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convenoit à l'iKmuéteté rustique , elle devint par la suite» dans les repes hospitaliers» un objet d'ostentation, comme cfaes les Étmsques» qui se plaisoient h admettre les étrangers à leur table et k les y b»en traiter (i). On trouve dans la Tie privée et publique de nos différents peuples les traces de ce passage graduel des mœurs simples aux recherches du luxe. Dans les temps anciens» la sévérité de la loi ou de la coutume avoît interdit généralement aux femmes Tusage du vin (a) . La sobriété naturelle des premiers Italiens » qui accoutumoient leurs enfants k n'avoir d'autre boisscm qoe Tean , et d'autre aliment que quelques fruits (3)» brilloit encore aux tables des modestes Sabins (4) ; tandis que l'on vojoit les somptueux
(i) Heracl^ de Polit, p. 2i3. </i prodr, BibL HelL
(2) Alcim. Sicul. ap. Âthen. X, 11 , p. 44 >• D'après la. mythologie , Fatua , femme de Faune , étoit morte sous ses coups pour avoir bu du vin (Lactant. Div» insiit, i , 23 ) ; allégorie bien claire , relativement aux anoieos usages. Vay» Plin« XIV, i3; Vaier.. Maxim. II , 114; Gell. X,25.
(3) Posidon. Hisi, ap. Athen. VI , 26, On troove an autre exemple des mœurs antiques dans Névius{in fab. Bariol. ap, Macrob Sat. II , 14) :
QuU keri apnd Mi' — Prtenettim et Lttnmnm hosfàes, Suopie utrasque deeuii acçeptos àho , Alteris manem hutbam madidamdan, Jltaris noces inprùciM profitndere.
(4) Mensa sabella. Juven. Sat, III , 169; Festus, in Sccnsas,
OHAPITBE xxiii. gg
'Toscans (i) slsisseoir deux fois par jour à de magnifiques banquets, où ils étaloient à l'envi la pompe de leurs habits de festin , le nombre de leurs serviteurs , et la richesse de leur argenterie (2). De là, les Sybarites, si adonnés à la bonne chère et à tous les genres de délices , se piquoient d'imiter les mœurs efféminées des Ioniens et des Toscans , dont les uns en effet surpassoient tous les Grecs , et les autres tous les Barbares , dans les raffinements des voluptés et du luxe (3) : cir** constance d'autant plus remarquable, qu'au même âge et en opposition avec la mollesse toscane, les autres peuples n'en dormoient que plus durement sur la paille (4) 9 et pourvoyoient à leurs sobres repas par les salaisons et les légumes. Le peu de déférence que l'antiquité montroit pour le sexe le plus foible, partout condamné aux plçs rudes travaux , doit être regardé comme . le fruit de cette législation grossière , qui ne sembloit enVisager les femmes que comme un inistrument de profit plutôt que comme Tornement et
(1) Obesus Etru9Cus,CAXfx\\, Sy , 2) Pinguis Tjrrhe^ nus, Virg. Georg. II, 193.
(a) Posidon. ap. Athen. IV^ la; Diodor. Y, 40.
(3) Diodor. Fragm. VIII , p. 35 , et Athen* XII , 3 es Timaeo.
(4) AmfjuHfnpn tfêrus è atramentaerat. Plin^ VIII, 48jXlX,i.
ICO PREMIÈRE PARTIE.
le charme de la société (i). Les femmes, chez les Sabins, les Samnites, Les Apuliens et les Lucaniens , si renommés par la chaste austérité de leurs mœurs ^^knenoient une vie dure et con* stamment consacrée aux travaux doinestiques les plus pénibles (2). Parmi ces soins y l'art de filer la laine paroit avoir été la principale occupaùon décente des femmes, quelle que fiât leur condition (3). A la vérité , la grossièreté , la rusticité même de ces temps étoient pour leur vertu une sauve-garde assurée ; les hommes alors n'auroien t pas voulu s'abaisser à ces hommages et à cette sujétion respectueuse qui, en portant atteinte aux qualités distinctives des deux sexes, ne font souvent triompher la vanité qu'au prix de lindépendance. Mais chex les voluptueux Toscans
(i) Sur l'important sujet de la condition des femmes relativement aux divers états de la société , Voj. Millar, The origin ofthe distinction ofranks, c. I , p. i5-lo4.
(a) Sabina qualis , aut perusta soUbut
Ptrmeà uxor jippuiL
Horat. V,Od. V, 41.
Ovid. de Medicam.faciei , v. ii*i6; Juven. «9^/. VI, i63 ; X , 298 } Martial. 1 , 63.
(S) Ovid. /. c; Juven. Sat. Vf, 287-^390. On montrait à Rome | dans le temple de Sancus ( Varro, ap, Plin. VIII, 48), la quenouille et le fuseau qui avoienl <prvi à Tanaquilla ( suivant les inscriptions ^ | ^3 ^f)HflO )^ toscane d'origine , et femme de Tarquin i'Aucien.