II. — LES SALIENS. MARS DIEU DE LA GUERRE
La danse mêlée à toutes les religions. — Origine sabine Cq la confrérie des Saliens (Titienses, Agonales, Collini), serviteurs de Quirinus. — L'institution en est, comme d'ordinaire, aliribuce à Numa. — Légende de VAncile^ descendu du ciel Cl des douze anciles fabriques par Mamurius Veturius. — Bizarre histoire de ce Mamurius, fondeur de bronze, célébré et expulsé tous les ans par les Saliens. Par son nom (C.-F. M amers], il n'est qu'un doublet de Mars. — Procession des grandes Ancilies. — Débris informes du Chant des Saliens. — Nombreuses cérémonies auxquelles les Saliens prennent part. — Place faite à Mars dans les origines romaines. — Légendes de Romulus et Rémus, de Mars et de Sylvia, racontées par Ovide. — Romulus assimilé à Quirinus. — Mars, invoqué comme dieu de la guerre et père du fondateur de Rome. — Fêtes et temples consacrés au dieu Mars. — Les Eqitiries, sacrifice du cheval vainqueur. — Lorsque la légende d'Fnée eut fait de Vénus l'aïeule, ou la sœur jumelle, l'image même de Rome, celte déesse devenait inséparable de M?rs; ainsi se forme ce couple entièrement latin, malgré l'intrusion de la mythologie hellénique.
La Danse est le legs d'un âge où le geste suppléait la parole encore absente, ou si confuse qu'elle ne pouvait se faire entendre sans le secours des attitudes et des mouvements. Un trémoussement des genoux ou des hanches, un pas traînant ou relevé, un renflement de thorax ou d'épaule, un dévelop-
MARS BT SON CORTÈGB
pement des bras, certaines inclinaisons de tête en avant, en arrière, de côté, le tout accompagné de cris diversement modulés, composaient, dit mon savant collègue Letourneau, toute la littérature, toute la poésie des primates redressés, de tout poil et de toute couleur, qui se décernèrent plus tard le titre de homo sapiens, d'être conscient. Tous les groupes humains, noirs, rouges, jaunes, blancs ont été des bandes d'animaux sauteurs, qui exprimaient leurs désirs, leurs joies, leur enthousiasme par des bonds plus ou moins rhythmés. Lucrèce a peint largement, ces aspects de la vie primitive :
La gaîté folâtrait en bonds mal cadencés ; Et quand ces rudes pieds lourdement élancés Retombaient sur le sein de la vieille nourrice Quels éclats saluaient cetie danse novice!
C'était l'accompagnement de tous les banquets et de tous les sacrifices, puisque, la part des dieux réservée, les victimes servaient à la nourriture des hommes. Aussi trouve-t-on la danse à l'origine de toutes les liturgies; et les évolutions diverses qui s'accomplissent encore autour des autels sont les restes atténués des pantomimes antiques.
Nous avons décrit les courses aux flambeaux des fêtes de Diana, les processions, les sarabandes religieuses des Luperques. Mars, aussi bien que Faunus et beaucoup d'autres divinités, avait ses prêtres danseurs, le collège, la confrérie des Saliens, Salîi (Salive « Saut »). Dès les temps les plus reculés, il y avait des Saliens à Tibur, à Tusculum, à Véïes, et en Sabine, d'où ils passèrent A Komc. Un roi des Véiens, Morrius, passait pour les avoir institués en Thonneur de son aïeul I falèsus, le héros éponyme deFaléries. Partout, en .somme, dans le monde ausonien, des corporations dansantes faisaient des sacrifices, des prières pour la prospérité de leur ville, chantant des hymnes guerriers le plus
souvent dédiés à Mars, considéré lui-même comme un Salien, gradivus, « qui marche, qui s'élance ».
L'origine sabinedes Saliens de Rome est attestée par deux traditions concordantes. Le Mars du Quirinal, Quirinus, venu de Cures avec les Sabins, du temps même de Romulus, ou peut-être avant la fondation de la Rome du Palatin, était servi par des Saliens, dits Titienses [Tatius)^ Agonales ou Collini, qui invoquaient des Indigètes, Pcillor et Pavoi\ la Pâleur et l'Epouvante, en souvenir d'une défaite infligée aux Sabins par Tullus Hostilius. D'autre part, l'institution de la confrérie était attribuée à Numa, un Sabin de Cures ; on la rattachait à la légende bizarre, énigmatique, des Aiîciles^ ou boucliers sacrés.
