‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 206 sur 283 · CHAPITRE XXV. ^ iSq · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXV. ^ iSq

enflammer le courage des soldats, fut également due au génie inventif des Toscans , et c'est de leur pays qu'elle passa certainement en Grèce au retour des Héraclides ( i) ; et c'est une preuve

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(i) Diodor. V, 4^; Plin. VII , 56; Pausan. II, ai ^ Ey^in.^Fab. ^74^ Alhen. IV sub fin. Pollux. IV, 85^ 86 ; Talian. Orat, ad Grœc, 2 ; Clem. Alex. Strom, I, 16 j Tzetz. ad Lycophron. aSo; Eustath. ad Iliad. V ; Serv. V, 526; Isidor. Orig. II , 20 ; XVIT, 4. Selon PlacîdusLutacias, interprète de Stace ( ad The 6, VI, 404) 9 l'inventeur fut Mêlée, général des Tyrrhéniens.. En ni us a exprimé d'une manière imita tive le bruit d« cette trompette , qui rendoit un son excessivement fort el pénétrant : At tuba terribili sonilu taratanlara dixit - {Fragm. p. 5o). Virgile (V, 526) dit dans le même sens : lyrrhenusque lubœ mugire per œthera clangor; et Stace (/. c.) : Tyrrhenum murmur. On ne trouve dans Homère aucune mention de la t^onspette gnerriëre. Sophocle, dans VJljax, 17, et Euripide ( in Phœniss* I a86 , et Rhes. 988 , et Heraclid. 83o ) , l'appellent expressément trompette tyrrbénienne , rvprv'Mjr «^wiy^ Cet instrument guerrier remarquable passa d^trnrie en Grèce par les soins d'Arconidas , partisan des Héraclides. Voy.SclioI. Sophoc/. c, et SchoL Eurip. ad Phœnias* 1379, '^^' Suid. in K«»V»r. — Remarquons que notre auteur allègue ici à Fappui d'une inyention portée d'Italie en Grèce, les témoignages de ces mêmes écrivains, historiens, poètes, scholiastes, grammairiens, dont il parle ailleurs avec tant de mépris. Ces écrivains ne méritent-ils donc sa confiance , qu'en ce -qu'ils rapportent d'honorable pour l'Italie , ou de désavantageux pour la Grèce , s{ tant est qu'il y ait effectivement de l'honneur

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nouvelle et incontestable de la supériorité que ritalie eut dans les arts sur cette même Grèce, jusqu'aux temps héroïques. Mais ce que nous ne saurions trop louer en eux , c est la profonde intelligence avec laquelle ils surent unir à tant de belles inventions, à tant de règlements militaires, tout ce que les forces morales pouvoient inspirer d^énergie aux âmes. C'est dans ce dessein qu î)s imaginèrent des honneurs et des récompenses pour les guerriers : telle étoit cette précieuse et brillante couronne d'or, appelée étrusque (i), qui fut pendant un temps la marque d'honneur des Luciimons (a) , que l'on tenoit suspendue sur la tête du triomphateur. Les écrivains (3) mentionnent également d'autres couronnes étrusques ornées de petites plaques d'or suspendues f de même que des anneaux, des colliers,

des bracelets , et d'autres prix que l'on décernoit

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ou du désavantage en toat cela? Devrons-nous leur accorder ou leur retirer notre estime , au gré de M. Mîcali et de ses préventions patriotiques ? Ces écrivains, en un mot , étoient-ils éclairés , seulement lorsqu'ils favorisent son système, et ineptes (c'est son expression habitueJle}, toutes les fois qu'ils le contrarient? H. -R.

(i) Plin. XXXIll, I ; Tertull. de Corond mil. i3: Hoc est coronarum gemmis etfoliis exauro quercinis. Conf. Appian. in Punie, p. 58, 5g. Voj. les Monum. PL XLII.

(2) Dionys. III , 61 , 6a.

(3) Plin, XXI, 3.

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à la valeur (i) ; et sî nous en croyons Florus (a) , ce fut des Toscans, et principalement des Tarquiniens , que les Romains empruntèrent Fusage de placer les généraux qui obtenoieut les honneurs du triomphe y sur un char doré traîné par quatre chevaux (3). Cependant, lorsque la corruption étendit ses funestes effets jusque sur Vappareil même de la guerre; lorsque les camps des Etrusques étalèrent un luxe presque égal à celui de leurs cités (4) , les antiques vertus déchurent, et avec elles la discipline, la force, et la vraie grandeur de TÉtat.

DansVantiquité , les armées n'avoîent d'autres vivres que les provisions portées par chaque soldat. Communément, c'étoit au moyen dex-

(i) Ces ornements étoient des récompenses militaires chez les Étrusques , les Sabins , JesSamnites , etc. Les Ro« mains y avant de s^étre enrichis des dépouilles de ces peuples, don noient des anneaux de fer aux guerriers qui s'étoient distingués par leur valeur. Plia. XXXIIl , i.

(3) Strab. V, pag. i5â. Le plus ancien usage étoitde porter à pied les trophées* C'est ainsi qu'on voit repré-^ sentées à Rome les images de Romulus. Voyez l'appareil d'un triomphe toscan, PL XXXI V, XXXV. — Voyei Êclaircissem.n. Xllî.

(4) Dionjs. IX , 16 : ' ASfûfêm^«9 ymf i"i tuit itoXvrtPiMt ri T«f TypfHvmf tBjês 9», «Kmi n mmi iwi çfétrûirifév , virfp«y«v«f»«r

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