‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 238 sur 283 · CHAPITRE XXVIII. f^^i · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIII. f^^i

que ces deux sectes etoient complètement inconnues en Etrurie à l'époque où les doctrines méuphysiques y etoient le plus en honneur, et nous conclurons de toutes ces subtilités obscures que les Toscans spéculatifs , ainsi que tous les peuples naturellement avides d'instruction , débutèrent dans leurs recherches par des études inaccessibles à la raison humaine, et plus propres à 1 affamer^ ou du moins à lai;roubler, qu'à 1 éclairer.

Dans l'opinion des Toscans, l'idée de la Divi-* nité étant liée immédiatement avec celle de la génération des choses , leur cosmogonie fut inséparable de leur système théologique, et en forma, de quelque manière, le supplément et la preuve. Suidas (i) cite un auteur étrusque.

Brucke r (iïi>/or. cril. phil. tom.I , pag. 343 , etappend, pag. io3. ) et par notre Lampredi, Saggio sopra la jilosof. degli Etrusch, pag. 23. Au reste , ces principes furent communs aux autres sectes de philosophes; et la doctrine même des Bramines d'aujourd'hui e^t , sur plusieurs points, conforme à celle des" anciens stoïciens. Voy. Robertson, ancient India , Appcnd, 336 3 Tiedemann , Sjrstem der Stoïsch, philosoph, P. II , p. 28-87. (1) In Tvffnfitt, Suivant la Genèse étrusque, clairement dérivée des traditions orientales , Dieu, dans les premiers mille ans , créa le ciel et la terre ; dans la seconde pé« riode millénaire^ il créa le firmament ; dans la troi^ièuie, il. 16

inconnu, qui avoit écrit que, selon les philosophes de sa nalioii » le grand Créateur du monde avoit employé six mille ans à la formation des choses, y compris celle deThomme; qu'un pareil espace de temps devoit être consacré à la durée 4u genre humain ; de sorte que douze mille années composoient le cercle entier de Texistence des êtres créés. 11 semble néanmoins qu'ils pensoient que l'homme et l'assemblage des choses devoientétre engendrés plusieurs fois, et se renouveler à de certaines époques déterminées. Il n'y eut peut-être pas d'opinion plus célèbre dans l'antiquité que celle de la destruction totale et de la renaissance de l'espèce humaine. Les écoles d'Orieut , de l'Egypte et de la Grèce répétoient de mille manières l'étonnante doctrine de ces révolutions périodiques du monde. Des dogmes semblables , appuyés sur la tradition de tous les peuples, enseignèrent aux Toscans que huit générations d'hommes différents dévoient se succéder Tune à l'autre, et se remplacer; que Dieu avoit fixé la durée de chacune à un espace

la mer et les eaux ; dans la quatrième , le soleil, la lune et les étoiles ; dans la cinquième , les animanx qui peuplent l'air , la terre et l'eau ; dans la sixième , Thoftnme. Tous ces objets crées furent dans le principe distribués ei^ autant d'espaces distincts , appelés maisons.

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