CHAPITRE XXn
Yi^^bles à la salubrité publique. Dans leurs pratiques les plus superstitieuses ils ne perdoient jamais de vue 1^ sûreté des villes elles bonnes mœurs; l'établissement même des colonies ne . pouvoit avoir lieu légalement s'il u'étoit confiritié par de certains augures, d'après les renseignements donnés par la science fuigurale (i).
De toutes les espèces de divinations > la plus considérée étoit celle qui avoit pour but d'interpréter les mouvemens de la foudre, qui in* spiroit aux anciens une rdigieuse horreur. IJes* time dont jouissoient les aruspioes^ dits fulgu-. rateurs (2), fut sans doute la suite des connoissances qu'exigeoit l'observation de ce phéno^ mène, connoissances secrètes et absolument particulières aux Étrusques (3). Selon eux, il y avoit neuf dieux, qui avoient le pouvoir de lancer le tonnerre et d'annoncer ainsi des événements d'un intérêt particulier ou général (4); ils
(1) Plm.II,52.
(2) Sur les anispiccs fulgnrateurs , voye» les gloses d'Isidore ; Olivierî , Jtfarmor. Pisaur, p. Sô-Sg^ Danselti, p. 180. Le chef de oet ordre portoit le titre de grandaruspice. Cicer. de Divin. II , 24*
(3) Lucret. VI , 38o-385 ; Claudien , inEutrap< 1 , 12 • Fulmineos solers Etruria consulat ignés,
(4) Plin. H» 52; Senec. Quœst. nat. Il, 4if Dionysb
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enseigiu)iént que la foudre étoit le premier de tous les présages, et le seul qui fiât irrëvocahie? et dont le pouvoir détruisit celui de tous les aU'*' gui^S'Opposés (i). Aussi , pour expliquer les phélioniènes de cette nature , les Romains avoient--* ils recours , par une loi > aux devins de FEtra^ rtè (t^) , etr il est à remarquer que dans certains cas où ils étoient en guerre avec les Toscans , les lieux frappésdù tonnerre ne furent point purifiés Êiute d aruspices (3). Un desaruspices les plus eëlèbres fut certainement cet Olenus Calenus, devin doué de la plus grande sagacité , qui
fiiMrissoit sous Tarquin-le-Superbe (4)* Dans les
IX, g) Arnbb. III, p. 122; Serv. I, 42; £x Etruscis Ubris \iefitlguraUird, Acro in Horât. I , OéL 2-3. ' (i) Caeciniia» ap, Senec. ibid. II , 34«
(a} Prodigi^ , porientà €ui Etrusooê haruspices , si senatus jusseril^ de/erunto, Gicer. de Legib. H, g; Valer. Maxim. 1 , 1 , i ; Luçan. 1 , 584*6o8.
(3) Lîv. passim. Les débris de!» foadres tombées de jour comme de nuit, étoient soigneusement recueillis sur le lieu frappé qu'on nommoit bidental, et cachés avec des prières et une superstition 'particuHëre. Voy. Pomp. Festus et ses commentateurs , au mot scribonianum ; Gomntus â^Persium Schol. Sat. TT, 27 ; Lncan.I, 606. Les dévots de TÉtrurie , afin de préserver leurs maisons delà fondre , méttoient sur îa porte ces mots, arse verse , qui , selon Festus , vonloient dire : averte ignem. *- (4) E Uitritteelebenimus votes Olenus Calenus.VMué