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(q) Te^s^6ont ^ans la.Oa^brç ie^ mpnts, Zépbiriu^i Ésope , Sagre , Cwlo^ i les âouvea Cri^this > Sybaris et
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qui ëtoit vtrt démembrement du corps de la Grande-Grèce^ et dont nous avons d anciennes monnoîes, fut probablement la dernière des colonies grecques ^ ayant été bâtie » comme on sait, par les Syracusains, sous le règne de Denys. Enfin ^quelles que fiu^ent les limites de kGrande- Grèce y il est certain que dans tous les lieux où les Grecs s'établirent, ils n'occupèrent que les côtes et les terres voisines de la mer , c'est-à-dire la plus petite portion du pays. Tout l'intérieur resta constamment au pouvoir des nationaux^ qui se vengèrent durement par la suite sur ces mêmes Grecs des injures qu'ils en avoient reçues.
Un peuple , en quittant son pays natal , n'abandonne jamais son caractère ; il le porte partout avec lui , ainsi que ses usages et sa langue maternelle. Les Grecs , transplantés dans l'Italie 9 conservèrent les mêmes passions , la même mobilité d'esprit qu'ils raontroient sous le ciel de la Grèce* Les guerres qu'ils firent à nos peuples, et les communications qu'ils s'ouvrirent insensiblement avec eux enrent évidemment la plus grande influence sur l'état de nos provinces. L'écrit humain de sa nature est
Nééthus;la plaine de Policofe, etc. Voy. Rku-Zanaoni', Carie géogn du royaume de Naples,
incessamment porté à rimhation : il n'est point donné aux hommes de se fréquenter long-temps sans acquérir entre eux une certaine ressemblance de mœurs, sans se communiquer leurs bonnes qualités ou leurs défauts. Ce penchant irrésistible que nous avons pour la société nous ùdt promiptement adopter les manières de nos semblables; et, toutes les fois que les besoins dé deux peuples différents les portent à se rappro* cher y il est impossible que de cette correspondance il ne résulte point une certaine combinaison morale, qui opère avec le temps un changement considérable dans les habitudes et dans le caractère. Tel du moins paroit avoir été le sort de cette portion des naturels de Tltalie , que le voisinage engagea à contracter un commerce régulier avec les Grecs, dont ils emprun* tèrent les manières polies et le langage. Malgré la révolution de tant de siècles , on retrouve encore parmi les habitants maritimes de la Calabre cet esprit prompt , cette imagination vive^ ces passions fortes qui caractérisoient les agiles Italiotes. Toute l'Italie inférieure offre à un observateur attentif beaucoup de rapports singuliers entre les moeurs anciennes et les usages populaires modernes* Dans ces vieilles Calabroises destinées à former le deuil des cortèges funèbres qu'elles accompagnent de leurs gémis-
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âeinentfiet àe leurs chants plaintifs , on reconnolt fadienlent ces anciennes Grecques qui pleuroient les morts à prix d'argent. Les funérailles chez ced peuples sont^ comme autrefois, réglées rigoureusement avec un cérémonial lugubiy ; sans parler de beaucoup d'autres traces sensibles de super* stitions païennes et d^anciennes coutumes que Ton retrouve partout dans les manières , dans la coiflure et dans l'ajustement des femmes. Une certaine fureur pour les plaisirs des sens , un goûl extraordinair^pour la danse et pour lé chant sont des passions dominantes d^ns les deu± Calabres (t). Cette danse si animée des habi-^ tants de la Fouille , appelée la Tarentule, est regardée y avec beaucoup de vraisemblance, comme un reste des antiques Bacchanales; tant les femmes exercées à ce divertissement singulier, semblent, par le désordre artificiel de leur chevelure , par les mouvements de la tête et de toutleur corps, imiter ledéliredesBacchantes(a).
(i) On y remarqué ces chansoils erotiques et particulières aux TarenlÎDes, qui, jusque dans les airs pleins de volupté et de langueur, rappellent les charmes et la grâce de l'esprit greC.
(î) Swinburne , T'ravels in thé t'^o Sicilies ,Séct,S2f p. 391 ; Riedesel , Reise durcK Sicilien und Grossgrie^ chenlandy p. 25i. II falloit avoir Tardente imagination des habitants de la Pouille pour croire à cette espèce de
3aO PREMIÈRE PARTIE.
La vigueur des formes , la patience à supporter les fatigues y un courage ardent et intrépide, sont les qualités générales que Ton remarque aujourd'hui chez les hommes qui habitent les montagnes cb ces provinces guerrières. Le vêtement grossier , les manières agrestes et le rude son de voix des bergers de la Calabre leur donnent , pour ainsi dire , un air farouche et sauvage ; mais ils ont conservé une honnête simplicité et une manière de vivre régulière ; et on reconnolt en eux un naturel affable , et un caractère hospitalier , qui éroit précisément celui des anciens Calabrois (i) et des Lucaniens. Enfin la subordination et le respect de la jeunesse de ces contrées envers leurs parents rappellent la sévère éducation et l'obéissance filiale des Samnites. ^
Les dialectes dont se servirent les Grecs dltalie f à raison de la différence des tribus , furent le dorique et l'éolique : mais , comme ces deux idiomes se confondoient facilement entre eux , Tagréable rusticité du premier devint bientôt
maladie qu'on nomme Tarentule, et pour laquelle la musique est , dit-on , un remède souverain. Voy. Sarao , Lezioni,sulla Taraniola,
(i) Horace (I, Episi. 7, 14) décrit en maître leur aimable simplicité.