CHAPITRE XXIV
par Varron (i) les compagnons de l'homme dans les travaux champêtres. L'excellente qualité de nos laines étoit due à la diligence extrême avec laquelle étoient partout traités les détails relatifs k l'art pastoral. Dès les temps les plus reculés , de nombreux troupeaux , après avoir hiverné dans la Poùille et la Calabre , alloient passer Tété sur les froides montagnes du Samnium et de la Lucanie (2). La même pratique étoit suivie dans l'Italie supérieure , qui possédoit des laines renommées , telles que celles des Vénètes , recherchées pour leur blancheur (3) , et celles des pays limitrophes du P6 et de Pollenza^ qui étoient naturellement d'un noir très vif (4)* La Toscane abondoit également en excellens troupeaux du côté de Géré , et dans ses pâturages les plus voisins de la maremma (5) ;
(1) DeR, /î. 11,5.
(2) Varro, jR. R. II, i ; Horat. Epod. 1, 27-28, et velus interpres ad h, L
(3) Et Euganta quantumvis moilhr agna.
Ju'vur. Vni , i5.
Add. Scjmnus Chius , in Perieg, Steph. Byz. v. 'A/p/«.
(4) Strab, V, p. i5i -, Plin. VIII , 48 ; Coluœel. VII , 2 ; Martial. XïV, ep. i55, 167.
(5) Lycophr. ia4i. Les dames duLatium, dans les
temps anciens, faisoient usage des laines de Toscane,
selon Juvénal , Sat, VI , 289 :
€t ifellere thusco
VexaUM , durasqiœ manus.