‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 168 sur 283 · CHAPITRE XXI K · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI K

en iàciliter Fialdligence, par Tarquîtius (i) , et commenté ensuite , en quinze volumes , par Labéon 9 juriste distingué du siècle d'Auguste (a). Suivant ces doctrines , la science des aruspices se divisoit en trois parties principales ; savoir , l'observation des phénomènes de la foudre, le présage tiré de l'intérieur des victimes , et l'interprétation des prodiges (3). Rien n'est sans doute plus puéril et plus ridicule à nos yeux que d'inspecter continuellement les entrailles des animaux sacrés (4) et le vol des oiseaux (5) , pour y lire les arrêts imaginaires du destin; mais si TciD réfléchit bien à l'esprit superstitieux de l'antiquité et au caractère de la religion païenne , qui se contentoit de la pratique des seuls rites , sans exiger de ses dévots aucun sentiment de

(i) Amiman. Marcell. XXV^ a; Macrob. Sal. II, i6^

ni, 7. •

(a) Fulg.- Plane. I.

(3) Cîccr. de Disnn, Il , 22.

(4) Varicosusharusp9X,iÀiivLyéxïh[{Sai. VI, 897), à cause qu'ils se tenoient continuellement sur leurs pieds pour examiner les entrailles des victimes. Ce genre do divination étoit dans l'origine tout parliculier au\ Toscans (Cicer. de Dii^in. Il, 24 ; Clem. Alex. SiromA^ 16).* Dans'flomëre les sacrifices ne sont jamais accompagnes de l'inspection des victimes. Feitfaius , Antiq, Homer, I , lo-iG.

(5) Senec. Çi/cp*/. nai, II, 3^ ; Lucan. I, 588.

piété I il sera facile de recoimoltre que œs pres-^"" tiges , dans lesquels le vulgaire admiroit la puissance surnaturelle de la religion , pouyoient être d'une grande utilité. Les hommes sensés sV perçurent bientôt que les décrets de la religion sont le plus fort de tous les liens et le supplément de toutes les autres lois de TÉtat ; aussi Machiavel a-t-il remarqué avec raison que la sagesse des anciens législateurs n avoit pas trouvé d'expédient meilleur pour adoucir la férocité des peuples 9 et les façonner à toutes sortes d'însti* tiitions nouvelles (i). Quelque moyen que Von prit pour parvenir à persuader à la multituite qu'un art visiblement inventé par les homme;» tiroit son origine du cîèl Ç2) , cet àH ri'eti devin|: pas moins le fondement le plus solide de l'organisation civile et reb'gieuse. Dans nos temps d'incrédulité, à peine pouvons-nous apprécier la profonde sagesse des anciens,, qui, de l'organisation bien réglée 4'uo mïto rempli d'absurditéé, surent tirer âes moyens fiiciles de contenir les passions désordonnées des peuples , et d'en tourner l'activité vers lé bien général. Oh peut appliquer aux anciennes républiques de

(i) Machiavel , L. I , Disc. II.

(2) Quid Aruspicum ars , nonne divina? Cîrcer. de Nui, deor. Il , 4*

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