‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 207 sur 283 · II. II · texte numérisé non relu

II. II

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cursions faites sur le territoire ennemi que Ton se procuroit des subsistances ; et , bien que de tous les dommages que cause la guerre, celui-là soit un des plus terribles et des plus ruineux , on ne sauroit remarquer sans étonnement la promptitude avec laquelle les ravages étoîent réparés par Fhabitude du travail , par la frugalité^ et par rindustrie domestique (i). Cétoit par ce moyen qu'on nourrissoitsans aucune dépense , ou à des frais très-modérés , les armées nombreuses que mettoient sur pied de petîfes republiques où l'on étoit dans l'usage d'employer à la défense commune tous les bras capables de manier l'épée. Dans les jours de triomphe et de liberté , un motif des plus honorables et des plus flatteurs rendoit le service militaire glorieux et doux à chacun , c'étoit l'amour de la pa trie, qui animoit d'autant plus le courage contre l'ennemi > que l'on étoit plus soumis aux lois. Aussi Tite-Live (a) cherchant à se rendre raison des forces immenses déployées à ces mémorables époques y n'en trouva qu'une seule explication; c'est qu'alors des hommes libres respiroîent dans ces mêmes lieux , qui depuis ne furent plus peuplés que d'esclaves.

(i) Vetercs illi Sahini quamquam inierferrum

ei ignés hosticisque incursionibus vasiaiasfirugcs , /argius tamen condidere quam nos. Golumel. /2. A.

(2) Liv. VI, 12.

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