Un matin que Numa, debout devant la Regia (le palais du roi-pontife, qui devint, après l'expulsion des rois, la demeure du Rex sacrorum), un matin que Numa, voilé de blanc, priait, les bras levés vers le ciel, au bruit d'un triple tonnerre éclatant dans un ciel sans nuages, il lui tomba dans les mains un bouclier auquel sa forme échancrée des deux côtés (amh-ccedere^ amcistis, anci(s)!e) a fait donner le nom d'ancile. En même temps retentit une voix, promettant au nouvel Etat une prospérité qui ne cesserait que le jour où il perdrait ce bouclier, gage de la protection divine. Aussi Numa, pour mettre à l'abri du vol le précieux ancile, en fît fabriquer onze exactement pareils, et l'artiste réussit tellement bien que Numa lui-même ne put distinguer l'original. Le forgeron s'appelait Mamiiriiis Vetiirius, et il jouait un rôle singulier dans une cérémonie qui avait lieu le 14 mars, à la première lune du printemps. Ce jour là, on promenait par la ville un homme vctu de peaux, et, à coups de baguettes blanches, on le chassait hors des murs en l'appelant Mamurius Véturius.
Comment accorder ce traitement ignominieux avec les honneurs rendus à ce même Mamurius
MARS BT Sv'^N OORD^viP \;»
dans les chants Saliens : n I.orsviuc. raovM\io vHh!\\ l'habile artisan eut achcvtî son a*u\u\ Numa \\\\ dit: « Fixe ta récompense ; ma Kn'aïUO \ \v.i vou » nue, rien ne te sera rcfusO. Jonc \ou\ J\uuio pnx » que la gloire : cjuWla lin de leur chani, Wh SmIiou» » répètent mon nom > » (Vcsl pour <uv|uillri . riir vieille dette que ces prôlres, auj«>uid'hui riunir. t\\\ pellentMamurius ». Vcrtumne, ^luicMMilm Iuhm. ir mercie Mamurius de l'avoir l'ait île Im'oii/o, cl Ir n^ mercie par un souhait ènigmatiquc.
At tibif Mamutl^funnA' ikVlitUn ittuu.v, Tellus artifices m taiatnma iihinut Qui me tam ducilet potuisti /uniiru- $n mut I
l'i"fi'i-iM r .
« Pour toi, MamuriuH, ci'-.clr.nr t\n \n>iit nnnm, qui as su me fondre pour tant d'u .;i«'V'. \iUt^,tn lu terre osque ne pasJou ne phn) ir.f.t u.-. in^n/t; m tistes »> (>)
Le poCtc entend il -ju': Winiinfiti-. 'f.-.'ip, d^'-T/» mais d'user ses xriHixw u ii\^,:',i\*.-.\ '>.-. ..i-.'n '/i /)' -, statuts d*<»rgile ',''i:uy^f..*i:,î.';' * t -. ,.':r, f.;.' , .;;, *
s::r. a'jt i<! .".;<';.'■: ':'i .*;/.. . ..' .;> *', ', '.' '/ et à lexs-isi^'. '<r,r. .1. *. -.'. "'.'■.:, ...
teur guerrier du Ver sacrum, de ces expéditions aventureuses qui entraînaient au loin la jeunesse de chaque peuplade. Le nom d'ancile importe peu ; mais j'ai peine à me contenter de l'étymologie proposée par les érudits, du I" siècle avant ou après notre ère. Je m*ètonne même que les modernes n'aient pas songé à divers personnages ou dieux du Latium, tels que Ane-sur, Anc-us, -4n^-itia, Ang-QTona^ formés de divers suffixes, mais d'une même racine Ane, serrer, embrasser, étouffer, angere^ anguis (qui enveloppe). Le bouclier aurait reçu le nom à'ancile^ soit parce qu'une courroie l'attachait autour du bras gauche, soit parce qu'il embrassait, couvrait une partie du corps.
L'usage, très antique sans doute, avait, dans chaque tribu, consacré au Mars local un ancile symbolique, mais qui ne différait en rien, par la forme, des autres boucliers de la nation. Puis la mode changea. Le bouclier du dieu resta seul de son espèce, et Numa, ou quelque autre, eut l'idée ingénieuse d'en faire fabriquer de pareils pour les cérémonies du culte, d'après le don du ciel, d'après le prototype divin. Le nombre douze, en ce temps, se trouvait en faveur. Les Etrusques comptaient leurs villes et leurs dieux par douzaines ; deux mois intercalés dans l'ancienne et très incertaine année des Latins venaient d'assurer la régularité des saisons. Enfin, Mars était intimement, nous l'avons vu, attaché à l'année amnus^ Anna perenna. Douze mois, douze prêtres, douze boucliers, cette coïncidence parut agréable à ces enfants pleins de gravité: on imagina ensuite d'attribuer à un second Mars, à Mamurius (c. f. Mamers), les onze faux anciles, qui ne différaient en rien du vrai ; et voilà pourquoi les Saliens célébraient Mamurius. Mais on symbolisa, on subtilisa. Comme le printemps ramenait chaque année Mars rajeuni, le maître du premier mois et de l'ancile primordial, l'idée vint de chasser, de congédier les mois écoules, l'année
passée, considérée comme un Mars viei:]i. ou comme un faux Mars, copiste eu véritable ancile. De là l'expulsion de Mj-murius Vciwnus^ sorte de Mars suranné.
