‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 134 sur 283 · N« XXVI · texte numérisé non relu

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Est-il raisonnable de croire que la célébrité^^^n/zi^i^ du nom de Pelasges^Tyrrhéniens ^ et la croyance également ancienne de l'habitation commune des Tyr-

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rhéniens et des Pélasges, aient été les seuls motifisqvi aient porté cette foule d auteurs grecs et romains , à attribuer à ces deux peuples unetniême origine ? Les détails où nous sommes entrés précédemment, prou» yent que ces historiens avoient bien d'autres raisons encore pour appuyer leur opinion, et que, si quelqu'un d'eux s'est déterminé d'après des présompdons yagues et légères, c'est précisément Denjs d'Halicarnasse que M. Micali préfère en cette occasion, où il a tort, et rejette partout ailleurs , où il a souvent raison. Mais enfin, ces deux motifs y que M. Micali affecte de regarder comme les seuls, sont*ils de si peu de poids par eux-mêmes , et surtout ajoutés à d'autres , qu iU ne méritent aucune attention ? Pourquoi les anciens auroient-ils généralement confondu sous un xaèine nom les Tjrrrhénkns et les Pélasges ( Plutarch. île Virtutib. Mulier. v. Tyrrhenic. ; Thucydid. lib. IV, c. 109), si l'opinion de leur origine commune n'eût été aussi généralement accréditée? Pourquoi les Pélasges et les Tyrrhéniens auroient-ils long-temps et y olontai rement habité ensemble ( Strabo, Y, p. 219; Bcymn. Ch. v. 2ig^Iiioxïjs*Perieges. v. 349;Lycophr. V* 1 348 ) , s'ib n'avoient eu quelque chose de semblable dans les mœurs, dans les institutions, dans la langue? et pourquoi ne pas yoir dans cette ressemblance une probabilité de plus à l'appui de l'opinion qui fait des Étrusques et des Pélasges une seule et même nation? De telles inductions ne sont pas si méprisables, qu'il £ùlle les rejeter sans examen. R.-R.

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Les Grecs établis sur les riyages mëridionaox de ritatie , y trouTèrent des collines agréables et un sol fertile, tandis que les plages de TÉtrurie n'offroientaux étrangers que marais, étangs, plaines exposées aux inondations : comment auroient^ils donc pu s y éta« blir ? Voilà tout ce que Fauteur allègue à lappui de son système, et ce système paroît suffisanafment réfuté par lopinion qui repose sur la probabilité infiniment plus grande de larrivée d'une colonie grecque en Ëtrurie. Des détails plus étendus et plus approfondis sont exposés dans le savant E&sai de Tabbé Lanzi , et c est là surtout qu'on sera frappé de la multitude d'arguments qu'offre la ressemblance et de la langue et des habitudes des deux peuples, en Eaveur de Topinion qui leur attribue une origine commune. On ne consultera pas non plus sans fruit la dissertation $wr les Etrusques^ ^^P^ nous avons rapporté plus haut un passage, et dans laquelle l'abbé Zannoni établit si clairement, contre le système de Denys d*Halicar« nasse, l'extraction lydienne des peuples de i'Étrurie.

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