de Buchon. Paris, Verdière: 1826, in-8o. T. XXXIX. — Le titre de ces mémoires est beaucoup plus long. La première partie commence ainsi : « D'une femme nommée Demiselle, laquelle fut prinse, en la ville de Douay, comme Vauldoise, et amenée prisonnière

en la cité d'Arras etc. » Du Clercq est le continuateur de

Monstrelet. Il y a dans sa chronique des détails curieux. Le style est naïf; mais le sujet qu'il traite est fort étranger à l'histoire des Vaudois du Piémont. — On peut mettre sur la même ligne, à ce dernier égard, le mémoire de M. Bourquel ot : Notice

sur les sorciers Yaudois , inséré dans le T. VIII de la biblio theque de l'Ecole de Chartes.

IX. Prateoixs : « De ritis, seetis et dogmatibus omnium haereticorum. » Cologne, 1569. fol. Peu de chose. — Engelhardt, Dissertations sur divers points d'hist. Ecelés. (En allemand.) La question des Vandois s'y trouve incidemment traitée. — Un autre ouvrage allemand, intitulé : Chroniques universelles, renferme plus de détails. Voir la cinquième partie, page 179; T. IV, p. 47 : T. VIII. p. 611 ; T. XI, p. 7. 12, 338 ; T. XIX. page 695. — Voir aussi, les Centuries de Magdebourg : ouvrage latin), centurie X et cent. XII. ch. 18; etc.

X. De Paramo : « De origine, officio et progressu sanctœ Inquisiîionis. » Madrid, 1598; Anvers 1619, in-fol. — Y joindre: Eyxericus. Directorium Inquisitorum. Rome, 157 0: (il parle des Vaudois à la p. 2S2 : et Doctrina de m>xlo prx»:edendi contra hœreticos; inséré dans Martese, Thes. Anecdotorum: T. V. p. 1795; ainsi que Forma qualiter hœretici hœreticant hœreticos , inséré dans Thésaurus novarum Anecdotorum, T. V. 1776; et Liber sententiarum Inquisitionis Tolosanœ. publié par Limborch. Enûn, le chap. I du Liv. II de Perrin, p. 106 et chap. III, p. 132.

XI. Eiie Benoit : «Histoire de l'Edit de Nantes; » Delft, 1693-5, 5 vol. in-4o, traduit en hollandais, Amsterdam 1696, fol. — RrLHTEREs, « Eclaircissements historiques sur les causes de la révocation de l'Edit de Nantes, et sur l'état du protestantisme en France, depuis Louis XIV jusqu'à nos jours, » sans lieu d'impression, 1788, 2 vol in-8o; et Bernard, Explication de l'Edit de Santés ; plusLû politique du cierge' de France, Amsterdam, 16S2, 1 vol. in-32, où il est parlé des Vaudois à la p. 152 ; et les soupirs de la France esclave : (ouvrage devenu rare) , avec Les derniers efforts de l'innocence affligée : Ville-Franche, 16S2, 2 vol. in-32, de 236 et 212 pages.

XII. « Yen de pleurs et de lamentations. » Imprimé à Ville- Franche, l'an MDCLX. ce::: i:>4> de 4v2 pages. — Le chap. I de la deuxième partie (p. 178), est relatif aux Vaudois. — Voir dans l'Israël des Alpes, les sources du chap. VIII, T. II. (Je dois

cet opuscule rare à M. le doctenr Long, de Die, auteur d'un Mémoire sur les Allobroges, couronné par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, et je saisis cette occasion de lui en témoigner publiquement ma reconnaissance.)

XIII. On pourrait rapprocher de cet ouvrage le Chant de deuil, ou élégie sur les massacres de 1655 : en allemand, Bibliothèque de Berne; et une pièce de vers intitulée : « Le cantique des Val- « lées du Piémont, sur les actes funestes de leurs massacres et « de leur paix, » se rapportant aussi aux événements de 1655, et imprimé à la fin de « Lettre des protestants du Piémont, à « Mylord, Protecteur d'Angleterre, » sans date ni lieu d'impression.— Enfin, « L'huile découlant du rocher, ou consolations « adressées à nos frères des Vallées, exilés. » Impr. en 1688.