Telles furent bien souvent les divagations scttes ou puériles qui occupaient, dans le cerveau des anciens indo-européens, la place de la raison. Au reste, Preller mentionne une coutume pareille chez les Huns et chez les Allemands : -« C'est, dii-il, un usage qui rappelle tellement la coutume très répandue en Allemagne et chez les Iluns. de chasser THiver (un bonhomme Hiver) au mois de mai. qu'il taut sans doute l'en rapprocher ».
Les Saliens de Numa avaient leur Curie sur le Palatin ; les Saliens de Quirinus, ou Agotulcs^ également au nombre de douze, siégeaient fur le Quirinal ; il existait aussi des Vierges saliennes, mais seulement convoquées pour assister le f-ontifex maximus au sacrifice solennel des ides de Mars. Les Saliens, qui se recrutaient par cooptation, n'admettaient parmi eux que des jeunes gens des premières familles. Les grands personnages et, plus tard, les empereurs, tinrent à honneur de s'y agréger. Le concours des Saliens était réclamé en maintes circonstances; mais nous décrirons seulement leur fête annuelle, en mars, qui était arrivée à durer quatorze jours. Douze eut été plus séant, mais quoi ! lorsque Rome eut quatorze quartiers, aucun ne voulut se priver d'un spectacle amusant et de bon augure.
En combinant les indications éparscs dans les écrivains, grammairiens, commentateurs, on est parvenu à reconstituer les grandes Aîwih'cs. La procession se réunissait aux Curies ou Mansions des Saliens, sur le flanc septentrional du mont Palatin. On allait prendre les ancilcs (tvu:ih\i nnn'chaniur), dans \q scicrariiiw, la « sacristie », de M;irs Gradivus ; puis, après les avoir pron»cnO>. i«miIc hi journée, on les déposait pour la nuit bcmI hui des
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reposoirs, soit chez quelque magistrat ou pontife désigné pour cet honneur. Le lendemain, les Saliens descendaient par la ville, et ainsi de suite jusqu'à ce que tous les quartiers et tous les temples eussent été visités. L'exercice était des plus fatigants : danses solennelles, pirouettes multipliées, sortes de valses à trois temps, mais plus appuyées que les nôtres (« ter quatiens hiimum )) dit Horace [frappant trois fois la terre], tripudia^ redantriiaiiones^ dit Festus). Tous les mouvements de ces sauteurs s'exécutent au son de la flûte, sous la direction de trois chefs, le prœsiil, le vaies et le magister. Celui-ci régie la marche, le vates le chant ; le
f)rœsul conduit la danse, dont il donne l'exemple et e signal, tantôt ordonnant un branle, tantôt un pas par couples enlacés ou une mimique individuelle. A chaque station, il y a un autel, dont les Saliens font le tour en dansant. Ajoutez les sacrifices et les festins de chaque jour.
Les chants sont perdus, sauf quelques mots incompréhensibles. C'étaient de vieux poèmes dont les prêtres eux-mêmes avaient oublié le sens. C'est Varron qui nous apprend, avant Ovide, que ces hymnes célébraient Mamurius. Macrobe cite parmi les dieux invoqués Liicelius « Jupiter, dieu de la clarté », et Janus (( dieu des dieux ». Ces deux derniers traits sont des indices de haute antiquité. Que de Silius Italiens, que de Valérius et de Staces ne sacrifierait-on pas pour un recueil de chants saliens ! Voici tout ce qui en est venu jusqu'à nous :
CozEULODOizESO onifiia vero adpatula coemisse
JAMCUSIANES DIIOMISCERUSES DUN JaflUSVe VET POS
MELios EUM KECUM... Divum etnpta cante, divum deo supplicate.
Que faire de ce logogriphe, au moins aussi altéré que le chant des Arvales j* Que voir en ces trois conglomérats Cozeulodoizeso^ jamcusianes, duomiscerus es > Peut-être i*" Consiilo (consulitm^ (( la danse )))
cc»re '■ Cjtf zt zi:z^^ — "";►»: .vt . — c:rc-.u.< •,"•< » : 2' J^m z:Li'zs2zcf- f Jirzs Czr.zr.-S » : ;' jt^.'-çl;? .\-^ rus « « m es TLT r-in ÀTin.i », : - ' rcn pfce. <o:$ n DUS pr: p: :£ • - V-"^^*~— eut- - f^ j--^,- • .^ . v ^ ■:,.<sv'' " «acheter. rîSserLrler Iss t-.t^ïs, .-^frî-ic^, c:x\ . ; et iîin I- e: r-f- î-^.' V : r.'i^ - r::i:rre, ru:>5^À.;cc : eum recurr: '- iï.-r^r: ^irz,^ . S :\ y à o^i^'cuc wà;-sembîar-ce en ces con-eciunes. .-^n iraàuiri;: i.^nc : « Je mènerai -a ianse,.. trus les Acce>^oirc.^ ^onî préparés. -. Janus Curiatius, b.'^n c^r.:e. Sv>:< rirv^* pice.., Janus. ou quelque maître me:'.".eur \s'0. en est), parmi ces rois... Chantez les hauts faits 0' v-^^^^ dieux î Suppliez !e dieu des dieux ! ^
Le costume des Saliens donnait à la l>ie un aspect très pittoresque: il consistait en une luniv^uc bariolée serrée par une large ceiniure ou vicmi ciu rasse d'airain, une trabée à bande de pourpre» un casque d'airain surmonté d'un a/»c\v en forme do cône ; Tépée au côté, une courte lance ou un l\\ion dans la main droite, au bras jjauche Tanoile. sur lequel ils frappent de temps en temps avec le ^ilaivc ou la baguette. Quelquefois, les boucliers Oiaioni portés sur des perches par des esclaves.
