‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 182 sur 283 · CHAPITRE XXIIl. lOI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIIl. lOI

Ton aperçoit des usages qui indiquent visible*nient une civilisation ancienne et une politesse raffinée ; tel est celui qui admettoit les femmes à la table des hommes , leur permettoit de s'asseoir sur le même lit où les couvroit une même dra* perie (t ) . Les cérémonies nuptiales , les chars élégants (il) f les parures brillantes que Von voit représentés sur beaucoup de monuments de Var t (3) ,

(i) Aristot. ap. Athen. I, ig; Heracl. /. c. Cet usage des Toscans , qui pouvoit surprendre un Grec , a été entièrement défigure par Théopompe (^/7. Athen. XII, 1 4) : il le représente comme l'usage le plus licencieux. Voy. les Monuments , PI. XXXYII, XXXYIII. Cet usage s'introduisit chez les Yolsques , comme il parott par la représentation d'un festin , où l'on voit un homme et une femme assis ensemble sur chacun des lits. Bas^reliefs volsques^ PI. 2.

(2) Voy, Éclaircissements , n. V.

(3) n«^« i\ Tvffiitêlfy îf^iwitg rfufnrt^nty Tîmaens, apud Athen. XII , 14. — Si Fauteur eût rapporté en entier, ce passage de Timée cité par Athénée , et que voici : «7< ml B-t^miFmfm yvftfmt riïç kf^fin ftmtMfêv/jmp il eût probablement modifié le reproche qu'il adresse dans la note précédente à Théopompe. Il est difficile en effet de ne pas voir. un usage licencieux dans la présence de ces femmes nues aux festins de leurs maîtres. A la vérité ,

M. Micali peut soutenir que l'historien Timée étoit mal informé , comme il a prétendu plus haut que l'historien Théopompe avoit entièrement défiguré l'usage en question. R-R.

102 PREMIER iS BÂRTIE.

nous prouvent incontestablement Tempire dont jouissoit en Étrurie cette belle moitié du genre humain, qui ne sait point régner sans pompe et sans éclat (i)« Le nom maternel, qui dans toutes les généalogies toscanes étoit toujours soigneusement i^elaté , est une autre preuve des égards que le sexe q)>tenoit chez eux (2). Si une trop grande facilité de mœurs en amena le relâchement en Étrurie (3), on remarque toutefois

que les saints nœuds de l'hymen y étoient révérés

(i) Les femmes toscanes étoient renommées pour leur beaaté. Km) rmçê^nfwtifn miA«f. (Theopomp. ap. Athen. XII y i4)- Mais elles n'étoient pas irës-cbastes , comme le fait entendre Horace , III y Od, lo-i 1-12 :

jVb/i tePenelopen dijficilem proci$ Tyrrhenm genuk parens.

Et Plante dit aussi y mais plus durement ( CistelL s , 3 > 20 ) :

.... Non enim hic ubi ex tusco modo Tït£e tihi indigne dotent quœras eorpore,

(2) On voit cette coutume attestée dans toute la série des inscriptions étrusques.

(3) La peinture que fait le malin Théopompe de la vie dissolue desToscans( /. c. ), peut être suspectée d'exagération ; toutefois la luxure étrusque y attestée parTimée (a/E?. Athen. IV, is; XII, 14)1 est hautement signalée par Virgile , XI , 735-737 :

At non in Fenerem segnes , nociîima^He beUa , Aut, ubi eurva choros indixit tibia Bacchi , Exfpectare dopes , et plenar pocula mensa.

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