CHAPITRE XXTIl. XgS
et celui des Étrusques (i). Le voisinage de ces derniers avoit procuré des ouvrages très-remarquables d'architecture aux Romains , avant que ceux-ci eussent eu le moindre rapport avec la Grèce propre ou avec ses colonies. Ce fut de l'Étrurie seulement que les deux Tarquins firent venir les artistes qui bâtirent le temple de Jupiter-Tarpéien (p) , et ces autres immenses édifices (3), dont la solidité annonçoit déjà la ville éternelle. Dès-lors que la manière tpscane domina presque entièrement dans toutes les constructions antérieures au cinquième siècle de Rome, on peut, d'après l'exemple même du tombeau des Scipion (4), assurer justement que ce ne fut pas avant cette époque que les arts de la Grèce
(i) L. IV, 7. Voyez aussi le Commentaire de Galiani , Pl.VI,fig. I.
(2) Jnientus perficiendo templo , fabris undique ex Etruria adcitis. Liv. 1 , 56.
(3) Dionys. III , 67.
(4) L'entrée de ce monument, construite en voûte, et en grands quartiers de travertin , annonce le style antique et la manière toscane , tandis que Tart grec règne dans la partie supérieure , ajoutée dans le sixième siècle de Rome , pour rendre un nouvel hommage à la mémoire de ces héros. On voit un semblable genre d'architecture dans les tombeaux étrusques de l'antique Tarquinie, creusés dans le tuf. Voy. Visconti , Monum, des Scipions.