Tant que les anciles, dont la possessii^n faisait Rome invincible, n'étaient pas rc^inlOj^rés et ronlor mes (ancîlia condebantiir) dans le temple de Mars qui était resté ouvert, on se ^^ardait lic comnu'nrn une entreprise. Les membres de la corpointiDM, lorsqu'ils se trouvaient en voya^^^c, devaient m'mik^ ter durant les quatorze jours fériés, soiim prino d'encourir la colère divine. Les mariaKCîi ('(nichn dans cet intervalle étaient malheureux. La Irninir du Flamen dialis ne pouvait, nicrnc iine Mciilr. fnin, peigner sa chevelure.
En dehors des yl;/ci7za, et même pendant Ir, rnuiM de ces fôtcs, les Salicns figuraient rian't t\<: nom
(i; C. f. Appât iTi; vinu vesilit '(n«ic. on/jn'*).
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breuscà cérémonies, aux Mamuralta. aux fêtes d'Anna I^erenna, rux Agonia^ aux Quinquatries, et le jour du Tubilustrium, pendant qu'on purifiait, sur le Palatin, les trompettes sacrées et les autres instruments du culte. Ils dansaient et tripudiaient ainsi en Thonneur de tous les dieux et de toutes les déesses plus ou moins associés à Mars ; Jupiter, Quirinus, Minerve, Nerio, Junon. Cette universalité, non moins que la date printanière des Ancilia^ nous permet d'affirmer une fois de plus que le caractère original du culte Salien n'était pas exclusivement guerrier. Il s'est spécialisé peu à peu comme celui même du dieu auquel ils restèrent plus particulièrement attachés. C'est en le suivant à Rome qu'ils ont vu par degrés se restreindre le cercle de leurs attributions.
Bien que l'histoire des origines romaines ait été inventée après coup, elle a gardé, sans aucun doute, beaucoup de traces antiques, surtout si l'on prend soin de séparer la légende latine de la fable grécotroyenne. I/une a précédé l'autre ; et, comme les aventures d'I'^née étaient connues déjà de Naevius et d'Knnius, donc antérieures probablement aux guerres puniques, on peut considérer les traditions albano-sabines comme plus vieilles de deux ou trois siècles ; et les événements auxquels elles se rapportent appartiennent bien au ¥111*= ou 1X*= siècle avant notre ère. Mais il faut les interpréter et ne pas prendre Romulus pour un homme.
On peut admettre que depuis Tàge lointain des Sicules et même des Sicanes, de nombreuses tribus ausones, mêlées à des éléments plus anciens, occupaient les sept ou onze collines de la future Rome. On eût trouvé sur le Janicule, rive droite, les vieux Latins adorateurs de fanus, sur TAventin (rive gauche) des Rèmes ou Ramnenscs, très voisins de ces derniers, mais sans doute venus d'Albe avec Diana, Jovis, Junon, Minerva ; sur le Palatin, dans la ville de Pallantée, ancienne Saturnia, des popu-
for'iiic^î fins C-U".c. e.. ...v: '. ■.■..'.^ i . ^ » o ., . . . '*■>» moindres ol: ce :r:ures i:.:.:v.c>. s. : . .... o...-d'aver.turef. soi: Fi" if que f. >. :: \ v.s/.s. v'^.':;:\ :v:^.>. Etrusques, qui lan::-: piT-aien:, :,:r:. : a;..,;:^':^.: .^-uis voisins, et hnirent par se cor.:\ n.'.rc >vHis 1 ,ippt".;.i tien de Rome. Une viiic. ircs :c>;:\;::u\ !a .\\ '■■;.? jju.iJîjIj, palati::c v.i'ab.M\i, tu: «.iK.niio*.* vlo m,:;pour servir de refujïe : il n'y a\aii point do viK^ -.uv fondateuréponyme ; Ronuilu> .ui Uiuninu*' \\\\ iKmu' dérivé de Roma ou de Rumon. oi. v\Miuno vU* i»»ir, ces personnages facliccs. onentilun i im, mu- .phri divinité, qui se trouva laiic iliuiMr onipliM .i\f. Ii Quirinus des Sabins et le W.iis latin. Jont Ir . niii était alors dans toute sa fn!\c.
