CHAPITRE XXYII. igi
taies du simple et du grand , prouvent que les Toscans entent une parfaite connoissance de la partie mécanique et essentielle de lart, il est également démontré qu'ils connurent les principes qui constituent l'architecture régulière. L'ordre toscan^ dont les qualités dominantes sont la simplicité , la solidité , le grandiose , perpétua , par son nom seul , la gloire de ceux qui l'ont inventé (i). Le Portique est aussi une invention étrusque, dont la gloire appartient incontestablement à la ville d'Adria (%). Quelques débris du temple de Jupiter Latial , sur le mont
Albain (^), et de celui d'Albe, chexlesMarses (4)»
(i) Vitrov. IV,7.
(2) Varro, L, L. IV, 33 ; Diodor. V, ^o ; Festus, in ^ Atrium, Pline (XXXVI, 23) compte quatre ordres de colonnes, le Toscan , le Doriqoe , l'Ionique et le Corinthien.
(3) Piranesi a recueilli de oet ancien temple quelquesuns de ses dëbris que \\>n voit ëpars sur le» rochers du mont Albain. Les restes des ouvrages élevés auK environs de l'emplacement du temple , avec de grosses pierres carrées k la manière toscane , subsistent encore. Voyez Antiq. du mont Albain, p. i-^. Middieton ^ Pic/ure^ue views o/ancient Latium , PL IV, Londres, 1812.
(4) Piranesi, Magnifie, de Rome, p. 83-114» pi- XXXI , 6. La dissei^atîon d'Ocbéric , qui se trouve en tête de cet ouvrage, est une vigoureuse défense de l'originalité des Étrusques en arrchitecture , contre le
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qiii, tous deux, fureat construits dans le goût des Étrusques, montrent évidemment que ce peuple n etoit nullement étranger à cette partie inventive , qui £aiit la grâce de 1 art. Que leur architecture ne fut pas toujours dépourvue d ornements , c*est ce que prouve Tusage étrusque , de décorer les frontons de certains temples , de sculptures eu terre ou en bronze doré (i), travaillées avec une délicatesse et un art infinis, tels qu'on en voyoit encore, au temps de Pline, à Rome et dans un grand nombre de muni— cipes (a). D'une autre part, Vitruve (3) fait mention de cours construites selon l'ordre toscan; et ce grand maître nous apprend aussi que, dans les proportions et la disposition des colonnes, on mélangeoit quelquefois le style des Grecs
sentiment de Le Roy, qui soutient que Tordre dorique, qu'il regarde comme le premier, passa par ïfi moyen des colonies dans la Grande-Grèce et dans la Toscane.«Voyes Ruines des plus beaux monum, de la Qrèce; Discours sur Farchit. civ. p. 11-12.
(i) Ornantque signisfictilibus, aui cereis inauratis, earumfastigia Tuscanico more, Yilruv. III, 2.
(a) Fcisiigia tfuidem lemplorum cliam in urbe crebra et municipiis^ mira cœlalura et arte , œvique Jirmitate sanctiora auro. XXXV, la.
(3) L. YI, 3. Varro, L. L. IV, 33: Tuscanicum dic^ tum {impluvium.) à Tuscis , postetufuam iUorum ca^ tmm asdium simulare cœperunL