‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 230 sur 283 · CHAPITRE XXVIÎ. lia S · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIÎ. lia S

panîe l'art qui leur étoit^i familier de purifier l'argile^ de la réduire à une grande légèreté> et de la vernir d'une couleur noire très-brillante , couleur que l'on tiroit des métaux, et dont la découverte appartient proprement à l'Italie (i). Des ustensiles de différentes sortes de terres , et de formes très-élégantes , trouvés en Toscane , à Adria , Volterre , Tarquinie , Géré , et dans tout l'arrondissement de la domination Étrusque, démontrent victorieusement que l'art de façonner les vases d'argile y avoit été , depuis longtemps^ratiquéavecsupériorité. Des vases peints dans le genre de ceux de la Campanie ont été découverts en assez grand nombre dans l'Étrurie centrale y et nommément à Tarquinie (2) , et

(1) Horace appelle Campana supellcx , les vases en usage dans la Campanie , estimes pour la qualité de Fargile y lib. I , Sat, 6 , v. 118, cum schol.

(2) Voyez les savanles notes de M. Fea sur Y Histoire de V Ari^par TVinckelmann, liv. ïll, 4, 1 1. Ou tire fréquemment des sépulcres de Tarquinie de ces vases peints qui sont du goàt le plus ancien. On y en trouva deux trës-élégants , en ma présence , aumoisde mai de 1809. Sur l'un des deux étoit représentée une chasse de bétes sauvages. L'autre étoit tout historié , et haut d'environ deux palmes. On y vojoit on quadrige. La peinture étoit noire sur un Jond rouge ; et le style , qui se reconnois^oit au premier coup-d'œil pour étrusque, étoit d'ailleurs

aa6 PREMIÈRE PARTIE.

Ton ne peut supposer qu'ils y aient été apportés d ailleurs (i). Mais en quoi les Étrusques excellèrent^ ce fut dans la fabrication de certains yases de terre cuite, de la couleur du <x>rail, prnés d^animaux et de figures en ba&-relie& , que les anciens mettoienti pour la beauté et Télégance , à côté de ceux de Saxnos (a). Cétoit à Arezzo qu on y travailloit particulièrement. Comme Arezzo se distingua dans les figurines

assez semblable à celui des peintures des souterrains de Corneto. Riea de plus aisé que de distinguer les vases yraiment étrusques de ceux de la Grande-Grèce et de h Sicile , quand on a les uns et les autres sous les yeux. On peut voir quelques modèles des premiers dansDempster , PI. XII , XLVII, XLVUI, XLIX, LXXIV ; et dans nos Monuments. /'

(i) On a trouvé aussi en 1817, dans les environs de Bologne , jadis occupés par les Étrusques , un petit vase peint en noir sur un fond rouge , d'un ancien style. Opuscoli litterari di Bologna , an. 1818, tom. I, pag. 72 , PI. IV.

(2) Plin. XXXV, 12 j Pers. 5^/. II, Sg j Martial , I, ep, 54 ; XIV, ep. 98. Relativement à ces sortes de vases, devenus très-rares, voyez la relation faite en i252 par Bistoro d' Arezzo, et rapportée par Gori, Difesa delV Alfabeto elrusco, pag. 208, et le jugement porté par George Vasari , Proem, délie vite, tom. I, p. 144" ^^yaussi l'avis de Ser Giovanni Fiorentino, Pecorone , Giom. XVII, not. 1.

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