'( Avant tous les dieux, dit < )\ i-l«- (im (».«;•• n un peu), nos aïeux adorèrent \\.\\ ; 1'' i .iIimmi 'iihi.! Mars, parce que .Mars pi'i<l«- .1 l.i (mimh '.i i que les armes donnaient à <>■ jm npl' I' l'uiin M hi gloire. Parcouicz les fa trs '!«■■. ■ iJI* ■ .mi , Im>ii verez partout un moi 'In n'.m «I* '\\.n !• im.i sième chez, les Ali/îiii. . I»; ' I l'im* II»' - le / l' I ■ lisquc^. le sixieui': '.h';/ i' jl-ncî-n .(. i>
la haute citadelle de Telegonus (Tusculum, ou bien Praeneste). Laurente aussi a donné à Mars son mois, le cinquième, les rudes Equicoles le dixième, les gens de Cures le quatrième ; en ceci les vieux Pélignes ont été d'accord avec les Sabins. Romulus, pour l'emporter sur tous ces peuples, consacra le premier mois de l'année à l'auteur de son existence.»
Pourquoi a-t-on fait de Romulus un fils de Mars et non, par exemple, de Jupiter? Pour bien des raisons sans doute, et que l'on entrevoit. Il y eut unepériodeantiquedeprééminence sabine, indiquée encore par le souvenir de Tatius et des Titienses^ par le règne fabuleux, mais capital, de Numa ; Quirinus était alors au premier plan, et s'égalait à l'antique Janus : Janus Quirinus. Quand la masse des Latins l'emporta, surtout quand la prépondérance de Roma palatina fut reconnue par tous les bourgs qui entrèrent peu à peu dans son enceinte, Romulus effaça Quirinus, l'incorpora en lui. Les historiens, qui ne se doutaient plus que Quirinus et Romulus eussent jamais été des personnages ou des entités distincts, imaginèrent l'orage du marais de la Chèvre, Tapclhéose du premier roi romain enlevé dans un tourbillon de feu, et divinisé sous le nom de Quirinus.
Maintenant, les habitants de TAventin, où semblent avoir émigré beaucoup de fugitifs d*Albe la Longue, cette plèbe à laquelle la ville patricienne ne pouvait refuser toute satisfaction, avaient eu aussi leur éponyme, Rémus. On essaya d'expliquer pourquoi ce Rémus n'avait pas pris part à la fondation de Rome, pourquoi la ville s'appelait Roma et non Réma. De là naquit l'histoire si connue des deux jumeaux et des incidents qui marquèrent la naissance de la ville éternelle. Je laisse parler Ovide :
(( La fête de Paies a ramené le jour natal de Rome. Rome est ton ouvrage, ô Quirinus, sou-
de Pa.és. ^ tsz en ce r/. "n:ir.; eue . vX\:\ ;o \>ï commencée. On creuse une :Vs<o '-v-Sv;;;'.-;; \\\[ ; on jette au fend ces tVui:< e; vie .a îo;ro j^îiso dans le soi voisin. Sur la t>sso CvMiiMoo un rtuiol se dresse, et la ûamme iailiit vîu nouveau 1\^\ok Alors Romulus appuie sur le SvK* uaino pai uuv^ vache blanche et par un banit ooulcui viv* uvm.v;\v Le sillon tracé, le roi pronvnivC oos paiolv**i \^ O Jupiter, et mon père MaviMS, ot loi \\'>.ta inaiiM. assistez le fondateur de oolto ville. Ivi \»mi'. ii»\r» que la piété invoque, ilicux, soyez (.i\mhM«-. I Que mon œuvre s'clévc soiis vu-; .m';|»ii «•■». hmi nez-lui la durée cl la toute pui'.s.irii r. < hii* !'« » rient et l'Occident se enuilx-nl 'i«»ii . «m Im ! »• Il priait: à gauche éclate le loiiii»-!!'-, |iii'wi|'.' '!• Jupiter, à gauche l'éclair a nillnnn'' h ■■. <i'ii- Ileureux de raugmc, I':. 'iioy/n; ji'imiI h i» assises, et le mui, en pe.u /!»■. u-tn\.., /Mun'li» Celer pre-,se ce travail, f-A l'';rrttjlii . 'jm l'* n i chargé, lui donne c: . or 'If:.: " ' im ..'il n» frar.chi'-sc la rn'ji?i;!.'; '.'r.ii-.i,* tr '' * -.'i '.* ..W-.n tra:-; z*'nr .a A.''trr*i*i : rriO:? -i .';..'. '.,.!.• „ 1*' mu^. ■.'jLV.\r'<:.\ -.';**'; ::.'-.:.>. '., ' ;, ' '. ' >i '» .'
