CHAPITRE XXV» iB'J
du Samnium étoieot de même fortifiées militai-* rement de murs très-solidement construits de grandes pierres irrégulièrement taillées , et qui résistèrent tant de fois aux attaques des Romains (i). L'architecture militaire acquit surtout, entre les mains des Toscans, qui passoient pour l'avoir inventée ou améliorée , un degré de perfection tel, que les moyens de défense furent bien supérieurs à tous les moyens d attaque. Leurs fortifications consistoient en murailles fortes et élevées, construites de grandes pierres horizontalement disposées (a) , et flanquées de hautes tours, éloignées entre elles d'une distance calculée sur la portée des armes dont ils lancoient leurs projectiles (3). Mais le moyen fondamental de la défense étant de tenir éloignés à coups de flèches et de Lattre eu flanc les assaillants, on faisoit dans cette vue les murs tor-*
(i) Borrano, Alifa, Galacîa , et d'autres villes , conser voient beaucoup de vestiges de fortifications antiques. Yoy. Tom. I , ch. xv, pag. 208 y not. 2.
(2) Voy. tom. I, ch. X, p. i36, 187, et les PL IX, X, XI, XII.
(3) On sait que, du nom de ces tours (Tv^mr) dont ëtoient munies les villes toscanes , on faisoit dériver celui de Tyrrhéniens. Rutilius ( liin. 1 , 696) appelle les peuples mêmes de TÉtrurie Turrigenas, Voy. le plan de Cossa , PI. IV.
l58 PREmÈRE PARTIE.
tueux, de même que les rues conduisant slut portes de terre , qu'on doubloit pour une plus grande défense , et qu on fortifîoit de plus par des herses, comme sont celles de Cossa (i). Chaque ville > en outre , ayoit dans son enceinte uae citadelle située sur le lieu le plus éminent ; elle pouvoit servir de refuge après que la première enceinte avoit été forcée. Mais, comme Fart de la défense surpassoit les moyens dattaque et TefTet des machines murales alors en usage , on eut recours au seul expédient praticable^ <pA étoit de ruiner les murs par des excavations habilement ménagées ; encore cette ressource ne pouvoit-elle pas toujours être employée avec succès , car les ingénieurs toscans avoient communément soin d asseoir leurs remparts, en suivant les sinuosités naturelles des montagnes, sur le roc vif et an bord des précipices ; de sorte que les assiégeans , nécessairement placés dans une position défavorable, étoient aisément accablés par les traits de leurs ennemis (i). La trompette guerrière, qui est si propre à
(i) Voy«z PI. 1 , 3 , 4 ; rV, 6. On remarque , aux mars de CorfoiM^ une porte antique avec deux entrées. PI. Vf, 5. .
(a) Voyez ]ei plans de Vol terre, Populonîe , Cossa y Roselle , Fiesole et Cortoae , PL I-VL