CHAPITRE XX. 3f
dans 17talie inférieure et autour des deux golfes de Locres et de Squillace (i). Les Grecs-Ita<* fioles se glorifîoient de posséder ces belles coq* tréesy auxquelles ils donnent le nom de Grande'^ Grèce (9) ; et véritablement un Etat si florissant, des républiques si puissantes , Fécole si illustre de Pylbagore leur méritoient ce nom , si ce n'étoit aussi Tétendue de la Grèce-Italique d'urne mer à l'autre; car elle occupoit réeUement en totalité un plus grand espace que la Grèce proprement dite , y compris le Péloponnèse (3) ; mais cette dénomination fastueuse tomba entièrement avec leur fortune , tellement qu'au siècle d'Auguste y on n'en'faisoit plus mention que comme d'un vieux titre qui n'avoît que le triste avantage de rappeler leur grandeur passée (4). Le corps des republiques qui composolent la
(1) Plin. lU , 10 j Mêla , II , 4 ; Athen. XII , 5 , p. SaS.
(2) Ipsi de ea ( Italia) Judicavere 'Ortsèi, gcnus in gloriam svtun ejffusissimum , quoUtm pùriem^exe^ ^ppeUanda Grœcifim Magnam, Plin. III , 5v . ro
(3) D'invflle, Gi^q^r, 47tc.^c.7,pag,6i ;I>e.L'Is|e, Justification des mesures des anciens. Mëm. de l' Acad. des Sciences, ami. 1714, pag. i^S.
(4) Cicer. De Orùi. Il, 37 ; III • 34 ;Tùécut. t , 16 j IV, ï j V, 4 ; De Amit. 4 , Lîv. XXXI , 7 ) Valer. Max, TIII, 7, a ext. ; Senec. «i^AelMitfM^ S.
3l6 PREMIÈRE PARTIE.
Grande ^ Grèce ccMXipirenoit huit régions principales, savoir i les territoires de Locres, de Caulonie , de Scylacium , de Scybaris, de Crotone, d'Héraclee, deMétaponte et de Tarente (i). Outre ceis belles possessions , à peu de distance les unes les autres , les Grecs occupoient encorç beaucoup d autres .villes disséminées le long des plages. de la mer de Toscane et de T Adriatique, à commencer, de Posidonie jusqu'à Rhégimn , et du promontoire Gargan jusqu'à la pointe des Salentins. Sur. la lisière de. la Campanie et dans les lies adjacentes, il existoit également un corps séparé d^ cités grecques, parmi lesquelles se distinguèi^pt plus particulièrement Cumes et Naples. De .cet exposé on peut conclure avec certitude,, que. 1^' lierres qpe les Grecs possédoient sur la côte de l'Italie ne dépassoieot point dans leu^ t9taljtérej^qlayeoùe3taujourd'hui renfermé le royaume de Naples. La science des médailles €^ t- parfaitement d'accQfd avec la critique his- .toriqqe ,. lorsqu'eHe restreint; •. to^ites les vUles grecques dans les limites de l'Italie méridionale, où les mohtagnes,'les plaiÀles et les fleeves conservent? feucorc leurs anciens noms (2): Ancone,