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i> ic !a ft-rterose nouvelle, c- i!::i: eur- '■\.\ki oue pour piller sû- :■• :■ ir.rie!- e- '^jiji'.' ns •'■ isines. La ressemr' -e'..:' -:L- e i m. 'j:-'j jcs deux i]oms Remus : :.- i •: i -a "^ j- ir.o i ^a.ier des souvenirs -; :Vi:'c'.; ■. : il -z^.n: !..fjie ensemble les tra- -.; : :es. a : i :îe< -i itiues. 00 tit leur part, < :-::!l-> 'a'.'.'.Mia.'is, à t-.^us les dieux et à js :: ; i 'c-j^ i'i Ta; s: à Janus en lui adjoi- .'■'- -"-iT, '^t \Li:'s Ci <^jL-es : à Quirinus en r/ .i::t R ' r-i'-j- : à Ruîiiinus, en lui adju- : •.•.■j:\y-^: •:'^r\ r.a". i F 1 un lis Lupercus et aux fz :.:xi-:\r.\ ;:.:u:- a^i.e aux deux frères le a". TvU:' n -ji-^-.je uze ;ouve, pour parents • Fac-^Lua^ ^: V:ca [..irenria (la mère des
Lares), à Sylvanus en nommant Sylvia la mère dts jumeaux supposés. Il n'est pas jusqu*au nom de l'ancêtre albain Numitor, si voisin de Numa, qui ne semble une concession aux Sabins.
Restait Mavors, Mars, qui devait être alors le dieu dominant dans tout le Latium, et de plus le guide reconnu de tous les Printemps sacrés, de toutes les bandes qui s'en allaient fonder de nouveaux établissements. C'était bien là le pérc désigné des fondateurs de Rome.
Il a vu la vestale Sylvia étendue sur la rive inclinée du fleuve, où elle était venue puiser de Peau pour le sacrifice. « L'ombre des saules, le chant de l'oiseau sur la branche, le doux murmure des eaux avaient insensiblement endormi la prêtresse. Elle se réveille, elle a rêvé. Languissante, elle ne sait d'où lui vient cette langueur. Déjà tu étais en elle, o père des Romains ! Elle s'appuie contre un aibre et laisse échapper ces mots : Puisse un heureux présage s'attacher i\ ce que j'ai vu en songe. En songe ^ Le sommeil a-t-il de si nettes images? J'étais à l'aute de \'esta ; voici que, de mon front, la bandelette de laine tombe à terre devant le feu sacré; cl deux palmiers en sortent, 6 merveille ! L'un, plus grand que l'autre, couvrait le monde entier de ses puissants rameaux, et sa Icte montait jusqu'aux astres. Je vois le frère de mon père lever la hache, la terreur me saisit et mon cœur oppressé palpite. Le Pic, oiseau de Mars, et la Louve combattent pour les arbres jumeaux. Leur secours a sauvé les palmiers ' » Sylvia devint mère, non sans étonner Vesta qui se couvrait les yeux de ses mains virginales ; et l'oncle scélérat lit noyer les jumeaux ; mais le flot recula devant le crime et déposa les enfants sur le bord. Qui ne sait qu'une bête fauve les a nourris de son lait, et que le Pic leur a plus d'une fois, apporté des aliments > Et comment vous oublier, Larentia,
l8o L ITALIE ANTIQUE
nourrice d'une telle race, ou toi, pauvre Faustulus, sauveur d'un tel trésor r »
Pourquoi, direz-vous peut-être, insister sur une histoire qu*on raconte aux enfants, et qu'on leur présente comme une fable ridicule ? Pour deux raisons, pour trois même. D'abord elle explique le culte enthousiaste des Romains pour leur Mars guerrier et conquérant. Ensuite, elle n'est absurde qu'en apparence, elle est pleine de raison lorsqu'on en démêle les éléments divers ; elle éclaire les origines complexes du peuple et des cultes romains. Enfin, c'est un mythe pleinement national, italiote, qui n'emprunte rien aux réminiscences indo-européennes, rien aux Etrusques ni aux Grecs. Il est probable que beaucoup de tribus ausoniennes, de villes samnites, aurunces, volsques s'en étaient créé d'analogues, dont nous ne rencontrons plus que des débris informes ; tout a disparu dans la splendeur de Rome. Mais celui-ci du moins nous est resté tout entier, et Ovide lui-même, en pleine période gréco-latine, nous l'a conservé sans altérations notables; si étroits étaient les liens qui unissaient la Ville au dieu î Et, en effet, dans le père du fondateur divinisé, c'est lui-même, c'est sa propre fortune qu'invoquait le peuple romain.