XIV. Raynouard : « Choix de poésies originales des Trouba- « dours, » Paris, 1816, 6 vol. in-8o. — Dans le T. II, il place au nombre des Monuments primitifs de la langue romane, ou plutôt comme étant les seuls monuments primitifs de cette langue, la nobla Leyczon qu'il donne tout entière, et les anciens poèmes vaudois, dont il ne cite que des fragments. — Hahn, les a publiés en entier de la p. 560 à la page 604, de son Hist. des

Vaudois et des sectes collatérales (allemand), Stuttgard 1847; un vol. in-8o de 822 p. avec carte. — Millot, dans Y Hist. littéraire

des troubadours, parle également des Vaudois au T. II; p. 42.

Voir aussi Parandin , Annales de Bourgogne , Livre II, pages

247, etc.

XV. Bossuet : « Histoire des variations des Eglises protestantes... (nombreuses éditions.) Livre XI, § G et suivants, s'occupe des Vaudois. Il met en doute l'existence de leurs anciens manuscrits, qui avaient alors disparu, et qui depuis se sont retrouvés à Dublin et ailleurs. — Cet ouvrage est plein d'érudition, et généralement d'une grande exactitude dans les détails; ce qui ne l'empêche pas de donner une très fausse idée des Eglises protestantes et en particulier des Réformateurs : car, des détails choisis çà et là, déplacés, et agencés dans un ordre nouveau, ne font pas plus connaître l'ensemble d'où ils ont été tirés, qu'un meuble construit en chêne , ne donnerait une idée de l'arbre. —

Bossuet part de ce principe que la vérité est une, et il ne le prouve pas; Celse, était parti du même principe, pour combattre le christianisme. — Il existe plusieurs réfutations de cet ouvrage, une des plus remarquables est: « Introductio in memorabilia « Ecclesiasticse historiée sacra. » Halle, 1745; chez Weisman.

XVI. Hering: « Mémoires pour servir à l'histoire des réfor- « més » (en allemand); il y est question des Vaudois de la p. 19 à la p. 26. — « Histoire générale des Jésuites, depuis l'origine « de cet ordre jusqu'à nos jours. » Zurich, 1789 (même langue). Voir,T. I, p. 226 etsuiv. —Autre Histoire des Jésuites, par Wolf, aussi en allemand; parle des Vaudois T. I, p. 223. — Voir de plus : Ménard : Hist. de la ville de Nîmes... 1750, in-4o, Preuves T. I, p. 73.

XVII. Marnix de sainte Aldegoxde : « Tableau des différends « de la religion ; » imprimé à La Rochelle, en 1601, deux vol. in-8o. — Cet ouvrage est fréquemment cité par Perrin; il a peu d'importance sous le rapport historique; mais il est écrit avec beaucoup d'énergie, entremêlée parfois d'une sorte de plaisanterie amère, qui lui donne un caractère d'originalité tout particulier. — L'auteur du reste, ne se contenta pas d'écrire ; il combattit encore, les armes à la main, pour la cause du protestantisme. — Son ouvrage est devenu rare.

XVIII. Ruchat. « Histoire de la Réformation en Suisse, où l'on « voit tout ce qui s'est passé de plus remarquable, depuis l'an « 1516 jusqu'à l'an 3556... » Genève, MDCCXXVIII, 6 vol. in-8o.

— La suite de cet ouvrage, qui existait en manuscrit, a été publiée de 1835 à 1838. — Il y est fait mention, avec détails, de l'ambassade envoyée par les Vaudois aux Réformateurs en 1530.

— Voir T. II. p. 330 et T. III, p. 175. — Dans la nouvelle édition : appendice, p. 556. — Voir aussi « l'Histoire de la confédé- « ration Suisse, » par Jean de Muller, continuée par Hottinger, Vuilliemin et Monnard. Ainsi que Flathe : « Geschichte der « Vorlaùfer der Reformation. Leypzig, » I. vol.

XIX. Gaspard Galvoer : a Fissura (ou fissurée) Sionis; hoc est, « de schismatibus ac controversiis quee ecclesiam agitarunt.

« Leypzig, 1690. » — Livre savant et peu connu. Parle des- Vaudois, p. 354.

