N* IL
Il ne nous convient pas d*exprimer ici notre opinion personnelle sur les auteurs de ces divers systèmes. Mais on nous permettra une réflexion générale à ce sujet. Les écrivains qui , refhsant anx peuples de Vantiquité les moyens de rédiger des annales historiques qui remontassent jusqu'au berceau de leur nation , n*ont vu , dans ces anciennes traditions, que des allégories morales où physiques, semblent être tomhés dans une contradiction singulière. Us supposent^ en effet, que ces peuples avoient un esprit bien cultivé et des connoissances bien profondes, puisqu ils savoient exprimer , sous le voile de l'allégorie, tant d'idées ingénieuses et justes, tant de découvertes et d'observations des phénomènes célestes; et, avec tout ce savoir, ils les prétendent incapables d'avoir recueilli des notions fidèles sur l'origine de leur nation et sur les événements de leur histoire. 'Comnïeni accorder, avec cette barbarie profonde, ou avec celte indifférence absolue, une métaphysique si déliée dans les sciences morales , et des connoissances si exactes dans les sciences physiques ? N'est-il pas étrange de trouver, dans l'enfance des sociétés, des systèmes philosophiques dont la sagesse éclairée de notre siècle peut à peine peropr le mystère et sonder la profgndeur? Kt la vraisemblance, comme Fautorité, n'est-elle pas du côte de ceux qui, sans se perdre dans des explications si relevées, s'attachent
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an sems vulgaire des traditions, et ne voient que des ^fiiits historiques^ là où tout respire la candeur, où tout atteste la fidélité de Vhistoire primitive ? R.«R.