Grâce aux mœurs belliqueuses des Romains, aux cérémonies annuelles qu'ils célébraient en l'honneur de leurs victoires, aux formalités religieuses qu'ils remplissaient sur les champs de bataille, le Mars de la guerre était devenu promptement le dieu national : il avait pris place à côté de Jupiter Capitolin. Les médailles des familles romaines nous le représentent la lance à la main, sur un char couvert de dépouilles. Quand une guerre éclatait. Mars était solennellement invoqué ; le consul, le prêteur, le chef des légions se rendait au vieux sanctuaire de la Regia, et là, devant les an- ''-iles et la lance, il s'écriait: (( Veille, ô Mars » ;
1rs vîgila ! Souvent, dans la bataille, il faisait
sentir sa présence ; parfois, comme dans un fameux combat contre les Bruttiens et les Lucaniens (282 avant notre ère), il se montrait en personne, mais il avait soin de se dérober à temps, pour laisser aux vainqueurs le loisir de le célébrer par des hymnes et par de nouveaux sacrifices.
Les récompenses militaires se distribuaient en son nom. Le guerrier qui obtenait la couronne graminea ou obsidionalis, honneur réservé au soldat qui avait tiré l'armée d'une position désespérée, fait lever un siège ou pris une ville d'assaut, devait offrir à Mars un sacrifice d'actions de grâces. La plus grande part du butin et des ex-voto revenait à Mars, puisque les seules dépouilles opimes étaient réservées à Jupiter Férétrien, et nous savons qu'elles étaient rares ; trois fois seulement un général romain eut l'occasion de tuer en combat singulier le chef ennemi ; tout le reste allait à Mars ou à Quirinus. Avec la direction des armées et des batailles, lui échut la surveillance de tous les jeux et exercices guerriers. Comme il était Certor^ Victor^ Invictiis^ Ultor^ il fut Cjmpestris^ non plus champêtre, mais préposé au champ de Mars, où il eut un sanctuaire, ara^ un autel, derrière le Palatin, qui faisait sans doute pendant au sanctuaire de la porte Capène, du côté de la voie Appia et des campagnes latines.
Le champ de Mars, pour le dire en passant, s'étendait entre le Palatin, le Capitole, le Quirinal, la colline des Jardins et le Tibre. Un quart environ de la Rome moderne le couvre aujourd'hui, depuis le Panthéon d'Agrippa jusqu'à la Porta del Popolo ! C'est là que la jeunesse romaine allait courir à cheval et à pied, nager, lutter de force et d'adresse. On y célébrait en grande pompe des fêtes d'octobre, accompagnées comme toujours de lustrations et de sacrifices.
11 est bon de récapituler, au risque de deux ou trois répétitions, les nombreuses cérémonies oKv
ig.i I HAI.II-: ANTIQUE
titiuriul le dieu, ou son sosie Quirinus, et qui se siKWvi.ncnl à l'entrée des trois saisons, printemps, vîO. .r,'.!v^r,A::e-ir.\er. ï/annèe n'avait que dix mois, sars *'.^;-.:c '.-O^ îr.e^aux : les dates données appar- ;o* •<:■•: .=. v.r.o c'::: vn.'^lof^ie ninins risquée.
\:* v^ 'e< l.uper^ales et le*? QitirinalLi, 15 et
- îov c . ic-i l-Ajuiiics inauj^uraient les fôtes de y.- -. c :;. v'esl i'\ tino rav;ml-veille des Calendes 0. V';:^. '• Il ne 1 c'.le plu*^, dit Ovide, que deux
-, ^ C:\ix mois, ri Mais presse les coursiers attelés .■v : -ni à 'i«'n V h.u ( Vesl ;i bon droit que le nom .- / ^7/1/ icN r-.i irsu- ."i ^es jeux que le dieu regarde en «ii^n piopir ( 7/j////». u Aujourd'hui dans la même îCi^ion, le ( \wM>, le nom s'explique de lui-même - voit enoi»re les ctutiscs des l\irhen\ des chevaux anihfs liMvs à eux mêmes : et il semble que ce divertissement soit In TuicMe ima^e de la coutume priinih\e. Les /-A//////".! étaient devenues des courses do y:\\i\\\ cl avaicnl lieu soit au Champ de Mars aux environs de IWrj .I/.7///.S, soit, en cas d'inondatii>n, près du nuuit C(ehus. Le i"" mars, jour des Matroniiiia, jour où le fameux ancile est descendu des cieux, les vSaliens commencent leurs longues et rudes rêjcniissaiices ; c'est l'ouverture du printemps, de l'année ancienne. Mais, à cette occasion, est inviK]ué par les Matrones avec Junon Lucina. Le 7 mars, nouvelle l'èie, cu'i Mars est associé à Vejovis ou à Jupiter. La veille des Ides amenait les M.ijnin ali.i et de nouvelles courses au Cirque Maxime (extrémité ouest du C^hamp de Mars) ; le jour des Ides, Anna Perenna ; puis encore procession salienne, f^rand sacrifice à Jupiter sur le Capitole, et entrée en charge des Consuls. Le 17, fêtes de Liber, et .Ijé^o/z/j, celles-ci spéciales à Mars, sur le (^oniiiiiiDK lieu où Tatius et Romulus passaient pour s'être rencontrés à cette date même. Le 23, Tuhihistn'itm, en l'honneur de Mars et deNério ; — au reste, tout le mois appartenait à Mars. Juin obre n'étaient guère moins abondants pour
lui en honneurs et en sacrifices. Aux calendes de Juin, il était invoqué encore avec Junon, la déesse du mois, et ce culte commun paraît avoir eu pour siège primitif l'Avenlin, la région Appienne, la Porte Capène ; là, Mars GrjJîviis^ bien que très guerrier, conservait quelques iraits visibles de son caractère pastoral. Les Ides d'octobre étaient l'occasion de courses et aussi d'un très barbare et antique sacrifice, dont le sens nous échappe.