XX. Martin de Clausonne (abbé) : a écrit un livre « Contre « Vulçon, conseiller au Parlement de Grenoble. » (J'en ignore le titre exact.) Ce Vulçon est le même qui avait communiqué à Perrin les « Enquêtes juridiques, poursuivies contre les Vaudois « par les évêques d'Embrun, » et tombées entre les mains d'un soldat, lors du sac de cette ville par Lesdiguières. (Perrin, pages 114. 127. 131. 137. 141., ainsi que dans la préface.) — L'abbé de Clausonne, reproduit contre les Vaudois toutes les accusations de leurs moins dignes adversaires. Son chap. XX est intitulé : « Réponse sur les points que le ministre Perrin impute « à calomnie. » — Voir aussi Florimond de Remond, « De l'an- « téchrist, » chapitre VII, no 7 ; et le manuscrit de Fournier, « Histoire des Alpes Maritimes ou Cottiennes, particulièrement « d'Embrun leur métropolitaine: » p. 71. — In-fol. Bibliothèque de Gap et de Lyon.

XXI. Jacques de Saint Michel : « L'histoire et le cours des « hérésies des Vaudois et des Albigeois. » Toulouse, 1676, in-8°.

— Pantaléon: « De rébus in ecclesia gestis. » Liv. V. — Guillelmus Merpburgensis. De rébus Angliœ. Liv III; et dans les Scriptores Anglici, publiés à Londres en 1652, in-fol. chronicon, ad annurn 1177, fol. 1441. Plus les Annales de Malvenda, chapitre IV, ad ann. 1220; et le Fasciculus d'Orthuinus Gratius, Cologne, 1535, in-fol. 81-95; ainsi que le « Fasciculus rerum « expectendarum et fugiendarum, » où se trouve l'épître des Vaudois au roi Ladislas. — Enfin, Serrarius, Trihœresium : . Liv. I, chap. V; et de Vineis, Constitutiones. Liv. I; ep. 25-27

XXII. Sismondi. « Histoire des répub. d'Italie. » T. XVII, etc.

— « Histoire des ducs de Savoie, » par Fraizet, et d'autres. — Chiésa. « Corona vale di Savoia, etc. » — Sclopis. « Storia dell'antiche legge del Piemonte. » (J'indiquerai dans la section VI» les ouvrages de MM. Cibrario, de Saluées et de Beauregard.) — Parmi les ouvrages particuliers, Histoire d'Emm. Philibert, duc de Savoie.... Amsterdam, 1693; et en latin: « DevitaEmmanuelis Philiberti, Allobrogum Ducis, et Subalpinorum princi-

pis, libri duo. » Johannis Tonsi, patrieii Mediolanensis. Aug. Tour. 1596, fol., etc.

XXIII. George Stanby. « Recherches sur l'histoire et la théolo- « gie des anciens Vaudois et Albigeois » (en anglais), Lonclon, 1838; in-8» de 596 p. — « Histoire de l'Eglise chrétienne, de- « puis la naissance de Jésus-Christ jusqu'au dix-huitième siècle, « renfermant des détails intéressants sur les Vaudois et les Albigeois » (en anglais), par William Jones; troisième édition. Londcn, 1818; in-8°. — Le deuxième volume et le quatrième chapitre du premier, sont relatifs aux Vaud. — Il les rattache aux Pauliciens, comme Turner. — Une quatrième édition de cet ou vrage a paru à Londres en 1820. Pour celle-là, c'est dans le huitième volume que se trouvent les détails sur les Vaudois annoncés dans ce titre.

XXIV. Gilly. « Recherches sur les Vaudois » (en anglais: Waldensian researches, during a second vîsit to the Waldenses..., etc.) Lond., 1830 ; in-8». Ouvrage d'érudition; et sous un autre titre : Researches among the Waldenses. — Du même auteur, mais anonyme : Les Vaudois, Valdo et Vigilance (en anglais). Lond., 1841; in-8o de 69 p. — Réunion d'articles, publiés d'abord dans la septième édition ou livr. de Y Encyclopédie britannique. — Cette étude a donné naissance à un nouvel ouvrage : Vigilance et son temps : (Vigilantius and his times, by W. S. Gilly. D. D.) Lond., 1844 ; in-8° de XVI et 488 p. — d'autres ouvrages du même auteur seront mentionnés dans la section V, § I.

