‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 169 sur 283 · CHAPITRE XXII. rji · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII. rji

ritalie. U judicieuse réflexion de Polybe (i), qui avoit ru dans la religion le soutien de la republique romaine. L^es Toseans^ en particulier, avoient pour maxime de rapporter tout à- Dieu (%); mais leur systèpae, bien différent de tant d'autres superstitions avilissantes et d^sa»» treuteSy n'ayoit d'autre but que de rendre la' religion qtile au bonl&eur et à l'affermissement' de la p24;rie (3). Une opinion singulière desaruspices sur la variabilité du destin, le Dieu su-, préme du paganisme^ avoit pour but unique et direct le bon gouvernement de la république, en dqm^aiit le temps de remédier aux caii$esl des révolutions intestines, en ce que, edmme Tenseignoient les livres achérontiens , les événements marqués par les destins méiiies, pôi»« voient, en certains eas, étire diffëf^ de dik années (4)* Lès codes rituels, ainsi que nous

(2) :iV4zni. cum omnia adDeum refevaài» etc; i!&eiiéc^ Qwj^H* nau 11,41-

(4) Serv. VIII , 398. Varroo ^ «x UhrU futalibut Euruécorum ». ap> C^UfiOfilt j4« Virgile désigne œtte doclriiifi.ckft.ÉtroAj[ueft, danl «Je J^n^^e qu'il préie à Junon el<à Vulcaîii (Vil , 3i3^^ VIH » 397). Les aru^es tofcanè , consultés an lojkt de la CQsfuffiittoa.de Catiliaa* répondirent que Rome et la république étoient menacées

J3 PREMIBKE PARTIE.

l'avons déjà dit> conteaoièat une ihultitude de sages préceptes relatifs aux choses civiles ; aussi ^ dès Tâge le plus reculé y on les consultoit dans le Latium , et l'on en suivoit les cérémonies lors de la fondation des villes, consacrées par les augures (r). Romulus lui-même, lorsqu'il vou* lut bâtir *a ville , eut recours aux lumières des Toscans, pour préparer les rites sacrés qui par les auspiic^es acquirent une si grande autorité; et quel(|ue vaines que nous pa'roissent les règles ôbservéêd en de telles circonstances ; un passage de Vitruve (2) noos apprend toutefois que les âriispices savoient tirer de l'inspection attentive 4es enti'ailles sacréei^ des observations fa-

derJetir raine, si ks âkax apai^s n'avofeot fléchi les dêftin^' jCipèr. m CaiiL. lïl , 8 .

(1) Opftida condebant in Latio etrusco ritu muluu Yarr. Z. L. IV, 82 ; 1 , 44- Selon la doctrine des Toscans, chaque ville et oit mise sous la protection spéciale et la garde d'une divinité ( Serv. X , 19H). Son nooi méine&isoitp^rtiede ia'«ciçac&8eorkte déspré très » c'ust ainsi que Rome , fondée d'après ces rites , avoit no nom Hnystléneox et très caché qu'il n'étoit point permis de publier. Plin. Iir , 5-; Macro1>. Sai. Ilf , 9* •

{i^ L. I', 4- ^^<^i vieail'à l-ttpp^ii de la judicieuse observation de B«Don> 'que beaucoup de choses qu'on attribue à des causes sumaturdles ne sont souvent que des e£fet5 puremevrt phjsvquosl De'Di^ivk. etJlugm. Scienu H , a ;

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