Le cheval vainqueur à la course, dit cheval d'octobre, était sacrifié à Mars, et cela, ob frui>iim eveniiim, pour la récolte à venir (les semailles commençaient) ; de là vient qu'on entourait la tête de la victime d'une couronne de pain. On attribuait à la tête et à la queue une venu particulière de purification. C'est ce qui provoquait une lutte très vive entre deux fort anciens quartiers de la ville, Via sacra et Suhiirra. Les Stthurraius^ quand leur cheval gagnait, fixaient la tête de la victime à une tour dite Mamilienne, variante de Mamurra. Ceux de Via sacra l'attachaient au mur de la Regia. Quant à la queue, les uns, comme les autres, la portaient aussi vile que possible à la Rej;ia et en faisaient dégoutter le sang sur l'autel de Vesta. Ce sang, caillé, servait, avec d'autres ingrédients, à préparer l'encens nécessaire aux expiations des Palilia, ces fêtes de Paies qui avaient coïncidé avec la fondation de la Rome palatine. 11 y avait là, bien certainement, quelque survivance d'un âge très lointain, très sauvage.
Le caractère de VArmiliistriiim. 19 octobre, est beaucoup moins obscur. C'était la lustration des armes. La cérémonie consistait en un sacrifice au son des trompettes sacrées, et une procession où figuraient les armes bénites et purifiées.
A toutes ces fêtes régulières se mêlaient d'innombrables réjouissances ou expiations solennelles, motivées par autant de victoires et de défaites, de déclarations de guerre ou de paix Uvorcv-
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^ ; rc«rc. rouî !* n;-.^ :7-i :e- i : ,1 M.-rs. Jiîin ft* 'j'J'. -.'z r.'cîPîi'iri: ^^, 2 .\:s .Lv'ic.-.^ts 70 ur
RVAR5 ET S:»N Cv"^RTèùE ÏO5
les iri.-^TTiphes à décerner, sur ie? mc-surcs d'un sup-.-éme inicrc: p."^u:- Rome ei rKmpire.
Nous venons de mentionner pour la prcmi<^^c fois Tassociaiion. si connue et si classique, de Mai*s et de \'enus. li est bien cerîain ceue fois s.-îue nous avons affaire à une déesse d 'importa lion i^rccque ou siiicienne, i Aphrodite du mont Kryx. C'est bien à titre de mère d'Enéc, aïeule d'iulus et de la famiiie Julienne que Vénus a été assimilée à Roma. et associée à Mars. Combien, cependant, ne diffère-t-elle pas de la divinité orientale et homérique dont e'.lc a pris tous les attributs et tous les surnoms ! C'est qu'elle était réellement latine, cachoc peut-être en ces humbles caïuons de Kcrentinum ou de Bovillar, d'où les Jules tiraient leur origine.
Le nom de Vénus n'est qu'une forme entre cent qui étaient en usai^e, pour désigner cette déesse du printemps, de la végétation, si répandue chez les Latins, et dont, même à Rome, Vénus a gardé le caractère : Flora, Fercntina, Feronia, Mercnlaliv*^, etc. Elle n'était pas, d'ailleurs, uniquement la déesse de l'amour. Elle veillait ;\ tous les rapports sociaux, à toutes les fraternités, ce qui lui lit don ner plus tard le nom de Concordia.
Lucrèce, sans y songer peut être, a bien compris la Vénus latine : AliUsi Venus î k Mère do la Aa ture».
Nous étudierons déplus près cette u volupié dos hommes et des dieux )\ dans le chapitre réservé i\ la fable d'Enée.
Quant à Mars, ses attributions les plus antiques, son énergie génératrice, cette virilité qui lit do lui le père des Romains, lui assignaient naturollomcnl pour parédre et pour compagne la déesse qui avait fini par résumer en elle toutes les divinités animi reuses et fécondes, éparscs autour des sept collines.