‹ L'Italie avant la domination des RomainsChapitre 244 sur 283 · CHAPITRE XXVIir · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXVIir

en laissant subsister le jour presque entier qui excëdoit Tannée lunaire; d'où il résultoit a la fin de ctiaque période de huit années une erreur de vingt-quatre jours à la correction de laquelle on ne.pouvoit arriver avant vingt-quatre ans révolus. Numa confia aux prêtres le soin important de faire les intercalations ^ et d'observer avec une attention assidue le mouvement des astres. Cependant la négligence^ l'ignorance ou la mauvaise foi de ces ministres introduis!rent insensiblement un tel désorjdre dans le calendrier romain, que la réforme opérée sous Jules-César étoit devenue indispensable (i).

On croira aisément que la géométrie et toutes les sciences de calcul marchèrent d'un pas égal à l'astronomie : sans nous en apercevoir^ nous faisons encore usage des mêmes signes arithmétiques que les Étrusques, chez lesquels la progression numérique étoit indiquée par des chiffres , dont on voit encore les figures . gravées sur plusieurs pierres , où ils servoient surtout à désigner les années de la vie (2). Leur

(1) Blondely Hist. du Calendrier rom. HT, 2,3; Court de Gebelin,/^M/. du Calendr. pag. 148-1 65; VArt de vérifier les dates avant Vhre chrétienne , T . IV; Discours sur le s principes delà Chron.rom. Paris, 1820.

(2) Tels sont : I. II. III. IIII. A.X.^l^. C Les Romains nous

a6a PREMIÈRE PARTIE.

manière de bâtir démontre assez qu'ils étoient yerses dans la mécanique : leur habileté industrieuse dans ce genre se trouye d ailleurs *coihfirmée par plusieurs inventions (i). Les témoignages honorables qu elle a donnés de sa profonde pénétration y nous autorisent à négliger les subtilités puériles de ceux qui ont étendu au-delà de toutes les bornes de la vraisemblance le tableau des découvertes étrusques^ et le mérite intellectuel d'une nation qui a fait ses preuves dans la carrière des sciences et dans celle des arts (p); habitués à 1 étude et aux recherclies

ont transmis le nom , la figure et Fosage de ces signes arithmétiques. Sur Torigine de ces chiffres , et sur leur progression quinaire, voy. Biauchini, Stor, irniVerf. pag. 1 1 a 5 De Brosses , Mécan. des lang. tom. I , pag. 44^ ; et tout récemment Fingénieuse dissertation du savant De Matthéis , SuW origine deinumeri romani, Rome, i8i8.

(i) Les Volsinîens passoient pour les inventeurs des moulins qui se mouvoient à la main ( Varr. ap, PHii« XXXVI j i8) ; et Ton attribuoit aussi aux Campaniens l'invention de la balance , nommée d'après eux Cam^ pana : Hœc duas lances non Kabet , sed virg-a est , signala lihris et uncis^ et vago pondère mensurai€u Isidor. Orig. XVI, !i4 ; Vetiis Gloss. in Ktifmmf Siater.

(2) Un célèbre écrivain aUemand , Herder , dans ses Ideen zur Philosophie , etc. , ou Idées sur la philosophie de l'histoire de la nati^re humaine (tom, IIT, p. %66

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