XXV. Elliot. « Hora? apocalypticœ » (commentaire critique et historique sur l'Apocalypse ; en anglais), Lond., 1844 ; in-80, trois vol. — Dans le tome II, il est longuement question des Vaudois comme étant les deux témoins (Apoc. XI), qui paraissent morts pendant trois jours et demi (v. 9, 11); ce qu'on explique par les trois ans et demi d'exil que durent subir les habitants des vallées considérés comme dépositaires du V. et du N. T. auxquels se rapportent les v. 5, 6 et 7.

XXVI. SaiMiDT. « Histoire et doctrine de la secte des Cathare ou Albigeois. » Paris, 1849; deux vol. in-8^1 ; le premier, de XII

et 39-2, le deuxième, de 320 pages. — Cet ouvrage, plein d'une grande érudition, reconnaît néanmoins que pour l'exposition du système dogmatique des Cathares, on est réduit au seul témoignage des adversaires de la secte. (T. I, p. IV). — Ces paroles font désirer la découverte de quelques écrits doctrinaires, originaux, qui permettent de séparer les Albigeois des dualistes, avec lesquels ils sont identifiés dans cet oûvrage. — M. Schmidt a consacré la note Xe de son deuxième volume à l'examen de l'origine des Vaudois (p. 287). Il pense qu'ils ne sont pas antérieurs à Valdo, et qu'on ne peut les rattacher à Claude de Turin, parce que ce dernier ne s'est pas séparé de l'Église romaine (p. 288). Mais les Vaudois ne s'en sont jamais séparés non plus ils n'ont fait que demeurer attachés à l'Évangile, et par suite, se sont trouvés isolés, lorsque l'Église romaine s'est détachée ellemême de ce code sacré (voir le chap. Ier de Y Israël des Alpes). M. Schmidt s'appuie ensuite sur ce qu'il n'est pas fait mention des Vaudois, depuis l'époque de Claude, jusques à celle de Valdo (p. 288). — Mais n'est-il pas des peuples dont l'histoire ne fait aucune mention même durant des siècles (parce qu'il ne s'y est rien passé de remarquable, ou qu'ils ont manqué de chroniqueurs, ou que les chroniques se sont perdues); et cela prouve-t-il que ces peuples n'aient pas existé ?— Tertio* dit-il (p. 290), la Nobla leyczon fait mention des Vaudois, e^ porte la date de l'an 1100 ; cette date n'est pas contestée ; mai s d'après le sens littéral du texte , les mille et cent ans accomplis à l'époque où ce poëme fut composé (vers. 6), ne doivent dater que du moment où fut écrite la prophétie renfermée dans saint Matthieu (chap. XXIV), ou dans l'Apocalypse (chap. XIX- XXI) : ce qui reporterait cette époque, de l'année 1139, à l'année 1196 environ ; c'est-à-dire précisément à l'époque de Valdo. - Cela est vrai ; mais, 1° il est difficile d'attribuer à l'auteur d'un poëme une exégèse aussi minutieusement exacte, lorsque les théologiens d'alors commettaient tant d'anachronismes; et que de nos jours même, l'époque où fuient composés les livres évangéliques précités, n'est pas parfaitement connue. — 2" Il me paraît plus difficile, eu égard aux circonstances des temps, d'attribuer la

