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Comment n'a*t^n pat senti que tontes ces' tracée «le la civiltsation grecque , si fortement imprimées sur tout le sol de Tiialie, ctéposent en faveur de la tradi*^
SSs ÉÇLATRCISflBMEirT».
don même qti*on veut combattre? Ces dénominations grecques appliquées aux villes^ butl provinces ^ aux wi^, aux JleuçeSf aux hommes ^ d*une époque antérieure à la naissance de Fart historique, se seroient* elles trouvées dans un pays où les Grecs eux-mêmes ne les y auroient pas portées ; s*y seroient-elles maintenues et perpétuées à travers toutes les révolutions de la fortune et tous les progrès de la ciYÎlisaiion? Si, dans quelques siècles, la tradition des éublissements des Européens dans l'Amérique, venoit à s'altérer , seroit-on fondé à dire que les dénominations européennes dont ce vaste continent est couvert, y furent appliquées par la vanité de quelques auteurs espagnols, françois, anglois ou allemands? Les Grecs, en abordant en Italie, en trouvèrent les habitants précisément dans le même étal oii étoient les indigènes d'Amérique, relativement aux compagnons de Go* lomb et de Cortès ; les noms grecs répandus en Italie attestèrent dès-lors la civilisation qui marchoit à la suite de ces industrieux étrangers : ils y demeurèrent comme des monuments éternels de ce bienfait ; et ancun Italien sensé nes*avisa , sans doute, à cette époque, de regarder ces monuments comme des calomnies ou comme affables. B*-B. *
Que peut-on répondre è de pareilles assertions ? L'auteur n'allègue aucun fisit, n'entre dans aucnn raisonnement \ il se contente de décider, de son autorité privée, que tout est fiiux j absurde, mensonger
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dans les écrits des Grecs; que leurs historiens , à renvi de leurs poètes , chercboient plutôt à paroîti^ doctes que fidèles, à divulguer des choses nouvelles et merveilleuses , etc. Mais où est la preuve de toutes ces allégations ?Suffit-il de déclarer, au dix-neuvième siècle de Vère chrétienne^ que Thistoire entière des siècles qui Vont précédée, est fausse, pour qu'elle soit reconnue telle ? Jusqu'à présent , Tanteur n'a fait que décider, et nous nous contentons dopposer décision à décision. Si nous voul^pis entrer dans le détail de chacune de ses propositions, nous mènerions trop loin nos lecteurs, sans aucun profit pour leur instruction. Notre auteur se plaint de ce que la perte des relations originales de l'Italie, a fait prévaloir ces traditions mensongères des Grecs. Mais où ces Grecs si décriés avoient-ils pu puiser le texte de leurs propres écrits , si ce n'est dans ces relations authentiques des Italiens eux-mêmes, comme Denys d*Halicarnasse l'atteste d'Antiochns de Syracuse ? Ces historiens grecs , que M. Micaii traite avec un mépris si superbe, se seroien^ils exposés à passer pour de vils imposteurs aux yeux de la nation même dont ils auroient travesti l'histoire, et, par suite de la leur, dont ils auroient avili le caractère P^T'y avoit-il pas, de leur temps, et bien des siècles encore après ^ des monuments qui pouvoient déposer a chaque instant contre eux , s'ils se fussent constamment abaissés à trahir la -vérité ? Netoit<;e pas d'après ces monuments que Sempronius, Caton, et tant d'autres écrivains romains, avoient composé des annales conformes aux
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tradîtipos grecques ? Si ces htscoives étruAqiies dont .parle Varron ( apud CeDsorin. de DU natali, c. i^ ), avoieni été absolumeat contraires à ces traditions, la
vanité et la superclierie des auteurs grecs n*eussenl» elles pas été dès-iors frappôes d'un ridicule et d'un mépris ineffaçables P EAt-oii ci)ntinué de les suivre , comme on le (il; et les Romains, maîtres de la Grèce et héritiers des lumières de lEtnirie, auroieiit4ls donné la préférence aux relations d'ennemis vaincus, .sur celles de leurs comp^iotes P Enfin on me per* mettra d*obierver que ce que Tauteur dit de la corruption des connoissances historiques, dans le siècle des Ptolémées , est tout-à-fait insoutenable. Ce fut précairement à cette époque que , grAce au& immepses .amas de livres et de .monuments de toute espèce, /ormes à Uéraclée, à Alexandrie, ^Cyrène , à Athènes, à Peçgam^./ît ailleurs, |[ràce a^x puissant^ encoura* ^epnc^ts des princes et à Témulatioa .des républiques, Jes sciences historiques firent, surtout sous le rapport de l'érudition et de la critique, des progrès éclatants et rapides* Ce fut à cette époque que les traditions anciennes de tous les peuples, avec lesquels les Grecs jétoient en relation d'intérêt^ ou de commerce , ou de simple curiosité, furent soumises à lexamen le plus rigoureu;^., et que le flambeau de la chronologie fiit porté. dans les plus sombres o>bscurités des premiers /Siges, par les mains des Bérose, des Eratosthènes , des Apollodore, des Castor, des Manéthon, et de tant d'autres. Voilà des faits que le lecteur trouvera savamment développés dans un mémoire de Filluatre Fréret
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(yay. Mim. de tAcad. des Inscript. , tom. Vil, p. *i 77 et SUIT.) , et qui proUTeront suffisattlment que les graves compositions historiques, fruits deTesprit de critique qui*naqiiit 6ous les Ptolémées, n'aTÔieiit rien de commun avec ces frivoles ouvrages des poètes, d'un Lycophron^ par exemple, avec lesquelles Vauteur affecte ici de- les eonfiHidte. R.-^R. ' ^