CHAPITRE XXII
dieux, les Pyromante^ yhabilesà prophétiser par les phénomènes du feu (i), le$ Hirpins du moot Soracte (a) , qui luarqhoieat pieds aus sur des charbons ardents durant le sacrifice qui se faisoit chaque année en Thôaneur d'Apollon Ci), ne permettent pas de douter que la dignité sacer- , dotale ne îixt souvent établie sur le mensonge et rimjposture; car le vulgaire , toujours porté à; se laisser tromper,, accueille volontiers quiconque lui impose par des prodiges. Ce ne fut pas avec moins d adresse et de ruse que les devins toscans abusèrent du ministère sacré ;;quelques-uns se vantant de connoltrc les augures par
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(i) On peat sans doute mettre- au nombre des »rtiQ.çes ces flammes qui , en un lieu sacre du Modenais , sortoiei[it de dessous terre , aux fêtes de Vulcaîn , et l'embrasement miraculeux du bois que l'on posoit sur une certaine pierre k Egnatia , dans le pays des Sabins. Plin. II 9-^07; Horat. l,Sat, V, 97- 101 ^ Cf. Visconli, Observ. surdeujc anciennes mosaïques , f, i6, (2) HirpiasfamiliiLS,
(S) Strab.V,p. i56; Plio. VII, 2; Solin. VIII ; Virg. XI, 785-7885 Silius, V^ 175* e* seq, Varron {Ap*. Serv. /• c. 787 )pensoit qu'ils se .servoientd'u^e préparation de certaines herbes dont ils se frottoient la plante des pieds. Ce prodige d'hommes incombustibles. a été depuis peu renouvelé dans plusieurs villes de l'Europe f par Comasco Lionetti ; et c'e&t à la chijnie moderne lu expliquer un secret déjà si ancien , découvert par un savant italien.