Nobla leyczon aux disciples deValdo, et de placer son origine à la fin du douzième siècle, que de la maintenir aux Vaudois du onzième. (Voir dans cette Bibliographie, Partie II, section I, § 3, MSC 207, article V.) — 3° Enfin, on n'est pas plus fondé, à prendre pour point de départ la composition de l'apocalypse que celle de l'Evangile selon saint Matthieu, qui lui est d'un demi siècle antérieur; et qui placerait par conséquent encore la composition de la nobla leyczon une génération avant Valdo. — M. Schmidt, dit de plus, que le nom de Vaudois ne peut venir de Vaudou Vaux, et en latin de vullis, autrement on aurait vallenses et non pas valdenses (p. 289). — Mais ce nom qu'on devrait avoir, on l'a en effet : De Thou, les appelle Convallenses (Hist., liv. XXVII); et si l'on récuse cet auteur moderne, je citerai Eberhard ou Evrard de Béthune, qui est du treizième siècle, et qui dit: « Vallenses se appellant , eo quod in valle « lacrymarum maneant. » {Liber antihœresis , chap. XXV.) Enfin, je dirai que beaucoup de mots se sont formés en dehors des règles grammaticales de l'étymologie : et que l'irrégularité de leur formation ne prouve rien contre leur existence. — M. Schmitd cite lui-même (p. 289) quelques lignes d'un MSC. de Strasbourg, qui m'était inconnu, et qui remonte au treizième siècle; valdenses y est-il dit, dicuntur... a valle... quia in valle orti sunt. Cette opinion qui tend à présenter le nom de Vaudois, comme provenant des vallées qu'ils habitaient, n'est donc pas une opinion récente ; Bernard de Fondcaud, contemporain de Valdo, la partageait déjà. «Valdenses dicuntur a valle densa, « eo quod profundis et densis errorum tenebris involvantur. » (Gretzeri opéra, T. XII, Part. II, p. 196.)

Enfin, ajoute M. Schmidt (p. 291-292), la Nobla leyczon parle des Vaudois, comme étant déjà persécutés (vers 368 et suiv.) : « Or, l'histoire ne sait rien d'une persécution des Vaudois avant « la fin du douzième siècle. » (Il est tant de choses que l'histoire ignore ! Combien de choses n'ignorait-elle pas sur les Cathares avant la publication de l'ouvrage de M. Schmidt ! Est-ce à dire que ces choses n'aient pas existé?...) «Le nom des hérétiques

« vaudois , devenu pour le peuple catholique un objet de haine, « fut employé par lui pour désigner des crimes détestables ; les « termes de Cathares .., etc. ont eu le même sort. Ce détour- « nement du sens primitif du mot, nous renvoie à une époque « où celui-ci était très connu du peuple, et où la secte qui le por- « tait était généralement haïe et persécutée. Cette époque ne « peut être celle de l'origine de l'Eglise vaudoise. » (Hist. des Cathares, T. II, p. 292.) Ainsi s'exprime M. Schmidt; et je pense pouvoir en conclure que l'origine de l'Eglise vaudoise re monte beaucoup plus haut que les écrits qu'elle a laissés.

D'après lui, en effet, la Nobla leyczon a dù être composée à une époque où le nom des Vaudois était déjà connu; et cette époque ne saurait être celle de leur origine. — D'après lui encore, la Nobla leyczon aurait été composée, pour le plus tard, en 1196 ; et dans ce cas , elle ne saurait être attribuée aux disciples de Valdo, puisque cette époque est précisément celle de leur origine. — Or, elle n'a pas été composée plus tard : puisque 1196 est la dernière limite à laquelle permette d'atteindre le contexte. — Elle a donc été composée avant ce temps , c'est-à-dire avant l'origine des Vaudois de Lyon. — Il devait y avoir d'autres Vaudois, puisque le nom de Vaudois se trouve dans ce poëme (vers 372). Et il est naturel de penser que ces Vaudois étaient ceux des vallées vaudoises , puisque l'idiome dans lequel le poëme est écrit n'est pas celui du Lyonnais » mais bien celui de ces vallées. (Voir, dans cette Bibliogr., P. II, sect. I, § 1, art. VII.)

Pourquoi ne pas admettre que la Nobla leyczon a été composée à l'époque qu'elle indique elle-même (vers. 6), c'est-àdire vers l'an 1100? — J'ajouterai, sur l'autorité de M Schmidt» qu'à cette époque même, le nom des Vaudois devait déjà être très connu du peuple : ce qui suppose qu'ils existaient depuis longtemps ; et consacre ainsi le fait de leur existence au moins dès le onzième siècle. — Il me semble donc, que le savant écrivain auquel je réponds et à qui je dois de précieuses rectifications pour cette bibliographie, n'est pas fondé à prétendre que les Vaudois du Piémont descendent de Valdo.

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