‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 231 sur 283 · CHAPITRE XXVIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIX

par la légèreté et la fiaesse de ses argiles ^ de même d'autres lieux de la Toscane donnèrent occasion à la culture et à Tamélioration de cer-* tains travaux/Volterre dut aux carrières dalbàtre de ses environs , Tavantage de l'emporter dans la sculpture ; Pérouse , Cortone et Volsinium , dans l'art de jeter en bronze ; Tarquinie , dans la peinture ; et Chiusi , cité opulente , dans l'art de graver en pierres dures.

Parmi ces produits des arts toscans , il ne faut pas oublier ceux de leur burin. Leurs gravures, dont le procédé consiste en une espèce de taille rectiligne, sont fréquentes sur les patères et autres ustensiles de métal, où elles forment, par leur nombre et leur variété , comme une suite de dessins étrusques (i). Les contours des figures, les parties du corps, les plis, les ornements des draperies sont indiqués par un simple trait sans lumières, sans ombres, d'une manière assez semblable à celle des peintures des vases* Un grand nombre de ces ouvrages , par le bon goût de leur dessin et de leur composition , montrent, au premier coup-d'œil, le talent d'une école qui , après s'être propagée en divers lieux de l'Italie , fleurit aussi che^ les Latins, comme le

(i) Yoy. les fig. dans Dempster^ dans le Musée étrusque , et le Musée de Kîrker.

aâ8 PREMIERE PARTIE.

prouve , entre divers beaux monuments de cette classe exécutés à Rome , le cîste mystique de Novius Plautius, dont l'inscription est en caractères de la plus ancienne époque (i). La supériorité des Étrusques dans l'orfèvrerie , art perfectionné par le goût et le luxe national , se trouve confirmée par ïa découverte récente d'un char volif curieux , couvert de lames très-fines d'argent, avec sculptures en bas-relief, orné, dans toutes ses parties , d'arabesques gracieux et de figurines d'animaux artistement ciselées; travail qui, pour son étonnante délicatesse, na pu être exécute que par une main des plus exercées aux ouvrages de toreutique (a). Il est donc impossible de mé-

(i) Voy. Mus.Kirker, Tom. I, pi. i-8j Mus. Pio^ Clem. tom. I, pag. 8i ; Ennio Visconti , Diss. délie ciste, elc.

(a) Ce rare monument a éié trouvé près de Péroose , et peu s'en faut qu'il n'ait éié entièrement dispersé. Un des principaux fragments représente deux chevaux avec leur écuyer , et au-dessous un homme agroupé , et couché par terre; composition qu'on voit dans plusieurs sculptures étrusques , et surtout dans celles de Péroose. Les ornements des vêtements , et l'équipement des chevaux sont d'argent doré , appliqués dessus, et retenus par des pointes. Dans le mérAe genre sont les autres fragjments en argent, qui ont appartenu d'abord à M. Milingen , et q ui ont passé depuis en Angleterre. Tout le reste des ornements en bronze ciselé qu'on a pu conser-

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