CHAPITRE XXIU
les cbeTaux ^ à tirer de lare ,et, dans la jeunesse enfin ^ à s'exercer à la charme et aux armes (i). L'esprit et les moeurs des habitants portoient l'empreinte de la nature physique dont ils res* sentoiieait Tinfluence. Apres et intraitables sur la cime des montagnes , ils étoient plus doux et plus flexibles sur les bords de la mer et dans les pays de plaines. Tandis que le Toscan , plus poli et plus délicat y faispit briller les superfluitës des arts et dû luxe dont il étoit entouré , le Marse rustique ^restoit fidèle à sa frugalité y et le Sabin ne dévîoit pas davantage de sa franchise et de ses rudes Tertus.- Aussi , à la naissance de Rome^ les mœurs des Italiens , différentes entre elles et portant l'emfNreinte des localités , offroient un singulier spectacle de vertus anciennes et de cotPtumes diverses ; et aucune époque de l'histoire des peuples ne présenta peut-être un contraste plus extraordinaire.
L'hospitalité fut^ à l'origine, de la société, l'im de ses plus forts liens; ses droits sacrés r^nportoient même sur ceux de la parenté. Chez les Lucaniens , la loi (a) en fdsoit un devoir ; et, d'abord exercée avec la simplicité qui
(i) Virg. IX, 6o3-6i3; Cato in Originibus, et Varro in GenU pop. rom, ap. Serv. <id h» L ; Justin. XXII , i . (a) AtUan. Fétr. Bist. IV, i.