‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 125 sur 283 · N* XIV · texte numérisé non relu

N* XIV

Est-ce bien sérieusement que M. Micali oppose au témoignage constant de l'histoire grecque et romaine, unmotéchiypé au satirique Juvénal,dans un accès de mauvaise humeur? Une phrase du rhéteur Quintilien, qui ne contient également qu'un reproche vague et indéterminé, peut-elle être aussi de quelque poids dans la b^ance ? L'autorité de Pline seroit infiniment plus grave, si o etoit véritablement son opi* mon qu'il eût exprimée dans les phrases détachées qu'où en rapporte ici. Mais qui ne sent que des choses générales exprimées d'une manière aussi vague, ne sauraient prévaloir sur un seul des témoignages positifs dont l'ouvrage de Pline est ^mpli? Comment

34o ÉCLAIRCISSEMENTS •

Tauteur a-t-il pu avancer que Pline étoit persuadé , comme lui y de la fausseté des traditions grecques , lorsque partout le même Pline a recours à ces traditions pour éclaircir les origines de l'Italie , lorsque louvrage entier de Pline est lune des sources les plus abondantes où aient puisé ceux qui ont traité de l'histoire ancienne de l'Italie ? N'est-ce pas Pline qui assure que F Italie presque entière Jut couverte depeu* pies grecs : tenuerunt eam Grceciœ maxime populi^ III , 5 ? et cette assertion y qu'il explique et développe en vingt endroits, ne détruit-eUe pas complètement le système contraire qu'on veut établir en s'autorisant de l'assentiment de Pline ? R.-R.

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