LES RÉFORMES DAUGL 5TE 46 I
a VU clairement les vices menaçants qui travaillaient l'immense édifice, l'avachissement des peuples ahuris, le caractère factice de l'agrégat gréco-latin, par dessus tout la disparition de la nation romaine, et la dépravation de ce qui en tenait lieu. U crut remédier au mal civique et moral par l'évocation et l'éloge du passé, par des lois contre Tadultère, le célibat, le luxe ; mais il demandait à des sujets, à de plats esclaves des vertus qui ne peuvent fleurir que chez des citoyens libres. En désespoir de cause, il s'adressa aux dieux, et, parmi une foule de restaurations superflues, il eut le bonheur de tomber sur la seule croyance, la seule habitude, plutôt, qui pût donner à fempire quelque chance de durée, quelque apparence d'unité : le culte du Génie d'Auguste, de Rome et de la patrie. .Maintenant, mesurez les conséquences, hélas ! formida blés, de cette unité reUgieuse, de celte catholicitc civile, et les cadres que la hiérarchie augustale préparait à certaine autre entreprise d'exploitation universelle, et vous vous direz que les meilleures intentions, les plus judicieuses et les plus grando.<, ne peuvent prévaloir contre l'énervement mystique et l'épuisement des races.
11 ne nous reste plus qu'à grouper dans un tableau final tous les facteurs, tous les agents do la décadence romaine.