‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 220 sur 283 · II. l · texte numérisé non relu

II. l

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Tinrent embellir le sol de ritalie* Les fables ëlrosques dot prodigieusement exagéré la somptaosttë du tombeau de Porsenna , situé à Chiusi ; soit; mais on he èak pas t>ousser rincrédoUté jusqu'à révoquer eti doute son existence , ni détruire Id renommée d'un monument extraordinaire I élevé à desséiti par un prince infatué du pouvoir f et jaloux d'effiicer la ma^ficence de tous les princes étrangers (i).

Tandis que la Grèce , âprfes la guerre de Troie, étoit déchirée par des filetions et des guerres civiles interminables » lés Étrusques , tranquilles sous un gouvernement affermi , se trouvoient dâm les circonstances les plus propres k éveiller rindustrie , et k diriger l'attention vers la culture des arts du dessin (2).. Conduits parla né* cessité et le plaisir, ces puissants aiguillons du génie , ce fut peut-être alors qu'ils jetèrent les premiers fondements d'une école nationale de beaox-arts , qui , se perfectionnant par une imitation plus réfléchie de la nature , mérita que ses {^oductions fussent recherchées et répandues dans tout te Ytiohde connu (3). Lors de Ven&nce

Xt) Vàrr. afi. Mirt. XXXVÏ, k3 t Quemjècii... simul ut ex'temottM regufn vahitas 4/uoque ab Italis superaretur.

(a) Wmkelttianh , Kisï. de TArt , ÏII , 1 , 8^.

(3) Signa Tuscanicà pcr tétras dispersa , quœ in

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des arts , Ton copia grossièrenient les ohjets matériels qui sepréseuiment aux regards* Les pre^ mières images des dieux dans la Grèce furent des pierres quadrangulaires ou de simples colonues^ sur lesquelles s'ajustoiait des têtes grossièrement taillées (i)* Dans chaque Miticm, des circonstan^ ces semblables reproduisent ks mêmes effets de l'ignorance. Plusieurs ouvrages toscans portent 1 empreinte d'une simplicité si grossière qu'ib nous reportent k la naissance de la première imitation des objets. Des écrivains systémati** ques ont pris le parti d'attribuer tons ces infbr* mes produits de la sculpture , à cette période grossière des premiers essais de l'art , sans faire attention aux nomlnreuses causes qui^ dans tons les temps et dans tous les lieux , font naître des ouvrages très-imparfaits (:i). En comparant toute*

Etruriafactitaia non est dubium, Plin. XXSUTi 7. — Voy. les Éclaircissetn, n. XVII.

(i) Pansanias, VII , aa. Add. WiniLeliiianri , I, i| 10-11.

(2) Les amateurs d'antiquitésde ce genre regarderoient sans doule comme étrusques certaines scolptcoies anciennés de Tlnde en pierre 1 asséE semblables à quelques-uns de nos monuments. F'ojr. Antick R^searches , tom. IX» p. S72 1 278 , ann. 1807 ; et , pour plus grand objet 4e comparaison, Touvrage singulier , intitulé Oriental ScenerjTjWtU 5 et £ ; MUidoQ excatHUiot^ in4hejnjiÊM^

ig$ PREMIERE PARTIE.

fois ce grand nombre de productions variées et non douteuses de 1 école toscane , on y déiuéJe la marche de l'art et la série des progrès qui lui valurent dans les siècles anciens tant de celé* hrité (i). Winkelmann (a) , s'appuyant sur l'histoire civile et sur l'observation des monuments, est persuadé que les arts du dessin fleurirent chez les Étrusques plus tôt que chez Grecs; mais cette antiquité même suppose nécessairement une connoissance du beau très-imparfiiite, et une grande médiocrité dans l'exécution des formes. On voit beaucoup de petites statues dont les contours sont rectilignes^ les pieds joints uniformément, les genoux aplatis et la bouche oblique, telles qu'elles durent être en effet dans le temps où , suivant Strabon Ci) , les œuvres

tains ofEllora , etc., par Thomas et W. Daniel , Londres, 1816.

(1) L'ancien stjle étrusque s'appeloit proprement chez les Latins Tuscanicus ; c'est pourquoi, en parlant des ouvrages de l'art , ils disoient signa et opéra tuscanica^

(2) L. III , 1. Gaylus , Recueil dantiq, tom. I, part II.

(3) L. XVII , p. 554. Le jugement que portoit Strabon en comparant les ouvrages vus par lui-même en Égjpte de même qu'en Étrurie, est remarquable, et la vérité en est confirmée par les découvertes modernes -faites en Egypte } mais ce qui montre plus éensiblemei^, par la

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