‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 123 sur 283 · N*> XII · texte numérisé non relu

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Cette cotiformité des Grecs et des Romains , suf des faits qu) intéressoient également les deux peuples, ne ^emble-t-elle pas déposer en faveur de la véracité commune des uns et des autres ? Cependant , notre auteur en tire une conséquence toute contraire. Mais quel motif de vanité put diriger la plume des premiers historiens grecs, à une époque où la grandeur romaine étoit encore an berceau , où , de l'aveu même de l'auteur, le nom et la situation de Rome elle-même étoient presque inconnus dans la Grèce ? Les notions relatives à rétablissement de colonies grecques en Italie, ne purent donc venir de cette vanité nationale ^ que l'on prête constamment aux historiens grecs ; et lorsque, plus tard, les Romains reproduisirent à leur tour les mêmes notions , quel intérêt avpient-ils à flatter la vanité d'une nation qu'ils a voient vaincue? Ces Tainesall^ations tombent donc d'elles-mêmes ; et tous les exemples particuliers que cite l'auteur prouvent directement contre lui. Ainsi y il observe que l'ancien

CsHon y si ennemi des iâttres grecques y a voit cependant enrichi son ouvrage de faits puisés dans les livres grecs : peut-on citer un plus bel hommage rendu à la véracité des Grecs, que celui qui est revêtu du nom et de Tautorité de Caton ? L on traite de /ai/es les traditions recueillies par Ennius et par N«vius, dans leurs annales poétiques, et, pour justifier cette opinion, on rapporte, d'après Servius, un fait tiré de l'ouvrage de Nwvius. Mais comment prouve-t-on que ce fait est faux ? On se contente de lenoncer. Ne ▼oilà-t-il pas une critique bien appuyée ? Plus loin, on cite les inscriptions déposées dans le temple de Delphes par Flaminius, et l'on se borrte à qualifier ^imaginaire la tradition qu elles consacroient. Cétoît cependant là un monument publie ^ oh Topinion de tout un peuple étoit hautement exprimée par Toi^ne d'un de ses chefs , et mise en quelque sorte sous la sauve-garde de la divinité. Est«*il permis de traiter avec cette légèreté les témoignages les plus graves , les monuments les plus respectables ? et n estH^e qu avec des idées et des conjectures d'aujourd'hui qu'on peut refaire l'histoire des siècles passés ? IL-R.

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