‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 127 sur 283 · N^ XVI · texte numérisé non relu

N^ XVI

Notre auteur ne rapporte ici, sur l'origine des SiculeSy qye la tradition qui favorise son système, c'est-à-dire celle qui reconnoit en eux une nation

342 ÉGLiIRCI9SEMENTS .

indigène du Latium. Il ne parle ni de Vopimon de Philislede Syracuse {apud Dionys. Hal. Lib. I , c. 22), suirant lequel les Sicules étoien^ des Ligures , peuple étranger à l'Italie ; ni de celle de Diodore ( lib. Y, c. 6) f qui y malgré les termes vagues dont il se sert , semble également leur attribuer une origine étrangère; mais surtout il a grand soin de dissimuler le témoignage d*Antiochus de Syracuse, le plus grave sans contredit et le plus précis qu on puisse alléguer sur ce point ; or, selon cet écrivain, dont les propres paroles nous ont été conservées par Denys d'Malicarnasse (Lib. I, c. la ), les Sicules étoient originairement un peuple grec, issus des (Knotriens, et Œno* trtens eux-mêmes. Oh ne peut douter que cette tradition ne fftt la plus ancienne et la plus accréditée en Italie, puisque nous la voyons adoptée par Pitne (Histar. natur. Liv. III, c. 5), et c'est encore là un témoignage que M. Micali ne devoit pas passer sous silence. 11 parott que le premier établissement de ces Stcules-Œnolriens a voit été, comme Pline l'atteste, dans le pays qui porta depuis les noms de Lucanie et de Samniuni ; de là ils propagèrent sans doute leurs colonies dans le Latium et la Sabine^ où nous les retrouvons, d'après Denys d'Halicarnasse , mêlés aux Œnotriens avec lesquels ils avoient une originecommune. Ils en furent cbassés par lesPélasges, comme nous le verrons, et ce fut alors qu ils allèrent de nouveau habiter cette partie de l'Italie méridionale , d'où , après un court séjour , ils effectuèrent leur passage dans la Sicile. Ce sont là les faits les plus certains

£GLA]BCISSEMENTS. 343

de$ révolutions où nous les voyons mêlés, et Philiste lui-même, qui les croyoit Ligures^ ne fait point difficulté d'admettre cette union , quoiqtie tardive, des Sicules avec les OEnotriens, puisque c'est *sou8 la conduite d'un fils dltalus, princeœnotrien,quilleur fait traverser le détroit de Sicile lors de leur dernière émigration (Philist. apud Dionys. ioc. laud. ). R.»R.

Page 1