CHAPITRE XX. 3l
les conventions particulières et les privilèges réciproques; ce. qui ftisoit, an gré des passions et snivant les vues diverses , donner ou ôteranx villes leurs prérogatives. Les jalousies , les haines et les rivalités, qui se développèrent pendant un temps chez les Grecs , furent les conséquent ces nécessaires de cette politique vicieuse^. qui ^ comme on sait, divisa toute la Grèce ^en un grand nombre de :natious, dont les unes se regerdoient comme amies , les autres dommé ennemies. De même les républiifiies - Italiotes , adoptant de seniblaltles mâxinies, néifiirent.ja*i mais coiistlluéçs en un corps de hatiom confé^ dérée; elles formèr^ent une simple agvégatioft de ci lés indépendantes ,> tantôt alliées,: taiiiâ»t divisées , conformément aux xircboàtancesdeâ temps et aux dispositions mobiléKidés Ëtatsi &*lon que leurs desseins se oouvroient du pré^ texte de maintenir les prérogatives des nobksy on d'afTermir les privilèges du peuplé^ nou&lcB (perrons spontanément suivre tantôt le parti de Spartef tantôt, celui jd'Atbëues, bien que le 'lien qnicorifinuoitd'utiir lesltaliotes à leurs métropoles fût plutôt un lien de commerce, d amitié et (Thospîtalité'pîi^blique, qu'une véritable confédération politique, l^orsque l'ambitieuse concurrence ^e cçs républiquea eut ruiné la liberté des colonies sous le prétexte de la défendre^
3l4 PREMIÈRE PARTIE.
les nations de l'Italie » plus heureuses qne celles de l'Asie , surent con^rver leur indépendance, on du mmns éloigner l'instant d'une honteuse servitude ; mais, comme nous le dirons bientôt, leur ruine étoit dès-lors préparée par leurs dis* sensions domestiques et par l'insatiable ambi*^ tjon des rois de Syracuse.
Nous trouvons, soit dans les auteurs, soil dans les médailles, les noms de plus de trente Villes halo-greoques qui composoîent le corps politique de la Grande-Grèce (i). Sous ceitte dénominatÎQQ collective, on désignoit généra-lement tous les lieiix occupés par les Grecs; aaais on qe voit pas que les anciens aient ja^ mais déterminé d'une maniève bien exacta l'ébendue de la Grande<*Grèce , tantôt restreinte à la seule péninsule des fou tiens, tantôt eœ^ bnasant dans ses Unités toute la Sicile (a). Ce titre sup»be de GranderGrèce , . déjà célèbre du temps de Pythagore (3)» étCHt néanmoins plus, particulièrement appliqué aux régions aîtné^ autour de la grajode baie qui s'enfonce si a^vapt
(i) Maiocli. Comm. in Tah. Heracl.^. 2gr44f Avellino, saggio sulla, exlens. délia ilf. Grecia e sulle cilla , etc. ,1812.
(a) Polyb. 11 , 39 j Strab. VI , p. 176 et •!.
(3) Pbljb. ibidi