‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 124 sur 283 · N^ XIII · texte numérisé non relu

N^ XIII

Que de choses l'auteur est obligé de détruire pour établir son sjstème! écrits des poètes, des historiens, .des grammairiens, des antiquaires; il condamne, il i^jette tout. Mais si tous ces ouvrages ne sont que des tissus de mensonges, de fables, de contes absurdes , produits par une émulation insensée et par ua concert

ÉCLÀIftCISSEMBNTS > 3 Sq

inouï y entre tant de personnes différentes d*âge, de patrie, de profession , de caractère ; si , en un mot , l'antiquité n est qu'un vaste champ d erreurs , où donc l'auteur ira-t-il chercher la vérité P à quels caractères la reconnottra-t-il ? sur quel précieux monument, dans quel itiestimable manuscrit , peut-il se flatter de découvrir cette vérité que les Grecs et les Romains *auroient, à l'envi les uns des autres, chargée de tant de voiles, défigurée de tant de manières? Dans quel siècle, cette vérité si long-temps tenue cagtive, auroit-*elle commencé à se faire jour ? et si par hasard ce n*ét(rft guère que dans le nôtre, et aux yeux seuls dé notre auteur, n'y auroit-il pas, j'ose le lui demander à lui-même, quelque raison de se défier d'une révélation si tardive ? R.-R.

Page 1